La loi jordanienne toujours clémente avec les meurtres d’honneur
Lorsqu’Urweh Zreiqat, un présentateur de télévision, demandait, dans un de ses talk-show, à un groupe d’étudiants de l’université de définir l’honneur, la plupart ont dit qu’il était lié à l’éthique, à l’honnêteté, à la dignité, à la réputation et à la loyauté.
Aucun d’entre eux n’a mentionné l’hymen des femmes, ou sa fidélité reconnue, deux des principales causes des prétendus crimes « d’honneur » en Jordanie. Pourtant, ils restent un des principaux mobiles de meurtres dans le pays.
Si le taux de criminalité est bas en Jordanie (le pays comptait environ 2,6 meurtres pour 100.000 habitants l’année dernière), un quart des crimes sont des crimes contre les femmes commis au nom de l’honneur, selon Hani Jahshan, médecin légiste.
La semaine dernière, un garçon de 16 ans a poignardé sa sœur âgée de 23 ans après qu’elle ait disparu un mois avec son petit ami, ce fut le septième meurtre de cette nature depuis le début de l’année.
Les crimes d’honneur ne sont pas un phénomène nouveau en Jordanie, un royaume conservateur où les lois sont clémentes pour les hommes reconnus coupables de tels crimes, risquant au plus des condamnations à six mois de prison s’ils sont reconnus avoir commis le meurtre « dans un saut de colère ».
Le parlement a, à deux reprises, refusé de réformer le code pénal malgré la pression des groupes pour les droits humains.
« Les prétendus crimes d’honneur continuent à cause de la mentalité qu’il faut changer. Et cela prendra beaucoup de temps » dit Rula Quawas, directrice du Centre d’Etudes des Femmes de l’Université de Jordanie.
« La perception c’est que les femmes sont les détentrices de l’honneur familial, les dépositaires de l’honneur, elles sont ainsi écrasées, transformées en objets et sexualisées ».
Une centaine de sans-papiers entament une grève de la soif
Une centaine de sans-papiers occupant un bâtiment de l’ULB ont décidé d’entamer une grève de la soif dès le début du Kern qui se tient dimanche, indique l’Union de défense des personnes sans papiers (UDEP) dans un communiqué.
“Nous les sans-papiers, nous sentant une fois de plus floués et humiliés par la ministre Turtelboom et ignorés du gouvernement, avons décidés d’entamer une grève de la soif puisque seule la mise à mort de nos vies permet de lui arracher une parole vers nous“, précise le communiqué.
Si à l’issue du Kern dimanche, aucune perspective réelle pour sortir de la clandestinité ne devait se présenter, ils mettront en oeuvre leur décision de mener cette action jusqu’au bout, souligne l’UDEP. Après avoir engrangé un accord sur le plan socio-économique 2009-2011 samedi soir, le Comité ministériel se réunissait en effet dimanche matin sur le dossier de l’asile et de l’immigration.
L’UDEP se rendra avec les syndicats CSC et FGTB à l’avenue des Arts ce dimanche pour exiger que le gouvernement fédéral mette “enfin à exécution les engagements qu’il a souscrit dans le cadre de la régularisation des personnes sans-papiers ou qu’à défaut il prenne des mesures pour régulariser les grévistes“.
RTL Infos, 13 juillet 2008
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