19 juillet 1936 : Révolution en Espagne
Le 19 juillet 1936, le prolétariat espagnol réagit par la grève générale et l’insurrection à la tentative de coup d’Etat franquiste. C’est le début d’une crise révolutionnaire en Espagne et de ce qui est appelé guerre d’Espagne.
La Révolution du 19 juillet, F. Morrow
Le prolétariat de Barcelone empêcha la capitulation de la République devant le fascisme. Le 19 juillet, presque à mains nues, il prit d’assaut victorieusement les premières casernes. Le jour suivant, à 14 heures, il était maître de la ville.
L’honneur d’ouvrir la lutte armée contre le fascisme n’était pas revenu par accident au prolétariat de Barcelone. Port de mer et principal centre industriel de l’Espagne, Barcelone, qui concentrait dans ses murs et dans les villes industrielles catalanes voisines près de la moitié de la classe ouvrière espagnole, a toujours été à l’avant-garde de la révolution. Le réformisme parlementaire de l’U.G.T., dirigée par les socialistes, n’avait jamais pu s’y implanter. Les partis socialiste et stalinien (le P.S.U.C.) réunis ne regroupaient pas, le 19 juillet, autant de membres que le P.O.U.M. Les travailleurs étaient presque tous organisés par la C.N.T., dont les souffrances et les persécutions, tant sous la monarchie que sous la République, avaient imprégné sa base d’une tradition militante anticapitaliste, bien que sa philosophie anarchiste ne l’ait pas dotée d’une direction systématique. Mais, avant que cette philosophie n’aie pu révéler sa tragique caducité, la C.N.T. atteignait des sommets historiques dans sa lutte victorieuse contre les forces du général Goded.
Le gouvernement catalan, comme à Madrid, refusa d’armer les travailleurs. Les émissaires de la C.N.T. et du P.O.U.M., qui, venus réclamer des armes, furent informés, avec le sourire, qu’ils pouvaient prendre celles que les Gardes d’assaut blessés abandonnaient.
Mais, dans l’après-midi du 18, les travailleurs de la C.N.T. et du P.O.U.M. organisèrent des raids dans les magasins d’articles de chasse pour prendre des fusils, dans les chantiers pour s’emparer de bâtons de dynamite, et dans les demeures fascistes où étaient cachées des armes. Avec l’aide de quelques gardes d’assaut amis, ils s’étaient emparés de plusieurs râteliers de fusils gouvernementaux. (Depuis 1934, les travailleurs révolutionnaires avaient rassemblé à grand peine quelques fusils et pistolets.) C’était là avec autant de véhicules à moteur qu’ils purent en trouver, tout ce dont les travailleurs disposaient, quand le 19, à cinq heures du matin, les officiers fascistes commencèrent à faire sortir leurs détachements des casernes.
Montréal : Manifestation des travailleurs de l’hôtellerie
Plusieurs centaines de travailleurs de l’hôtellerie à Montréal ont débrayé vendredi matin et occupé le hall principal de l’hôtel Reine-Elizabeth.
Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, a averti que d’autres coups d’éclats du genre pourraient être déclenchés.
Il a estimé à plus de 800 le nombre de syndiqués qui ont occupé le Reine-Elizabeth pendant plus d’une heure. “Les syndicats sont bien organisés et ils l’ont démontré de manière spectaculaire ce matin dans l’ordre et la discipline. Nous n’attendrons pas l’hiver pour avoir des règlements“, a-t-il affirmé.
M. Lortie a soutenu que les négociations avançaient à pas de tortue. Les syndicats doivent s’entendre sur un nouveau plan stratégique dimanche.
Deux autres hôtels se sont donnés jeudi une banque de 72 heures de grève, portant à 14 le nombre de syndicats autonomes de la CSN suivant le mouvement entrepris il y a deux semaines.
Depuis jeudi, également, le syndicat de l’hôtel Hyatt Regency n’est plus le seul à détenir un mandat de grève générale illimitée. Au Holiday Inn Longueuil, à la suite d’une grève de quelques heures déclenchée jeudi matin par les 70 salariés, la direction de l’hôtel a décrété un lock-out. Les membres du syndicat ont été immédiatement convoqués et ont voté pour le déclenchement de la grève générale illimitée.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a déploré la lenteur des négociations et l’intransigeance des directions hôtelières.
Des militants hostiles au pape distribuent des préservatifs
Des militants hostiles au discours de Benoît XVI sur la contraception manifestent dans les rues de Sydney en distribuant des préservatifs, en marge des Journées mondiales de la Jeunesse.
Des militants hostiles au discours du pape, notamment sur la contraception, ont manifesté samedi 19 juillet dans les rues de Sydney, où se tiennent les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) et ont distribué des préservatifs aux pèlerins.
Au son de slogans tels que “Le pape a tort, mettez un préservatif“, et vêtus de t-shirts sur lesquels il était écrit “Dieu merci, je suis athée” ou “Bénis moi mon père car je suis homo“, quelque 500 manifestants ont défilé dans le quartier de gay de Sydney exprimant leur opposition au discours du pape sur l’homosexualité et la contraception.
Distribution de préservatifs aux pèlerins
Ils en ont profité pour distribuer des préservatifs aux pèlerins des JMJ qui se rendaient à une veillée de prière.
La manifestation avait tout d’abord été interdite par un texte de loi voté par le Parlement de Nouvelle Galles du Sud, qui voulait empêcher les militants d’”importuner” les pèlerins durant les JMJ.
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