Solidarité Ouvrière

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Les sans-papiers s’invitent dans le parc du patron

Le temps d’une journée, une partie des grévistes de Nanterre sont venus à Allonnes (Maine-et-Loire) pour demander à leur patron que les salaires soient versés et que 9 de leurs camarades soient aussi régularisés.
En grève depuis le 20 mai à Nanterre, des ouvriers africains ont pique-niqué, hier, dans le parc Maupassant, près de Saumur. Ils sont venus dans un jardin à la française, là-bas ils trient des gravats.

« Zola rend visite à Maupassant. » Le mot émane des militants du comité de soutien aux grévistes sans papiers de l’entreprise BMS (Buisson Multi Services), à Nanterre (Hauts-de-Seine). Ces ouvriers, la plupart d’origine malienne, occupent leur lieu de travail depuis le 20 mai (1). Ils campent sur le site de cette entreprise de démolition, un dépôt à ciel ouvert où sont triés les déchets des chantiers parisiens.

À Allonnes, dans le Saumurois, hier midi, une trentaine des 46 grévistes ont débarqué en car, au Parc Maupassant de Bois-Savary. Un jardin à la française, créé de toutes pièces il y a quelques années, par le couple Buisson. Claude, le mari, est leur patron chez BMS. Les bras chargés de caisses de tomates et de pain, les travailleurs sont entrés par la haute grille restée ouverte.

Le déclic de ce pique-nique saumurois ? C’est un reportage de TF1 sur ce parc, qui appartient à Catherine Buisson. « Il y a un choc des contrastes entre leurs conditions de travail et la beauté de ce site », souligne Dominique Kalinski, secrétaire de l’union locale de la CGT à Nanterre.

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juillet 18, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Antibes : Des travailleurs sans papiers réclament leur régularisation

Dans les Alpes-Maritimes, quelque 4 000 étrangers travailleraient de façon pérenne, mais sans papiers et clandestinement alors qu’ils réclament leur régularisation, selon la CGT. Une « hypocrisie » que quelques-uns d’entre eux ont dénoncée hier sur le marché d’Antibes.

Certains d’entre eux travaillent depuis 20 ans sur la Côte en CDI (1). Mais ils sont toujours étrangers et en situation irrégulière. Beaucoup n’osent pas se montrer, de peur de perdre leur emploi ou d’être expulsés. Mais quelques-uns d’entre eux étaient hier sur le marché du parking Lacan pour faire signer aux Antibois une pétition demandant leur régularisation.

Soutenus par la CGT, 227 travailleurs étrangers sans papiers du département des Alpes-Maritimes ont déposé un dossier en préfecture le 27 juin dernier. « Depuis, pas de réponse. Je n’ai pas eu de récépissé », regrette M’Ba, un Sénégalais qui travaille en CDI dans la restauration à Nice depuis deux ans.

Précieux, le récépissé « permet de circuler et de travailler durant trois mois, le temps que le dossier soit traité par l’administration », explique Patrick Sotty, un des dirigeants de l’Union départementale CGT, responsable des trois collectifs de sans-papiers du département.

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juillet 18, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Quand l’homophobie alimente la propagation du VIH

La persistance, voire la recrudescence, des violences à l’encontre des membres de la communauté gay en Afrique menace les efforts déployés pour lutter contre le VIH non seulement au sein de ce groupe, mais aussi de la population générale, ont averti des activistes lors d’une récente rencontre à Limbé, au Cameroun.

Au cours de cette rencontre, qui a réuni début juillet de nombreux activistes de la lutte contre le sida dans les pays d’Afrique francophone dans le sud-ouest du Cameroun, à l’initiative de l’organisation non gouvernementale française AIDES et de ses partenaires africains, l’extrême vulnérabilité des membres de la communauté gay face au VIH sur le continent a été soulignée par les participants.

En moyenne, d’après les estimations, les taux d’infection au VIH sont quatre à cinq fois supérieurs chez les MSM (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, en anglais) qu’au sein de la population générale, avec des pics dans certaines zones.

A Bamako, la capitale malienne, des tests de dépistages effectués auprès de quelques centaines de MSM ont révélé un taux d’infection d’environ 37 pour cent, selon ARCAD-SIDA, une association malienne de soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. Les données officielles établissent le taux national d’infection de la population à 1,3 pour cent.

Au Sénégal, une enquête menée en 2005 a montré que 21,5 pour cent des MSM de la capitale, Dakar, étaient infectés au VIH, comparé à un taux national de prévalence estimé par les autorités à 0,7 pour cent.

Pourtant, a rappelé le rapport « Off the map » de l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC), une organisation américaine de défense des droits des homosexuels, réalisé en 2007, « la vulnérabilité des hommes et femmes ayant des relations sexuelles avec des personnes du même sexe n’est due à aucune prédisposition biologique, mais est le résultat d’un ensemble de violations des droits [humains] et d’inégalités sociales qui augmentent le risque d’infection au VIH ».

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juillet 18, 2008 Posté par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal | | Pas encore de commentaires

Grève générale en Côte d’Ivoire

L’Union générale d es travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI) a maintenu son mot d’ordre de grève et le mouvement s’est effectivement poursuivi ce vendredi, en dépit de l’appel à la concertation lancé, jeudi soir, au cours du journal télévisé de 20 heures de la première chaîne de la Radio-télévision ivoirienne (RTI), par le Secrétaire général du gouvernement, a constaté le correspondant de la PANA sur place.

En milieu de journée, les effets du mouvement, qui aurait été suivi, hier jeudi, à 90%, à travers tout le pays, selon les responsables de la première centrale syndicale du pays, étaient perceptibles dans les différentes communes de la capitale économique où la vie a tourné au ralenti.

Tout comme jeudi, la plupart des fonctionnaires et agents de l’Etat ont déserté les bureaux. A la notable exception des travailleurs de la Santé et de certains secteurs où un service minimum a été instauré par les grévistes eux-mêmes.

Malgré l’appel à la suspension du mot d’ordre de grève, lancé par certains syndicalistes et une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, M. Désiré Tagro, les transporteurs et les chauffeurs ont refusé de reprendre le travail ce vendredi. Ainsi, les Abidjanais n’ont eu d’autre choix que de rester à la maison ou de marcher s’ils veulent vaquer à leurs occupations.

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juillet 18, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Côte d’Ivoire | | Un commentaire