Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Sans-papiers: Après deux mois de grève, 41 entreprises toujours occupées

Deux mois après le début d’un mouvement sans précédent de grève de salariés sans papiers franciliens, qui a abouti à 400 régularisations, les occupations continuent dans 41 entreprises, loin des cas médiatiques des restaurants des Champs-Elysées et de Neuilly.

Depuis le 15 avril, environ 400 grévistes ont reçu un récépissé de régularisation, préalable à la fabrication d’un titre de séjour, sur 1.500 dossiers déposés dans cinq préfectures d’Ile-de-France, a déclaré vendredi à l’AFP Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, à l’origine du mouvement avec l’association Droits Devant!!.

Le mouvement, qui a connu deux vagues successives le 15 avril puis le 20 mai, a été porté par des actions médiatisées, souvent couronnées de succès, au restaurant de l’Ile-de-la-Jatte à Neuilly-sur-Seine, au Bistro Romain des Champs-Elysées ou au restaurant de l’Ile à Issy-les-Moulineaux.

Au total, 41 entreprises de la région parisienne sont actuellement occupées, dans la restauration, mais aussi le nettoyage, le bâtiment, les services à la personne ou le jardinage.

Si à la Préfecture, j’avais dit Ile de la Jatte, ce serait réglé depuis longtemps“, ironise Aziz Hassoun, responsable d’exploitation et gestionnaire au quotidien de l’entreprise de nettoyage DMMS, installée au troisième étage d’un immeuble anonyme du XXe arrondissement de Paris.

Aucun signe visible d’occupation depuis la rue, si ce n’est quelques autocollants CGT sur la façade. Pourtant, depuis 25 jours, une cinquantaine de salariés sans papiers se relaient jour et nuit pour occuper, avec l’accord de leur employeur, une salle de l’entreprise.

51 dossiers de régularisation de salariés -qui reconnaissent avoir été recrutés avec des papiers légaux de parents ou d’amis “puisque ni les entreprises, ni les préfectures ne peuvent contrôler les photos“- ont été déposés.

Plus d’infos »

juin 15, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Le plus long conflit dans la presse francophone en Amérique du Nord

Des journalistes d’un tabloïd canadien mis en lock-out par leur employeur lui tiennent tête en publiant un quotidien gratuit depuis plus d’un an dans ce qui est devenu le plus long conflit de la presse francophone en Amérique du Nord.

On savait dès le début que cela n’allait pas durer une semaine ou deux, mais on ne savait pas que ça allait durer plus d’un an“, explique Taïeb Moalla, journaliste du “Journal de Québec” aujourd’hui au “MédiaMatinQuébec” un quotidien gratuit publié par les “lock-outés”.

Propriété du géant Quebecor, le “Journal de Québec” tire entre 105.000 et 200.000 copies par jour, ne compte pas de site internet propre et génère un bénéfice de plusieurs millions de dollars par année, une exception à l’heure de la désaffection de la presse écrite.

Mais le groupe de presse –qui détient plusieurs journaux à travers le Canada– entend s’ajuster à la “révolution numérique” qui met un terme, selon lui, à “l’âge d’or” des journaux payants.

Les gens ont appris à s’informer ailleurs, que ce soit sur internet, les chaînes d’information continue ou les quotidiens gratuits. Les quotidiens payants doivent radicalement changer leurs façons de faire les choses s’ils veulent continuer d’exister“, plaide Quebecor dans une lettre publique.

En conséquence, le groupe veut obtenir de ses employés qu’ils alimentent le futur site internet et qu’ils passent de 32 heures à 37,5 heures par semaine sans augmentation de salaire.

Sentant le conflit poindre à l’horizon, les employés du journal avaient fomenté à l’hiver 2007 “l’opération langouste”, préparant en secret la création d’un quotidien gratuit comme moyen de pression contre leur employeur.

Plus d’infos »

juin 15, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Canada | | Pas encore de commentaires

Campagne pour la libération immédiate des travailleurs de l’industrie pétrolière de Las Heras

Pour la libération immédiate et le non-lieu pour l’ensemble des charges qui pèsent contre les travailleurs de l’industrie pétrolière de Las Heras !

Le 23 janvier 2006, les travailleurs pétroliers de la Patagonie argentine ont décidé et déclenché une grève générale. Ils ont occupé les accès aux gisements de Repsol YPF ainsi que ceux d’autres compagnies pétrolières.

L’assemblée des travailleurs avait approuvé une revendication conjointe émanant des personnels titulaires et des personnels des entreprises sous-traitantes dont les deux points centraux étaient :

- l’augmentation du salaire minimum non imposable en prélevant sur les profits
- l’affiliation des salariés sous traitants (pour des salaires et des conditions de travail identiques) à la convention collective des travailleurs des grandes entreprises pétrolières de la région (Repsol, Vintage, PanAmerican, etc.).

Cette dernière revendication, concentre entièrement le mot d’ordre de l’ensemble des travailleurs du pétrole « nous sommes tous pétroliers ». Elle faisait face clairement à la direction du syndicat officiel des pétroliers, qui permettait seulement l’affiliation aux travailleurs titulaires et collaborait avec les patrons pour qu’on applique aux autres la convention de la construction, sans stabilité et avec des salaires et des conditions de travail très inférieures.

La réaction de Repsol et de la chambre patronale pétrolière a été rapide et effective : ils ont exigé du gouvernement de Kirchner qu’il déclare la grève illégale, ce qui a été fait en renforçant la répression policière. Après deux semaines de lutte à laquelle s’est joint la plus grande partie de la population des travailleurs locaux, le 6 février de nombreux délégués ouvriers ont été arrêtés et emprisonnés. Ils ont été transférés dans le commissariat de la petite ville de Heras (à peine 7.000 habitants) dans le centre de la région pétrolière du Sud.

Les travailleurs du pétrole des usines proches ont manifesté avec d’autres travailleurs devant le commissariat contre cette détention. Ils ont exigé la liberation de leurs représentants. La police, armée jusqu’aux dents, a répondu en réprimant brutalement avec gaz lacrymogène et balles en caoutchouc et plomb, ce qui a fait de nombreux blessés chez les travailleurs et les habitants de la ville. Tous se sont défendus comme ils ont pu et, à la fin, ont obtenu la libération de leurs délégués.

Plus d’infos »

juin 14, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, Argentine | | Pas encore de commentaires

EDA (Albi): Les salariés bloquent le dépôt

EDA: les salariés bloquent le dépôt. La grève s’est durcie hier au 3e jour.

Comme le moteur d’un semi-remorque, arrêté en attendant que les grévistes cèdent le passage, l’activité a tourné au ralenti, hier, chez EDA Sud-Ouest (ex-Boularan). Avant de laisser repartir le poids lourd, les salariés en lutte jettent un coup d’œil rapide à l’intérieur : « On vérifie qu’il n’emporte pas de produits de chez nous. On bloque le dépôt. »

Au 3e jour de la grève contre le projet de délocalisation dans la région toulousaine avec 24 licenciements, l’action a pris un tour nouveau chez le grossiste alimentaire d’Albi. Le personnel en colère a convergé sur l’entrepôt dès la nuit de jeudi à vendredi à 2h30, empêchant la préparation des livraisons.

Le filtrage de l’accès s’est poursuivi hier matin rue Louis-Joly, près de la route de Castres. La direction a répliqué par un constat d’huissier, le 2e en trois jours. « Elle veut engager le bras de fer », considère un cégétiste, soulignant que « tout s’est décidé à l’unanimité des grévistes ».

« Toujours dans l’expectative, nous continuerons tant que nous n’aurons pas de réponse précise sur le dépôt, les indemnités pour les licenciés et le paiement des jours de grève », avertit Patrick Couronne, délégué FO.

« Nous examinons avec sérieux et détermination la proposition de nouveau local à Terssac de la communauté d’agglomération de l’Albigeois. Nous l’accompagnons afin que le dossier soit le plus précis possible, afin qu’il corresponde à nos besoins », répond Sylvie Soret, directrice des ressources humaines d’EDA. En visite hier à Albi, elle promet que l’entreprise « ne joue pas la montre. La décision devrait être prise avant fin juillet. Tant qu’elle ne l’est pas, on ne peut pas rassurer. »

Plus d’infos »

juin 14, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire

CEGELEC : En grève lundi

La CGT lance un mouvement de grève reconductible, lundi à partir de 7 h 30, à Cegelec pour réclamer une augmentation du pouvoir d’achat.

Le syndicat s’associe à l’appel lancé au niveau national au sein de la société Cegelec. Celle-ci intervient sur des chantiers de maintenance, entre autres dans de grandes entreprises.

Parmi les revendications figurent « une prime exceptionnelle de 1 500 E pour tous », « une augmentation générale et mensuelle de 200 E pour tous », « le retour de la prime des 25-38 ans d’ancienneté avec effet rétroactif », « le paiement de toutes les heures de nuit à 100 % », « le rattrapage de la journée fériée de l’Ascension »…

La CGT annonce qu’elle mettra en place un piquet de grève devant l’entrée du site, au 24, route de Fort-Mardyck à Saint-Pol-sur-Mer et qu’elle y tiendra une assemblée générale.

La Voix du Nord, 14 juin 2008

juin 14, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire

Les femmes de Matam s’organisent

Les femmes de la région de Matam ont battu le macadam ce jeudi pour protester contre les violences dont elles sont victimes.

Considérée comme la couche sociale la plus vulnérable, les femmes de la région de Matam ont investi hier les rues de la capitale régionale pour s’indigner du fait que les droits des femmes soient souvent bafoués. ‘Nous sommes fatiguées de subir la loi du plus fort’, lancent-elles. Et la dernière violence en date, souligne-t-on, remonte au week-end dernier où la jeune Haby Bâ a été violée par un individu non identifié aux abords du village de Tiguéré Yééné, situé à quelques dizaines de kilomètres de la commune de Matam. ‘Nous voulons que ces violences cessent’, tonnent des marcheuses.

A Matam, au-delà du viol, d’autres formes de violences existent. Et c’est notamment l’excision qui demeure encore une réalité au cœur du Fouta. Ainsi, tout au long de la marche, les femmes scandaient ‘Halte à l’excision !’. Sur leurs pancartes, on pouvait aussi lire : ‘Nous faisons la guerre à l’excision’, ‘Mort à l’excision’, etc.

En outre, dans la région de Matam, les femmes sont mal considérées et font l’objet de plusieurs attaques. En 2002, une femme, qui a été poignardée dans la commune de Thilogne par son mari, avait fini par rendre l’âme. Aussi, dans la commune de Ourossogui, distant de dix kilomètres de Matam, une femme a été sauvagement tuée puis jetée dans une maison abandonnée. Ces faits remontent d’il y a trois ans.

Conscientes du fait que leurs sœurs sont sans défense et qu’elles continuent d’être agressées, les femmes se sont réunies en association ‘pour signifier que l’union fait la force et qu’il est temps que cessent les violences’.

Plus d’infos »

juin 14, 2008 Posté par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Sénégal | | Un commentaire

Les blogs de la colère au Moyen-Orient

A l’avant-garde du journalisme, les blogueurs du monde arabo-musulman slaloment entre les lignes pour faire la lumière sur des sujets volontairement ignorés par la presse officielle.

Une fois de plus, le téléphone a sonné pour l’inviter à «prendre un café», mot d’usage utilisé par les services de renseignement syriens lorsqu’ils convoquent un opposant. Sauf que ce 7 juillet 2007, Tariq Biassi n’est jamais rentré chez lui, dans sa maison de Tartous, au nord de Damas. Avant qu’on apprenne, le mois dernier, que le jeune blogueur a finalement été condamné à 3ans de prison. Motif invoqué: la «publication de fausses informations» et «l’affaiblissement du sentiment national». En fait, le jeune homme de 23 ans est accusé d’avoir posté un article critiquant les services de sécurité de son pays sur un forum internet.

L’histoire de Tariq n’est pas isolée. De Damas à Riyad, en passant par Le Caire, une vague de répression sans précédent est actuellement en train de s’abattre sur une nouvelle force d’opposition qui défie le pouvoir en place: les «cyberdissidents».

Armés d’un simple ordinateur, d’un téléphone portable et, parfois, d’un appareil photo numérique, cette nouvelle génération de journalistes en herbe s’est donné pour objectif de briser systématiquement le silence sur les atteintes aux droits de l’homme dans leurs pays respectifs.

«En fait, ils viennent combler le vide laissé par la presse locale, muselée par les pouvoirs en place», constate Gert Van Langendonck, rédacteur en chef de Menessat, un site internet dédié aux médias arabes. Affaires de corruption, torture, harcèlement… Aujourd’hui, rien n’échappe aux blogueurs. «En leur absence, personne ne serait capable de savoir ce qui se passe dans ces sociétés», remarque Alexandra Sandels, une journaliste suédoise, qui poursuit des recherches sur la cyber-censure au Proche-Orient.

Plus d’infos »

juin 14, 2008 Posté par xxx | 7) Répression, Egypte, Syrie, Tunisie | | 2 commentaires

Turnhout : Grève spontanée à l’usine Heinz Tomato Ketchup

L’équipe de nuit a arrêté le travail, dans la nuit de jeudi à vendredi, chez le producteur de sauces Heinz Tomato Ketchup à Turnhout. Les travailleurs de l’équipe du matin ont suivi le mouvement vendredi, à 6 heures. Ils protestent contre le manque d’avancées dans les négociations sur les qualifications salariales, a indiqué un porte-parole de la CSC.

Les discussions sur les rémunérations sont en cours depuis 3 ans au sein de cette entreprise. La semaine dernière, il est apparu qu’en raison de certaines erreurs dans le reclassement des salaires, plusieurs travailleurs vont subir une baisse salariale qui pourrait atteindre jusqu’à 80 centimes d’euro par heure.

Les syndicats ont communiqué l’information au personnel et une grève spontanée a été lancée. Selon les syndicats, la direction a reconnu les erreurs commises et s’est dit prête à faire des concessions. La situation des baisses salariales seraient ainsi rectifiée et les négociations en cours seraient accélérées.

Les syndicats espèrent que ces discussions pourront être terminées d’ici septembre. Les négociations peuvent désormais recommencer à tout moment. Si elles aboutissent à des résultats concrets, la grève prendra fin, selon la CSC. L’équipe de la journée pourrait donc reprendre le travail à 14 heures. L’entreprise emploie environ 170 personnes.

RTL Infos, 13 juin 2008

juin 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Belgique | | Pas encore de commentaires

Grèves dans plusieurs stations Total

Depuis ce vendredi matin à 5h30, les travailleurs des magasins des stations autoroutières Total de Nivelles Orival, Ruisbroek, Tessenderlo et Minderhout sont en grève. Les clients peuvent encore obtenir du carburant en payant à l’aide d’une carte bancaire, et les toilettes restent accessibles. Mais aucune activité de vente au guichet n’aura lieu durant toute la journée. Les travailleurs demandent de meilleures conditions salariales, et affirment que la direction ne veut pas les entendre. Un bureau de conciliation est prévu mardi prochain.

La grève de ce vendredi est menée en front commun. Une réunion avec la direction avait eu lieu jeudi, notamment à propos des modalités d’octroi de primes. Les propositions de la direction de Total sont assimilées par les syndicats à un refus de dialogue. Les représentants du personnel exigent que l’octroi de primes annuelles et leur transformation partielle en salaire fixe sans que des critères divers (chiffre d’affaires, absentéisme, qualité du service, etc.) les rendent hypothétique, le passage de 4 à 6 euros pour les chèques repas, et l’octroi de l’avantage de la carte maladie DKV aux employés alors qu’elle est réservée pour l’instant aux managers et à leurs adjoints.

Jour après jour, 24 heures sur 24, nous nous donnons à 100% pour vous donner un service tip top mais pour un salaire moyen de 1.100 euros net“, indique le tract remis par les grévistes aux clients qui se présentent à l’entrée des shops des stations concernées. Un nouveau rendez-vous pour la reprise de dialogue entre syndicats et direction de Total est prévu mardi, dans le cadre d’un bureau de conciliation.

RTL Infos, 13 juin 2008

juin 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Belgique | | Pas encore de commentaires

Les camionneurs de Shell en grève

Les conducteurs de camions-citernes chargés de ravitailler les stations-essence de Royal Dutch Shell au Royaume-Uni ont démarré vendredi matin une grève de quatre jours dans le cadre d’un conflit sur leurs salaires, menaçant de perturber l’approvisionnement en carburant du pays.

La grève a commencé ce vendredi à 05H00 GMT et des groupes de conducteurs ont bloqué les principaux dépôts de Shell à travers le pays, selon des images retransmises par les télévisions.

Environ 10% des 9.500 stations service du Royaume-Uni devraient être affectées par cette grève, même si elles semblent disposer de réserves suffisantes pour tenir jusqu’à la fin du mouvement.

Ce conflit n’a pu être évité malgré de longues négociations jusqu’à jeudi entre les syndicats des camionneurs et les directions de leurs entrerprises, Hoyer et Suckling Transport.

Les syndicats assurent que les conducteurs n’ont pas vu leur paye évoluer depuis 1992. Les deux entreprises de transport ont rétorqué qu’elles avaient proposé une hausse des salaires de 7,3% cette année, rétroactive au 1er janvier, et une autre de 6% au 1er janvier prochain, et ont affirmé que c’était le maximum qu’elles étaient en mesure de proposer.

Romandie, 13 juin 2008

juin 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Grande-Bretagne | | Pas encore de commentaires