Solidarité Ouvrière

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Chine : Vingt ouvriers spoliés tentent de se suicider

Cela s’est passé le 27 juin, dans la bourgade montagneuse du Guizhou, au sud-ouest de la Chine. Date et lieu ne sont pas sans rappeler l’affaire de Wengan, où la population s’était enflammée après la mort d’une adolescente avant d’obtenir gain de cause. Cette fois pourtant, c’est à Guiyang, capitale provinciale, que le feu de la révolte populaire a pris.

Vingt ex-employés d’une fabrique publique de cigarettes issus de la campagne (Kaiyang) ont tenté de se suicider en avalant des pesticides –moyen le plus répandu dans les campagnes chinoises- alors qu’ils étaient détenus par la police. Sept ont été hospitalisés et deux sont toujours dans un état critique. La veille, ils avaient été arrêtés pour avoir manifesté devant les bâtiments du gouvernement municipal où les cadres provinciaux étaient rassemblés à l’occasion d’une rencontre nationale sur l’industrie du tabac.

Suicide de protestation

Motif de leur geste ? Depuis leur éviction, 6 ans auparavant, de l’entreprise en faillite, ils attendaient toujours le versement de leurs indemnités de licenciement et une aide au replacement. Désespérés par la surdité des autorités locales, après des dizaines de pétitions sans lendemain, ils ont essayé de passer à l’acte. Ces anciens paysans avaient en plus été expulsés de leurs terres manu militari pour cause de construction de la fameuse usine.

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juillet 12, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, Chine | | Pas encore de commentaires

Ploërmel : Salariés de la station Shell en grève

Morbihan : La vingtaine de salariés de la station-service Shell font grèvedepuis hier après-midi. Le mouvement continue aujourd’hui.

Ploërmel vendredi 17 heures : les pompes à essence de la station-service Shell, sont bloquées. Les 20 salariés, y compris les saisonniers, sont en grève. « Ça ne s’est jamais vu », commentent les salariés, parfois en poste depuis plus de quinze ans. « On a toujours menacé sans agir. Là on n’en peut plus », lance une employée.

En cause, les salaires. « Avec à peine le Smic, on ne vit plus aujourd’hui », continue Jean-Michel Malineau, salarié à la station-service de Ploërmel et secrétaire du comité d’entreprise. Hier des négociations étaient en cours à Paris avec la direction du groupe Elior, qui gère la station : « Ils nous proposent une mutuelle d’entreprise qui est de toute façon une obligation. Et sinon une augmentation de salaires équivalente à une demi-baguette de pain par jour. Ça ne peut pas durer. »

Aux côtés de la vingtaine de salariés, Amédée Trochon, 63 ans, salarié dans une station-service Shell à Laval et délégué syndical CGT. Mais aussi des délégués syndicaux de la branche métallurgique, soumis à la même convention collective qui sont descendus de Paris pour les soutenir. Sans oublier quelques personnes de la section ploërmelaise, ou d’un peu plus loin. En tout une petite trentaine de personnes, et quelques vacanciers sur la route des vacances, parfois râleurs, le plus souvent, compréhensifs.

Pour Yannick Debaets, directeur des ressources humaines d’Elior : « Le dialogue n’est pas coupé. Ce mouvement était prévu depuis un mois et demi. Il s’inscrit dans le schéma actuel de négociations. Selon le calendrier, nous avons une prochaine rencontre mi-août. Pour le moment nous, nous allons tout faire pour assurer la sécurité du site, et la continuité du service. »

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juillet 12, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires

Kalana : Les Mineurs en grève les 18 et 19 juillet

Pour dénoncer ‘‘l’exploitation de l’homme par l’homme, les salaires de misère, le racisme…

Les revendications portant sur les salaires, primes, la prise en charge de leur santé… nombreux sont les griefs qui risquent fort ”d’exploser” la mine d’or souterraine de Kalana.

Les quelque 650 travailleurs de cette mine qui menacent de débrayer les 18 et 19 juillet reprochent également à leur direction un autre péché plus grave : le racisme. A l’heure où nous sommes, aucune solution n’est encore trouvée par la direction pour empêcher cette ”explosion” de la mine.

Dans la mine d’or de Kalana, les travailleurs de nationalité malienne sont maltraités, mal payés, exploités comme des serfs et ne bénéficient d’aucune garantie. Ils sont constamment menacés de licenciement.

Pour peu ou prou, l’épée de Damoclès est brandie au – dessus de leurs têtes.

Décidé à mettre fin à ces pratiques d’une autre époque, leur syndicat a déposé un préavis de grève pour le 18 et 19 juillet prochain.

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juillet 12, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Mali | | Pas encore de commentaires

Après Montréal, des hôtels en grève en Estrie

Les employés de l’hôtel Delta de Sherbrooke ont voté aujourd’hui en faveur de la grève, par scrutin secret, dans une proportion de 90%.

Ils ajoutent leurs voix à celles des employés syndiqués des Jardins de ville et de l’hôtel Quality, qui ont voté la grève, à l’unanimité, plus tôt cette semaine.

Le mandat ainsi accordé au syndicat consiste en une banque de 72 heures de grève pouvant être utilisées, à tout moment, et ce, sans préavis, en fonction de l’état des négociations de conventions collectives.

La CSN de la région intensifie du même coup la pression sur les employeurs, estimant que les négociations progressent beaucoup trop lentement à leur goût.

«Il faut s’attendre à ce que le mouvement de grève qui balaie la région de Montréal depuis une semaine touche rapidement les hôtels sherbrookois», dit Jean Lacharité, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

Les Affaires, 12 juillet 2008

juillet 12, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Canada | | Pas encore de commentaires

Les employés du secteur pétrolier en grève au Nigeria

Le Syndicat national des employés du secteur du pétrole et du gaz naturel (NUPENG) du Nigeria a demandé à ses membres d’entamer une grève nationale, à l’issue de l’ultimatum de 21 jours lancé au gouvernement fédéral au sujet de points importants soulevés par le syndicat, a rapporté le journal local Tribune vendredi.

Peter Akpatason, président du NUPENG, a précisé que cette grève durerait jusqu’à ce que le gouvernement réponde à toutes les questions posées par le syndicat.

Les employés demandent la rénovation des routes dans le pays, l’alimentation constante des dépôts de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) aux prix fixés et des panneaux de signalisation routière à certains endroits sur les autoroutes.

Ils demandent également des places de parking pour les camions allant d’un bout à l’autre du pays.

Selon M. Akpatason, le gouvernement est resté muet même après l’expiration de l’ultimatum et le syndicat ne peut rester les bras croisés.

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juillet 12, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Nigéria | | Pas encore de commentaires