Reprise de la grève chez ArcelorMittal à Gandrange
Une partie des salariés d’ArcelorMittal à Gandrange (Moselle) ont repris jeudi la grève qu’ils avaient suspendue le 21 mai pour protester contre le contenu du plan social qui doit accompagner la suppression de 575 des 1.100 emplois du site, apprend-on auprès de la CGT et de la direction.
“Il n’y a plus de production qui sort de l’aciérie et le train à billettes est à l’arrêt depuis hier à 14 heures“, a indiqué Jacky Mascelli, secrétaire de la CGT, seul syndicat à soutenir ce mouvement. Il s’agit des deux installations qui doivent fermer début 2009.
Le syndicaliste a précisé que les grévistes commençaient à occuper les expéditions du Laminoir à couronnes et à barres, qui n’est pas concerné par le plan de restructuration.
Contrairement au premier mouvement de grève, qui avait duré huit jours, aucun piquet de grève n’a été mis en place au niveau des portiers donnant accès au site. “Le site n’est pas bloqué“, a indiqué une source proche de la direction.
Le plan social d’ArceloMittal qui doit faire l’objet d’une ultime réunion du comité d’entreprise vendredi matin prévoit 311 mutations sur d’autres sites du groupe sidérurgique et 264 mesures d’âge, selon des chiffres susceptibles d’ajustements.
Les grévistes contestent le montant de la prime de mutation accordée aux salariés entrant dans la première catégorie, soit deux mois de salaire, et demandent que leur niveau de rémunération actuel soit garanti.
CRS contre agents de la fonction publique en grève
Un groupe de fonctionnaires qui bloquaient l’entrée d’un centre des impôts rue de Londres à Paris (9e) ont été délogés par les forces de l’ordre, a constaté un journaliste de 20minutes.fr ce jeudi.
Les manifestants avaient monté un piquet de grève pour protester contre le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Examiné par l’Assemblée nationale les 11 et 12 juin, il vise à faciliter le passage d’une fonction publique à une autre, voire du public au privé. Les organisations sont hostiles au dispositif de «réorientation professionnelle». Selon la CGT, «c’est l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée».
A Toulouse aussi
Malgré le petit nombre de contestataires, un important dispositif de CRS a été déployé. «Ils bloquent l’entrée d’un service public, notre devoir est de les déloger», a commenté un agent. Au moins une interpellation a eu lieu, sous les huées des manifestants.
A Toulouse, des salariés en grève dans un centre des impôts ont également été délogés mercredi. «Cette intervention a eu l’effet inverse à celui recherché, car les salariés du Trésor ont décidé de se mettre en grève aussi», avait déclaré à 20minutes.fr Michaël Casals, secrétaire départemental CGT impôts de la Haute-Garonne.
20 Minutes, 29 mai 2008
La Réunion : Colère des agents des impôts
Mardi, 80% des agents des impôts de Saint Pierre ont débrayé pour exprimer leur ras-le-bol et leur mécontentement face à la politique de sous-emplois que mène actuellement le gouvernement. L’ensemble des syndicats (SNUI, CGTR et FO) réunis en intersyndical sont sur la même longueur onde pour dénoncer l’enterrement du service public.
« Nous sommes arrivés à un service public médiocre, nous manquons de moyens, d’effectifs pour combattre la fraude » explique Pascal Valiamin, secrétaire du SNUI. Il faut savoir que tous les travaux menés sur ce sujet montrent que la fraude fiscale est supérieure au déficit de l’Etat (plus de 40 milliards d’euros par an). Or, ce qui est fraudé par les uns est payé par les autres (les contribuables honnêtes !).
Et à la Réunion, le problème est plus aigu. D’après le secrétaire du SNUI, il faudrait entre 80 et 100 agents supplémentaires pour remettre la Réunion au même niveau des Antilles.
« Et on peut dire que Saint-Pierre est un concentré de tous les problèmes de la Réunion. Nous devons traiter jusqu’à 10.000 demandes de bouclier fiscal ». Le service public est de moins en moins présent et accessible : le nombre de trésoreries de proximité est passé de 4.000 en 1998 à peine plus de 3.000 aujourd’hui. Concrètement, cela veut dire que vous êtes de plus en plus nombreux à devoir faire plus de kilomètres pour avoir accès au service public.
Dans les jours à venir les représentants syndicaux ont prévus de rencontrer les élus locaux, mais il est clair que la colère et la frustration habitent ces agents déjà à bout. Déterminés, ces derniers ne vont pas s’arrêter là et compte continuer jusqu’à gain de cause. D’ailleurs en métropole, la mobilisation s’amplifie. Les organisations syndicales engagées dans l’action se sont de nouveau réunies ce lundi 26 mai et appellent à poursuivre la mobilisation. Elles condamnent les nombreuses interventions des forces de l’ordre, des huissiers de justice et de certains directeurs, ces derniers proférant des menaces de sanctions disciplinaires à l’égard des grévistes.
Fabio Lucci : Les travailleurs régularisés !
Depuis aujourd’hui 28 mai, les huit salariés sans-papiers en grève de la sécurité des magasins Fabio Lucci sont régularisés !
C’est le résultat d’une lutte exemplaire menée par ces salariés depuis le 27 mars. Sans aucun doute, cette lutte et son résultat marqueront l’histoire de notre syndicalisme parisien. Si aujourd’hui, ces travailleurs savourent leur immense victoire et le commencement d’une autre vie, avec des papiers, leur action continue néanmoins pour le paiement intégral de leurs salaires (et arriérés de salaires depuis décembre 2007).
La victoire des Fabio Lucci en appelle d’autres : celles de tous les salariés sans-papiers en grève à Paris et dans toute l’Ile de France.
La CGT et l’Association Droit Devant continuent le combat sur les autres sites avec le soutien de nombreuse organisations politiques, associatives et de la population parisienne.
Indymedia Paris, 29 mai 2008
Libreville : La lutte continue à l’aéroport
Mercredi l’aéroport international Léon Mba de Libreville est pour la deuxième journée consécutive paralysé par une grève générale illimitée du personnel de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) réclamant le paiement de primes, a-t-on constaté mercredi.
Aucun vol commercial au départ et à l’arrivée de cet unique aéroport de la capitale gabonaise n’a eu lieu ce mercredi.
Le service minimum mis en place a permis l’atterrissage d’un vol spécial transportant de Paris (France) le vice-président de la République gabonaise Dijob Divungi Di Ndinge et un vol humanitaire en provenance de l’intérieur du pays.
Tous les avions qui n’ont pas quitté l’aéroport mardi matin sont restés cloués au sol.
Des pourparlers ont débuté mercredi matin au siège de l’ASECNA à Libreville. Ils regroupent deux ministres gabonais, celui du Travail Jean François Ndongou et son collègue chargé des relations avec le parlement Josué Mbadinga assurant l’intérim du ministre des Transports absent du Gabon. Le Représentant de l’ASECNA Pascal Oyougou ainsi que des délégués du personnel participent à ces négociations qui se poursuivaient encore en début de soirée.
Selon un délégué du personnel, Cyprien Mbidanga, les travailleurs en grève exigent l’harmonisation des salaires, la mise en place d’une caisse secours et le paiement de la prime d’intéressement.
On dit souvent que la première victime en temps de guerre est la vérité. Mais la vérité, c’est que les femmes sont les premières victimes de guerre. L’Unicef, Fonds des Nations unies pour l’enfance, a récemment observé que la violence sexuelle se répandait généralement comme une épidémie dans les zones de conflit. Qu’il s’agisse de guerres civiles, de pogroms ou d’autres conflits armés, le corps des femmes fait bien trop souvent partie du champ de bataille. Les victimes d’atrocités sexuelles à grande échelle sont aussi bien des fillettes que des femmes âgées.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

