Remise en liberté d’un policier mis en examen pour viol
Le parquet de Marseille fera appel de la remise en liberté sous contrôle judiciaire d’un policier marseillais mis en examen samedi pour “viol par abus d’autorité” sur une gardée à vue, un acte jugé “inadmissible” dimanche par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie.
“Nous allons faire appel. Nous considérons que la détention provisoire est opportune et nécessaire pour ces faits d’une gravité particulière“, a déclaré à l’AFP le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.
L’officier de police judiciaire, âgé d’une quarantaine d’années, a été mis en examen pour “viol par abus d’autorité” pour avoir obligé une jeune femme gardée à vue dans une “banale” affaire d’escroquerie à lui pratiquer une fellation, avait indiqué le parquet samedi. L’affaire s’est déroulée récemment, a-t-on précisé de même source.
Affecté à la brigade de répression des atteintes aux biens (Brab) de la Sûreté départementale de Marseille, l’homme a reconnu les faits, selon le parquet et son avocat, joint par l’AFP, Me Gérard Bismuth.
Derrière la comédie communautaire, l’enrichissement des plus riches
Le 15 juillet, le Premier ministre Yves Leterme a remis sa démission au roi… qui l’a refusée trois jours plus tard. C’est le dernier épisode de la crise communautaire qui dure maintenant depuis treize mois.
Une énième réforme de l’État belge est en cours, avec comme enjeu la régionalisation de la Sécurité sociale et d’une grande partie du fisc. Cette réforme ne peut être mise en œuvre que si deux tiers des parlementaires la votent, c’est-à-dire si une partie des parlementaires francophones approuvent une réforme qui servira avant tout les intérêts du patronat flamand.
Avec la régionalisation de la Sécurité sociale, la Flandre, plus riche, ne paierait plus (ou nettement moins) pour la Wallonie plus pauvre. Et la régionalisation du fisc permettrait de réduire les impôts en Flandre. Le patronat flamand y voit évidemment un moyen supplémentaire de gonfler ses profits. Quant aux travailleurs flamands, ils n’en verraient évidemment pas la couleur. Mais pour la population de Wallonie et de Bruxelles, où le chômage reste très élevé, les conséquences seraient dramatiques, du fait de la baisse des ressources de la Sécurité sociale et de celles des régions wallonne et bruxelloise.
Pour les représentants francophones au gouvernement fédéral, cette réforme est difficile à accepter, surtout pour le PS, longtemps le parti le plus fort en Wallonie et qui a toujours accusé « les Flamands » de toutes les mesures d’austérité imposées à son électorat populaire wallon. Mais, dans les faits, les partis francophones ont déjà accepté la réforme de l’État. Il leur faut seulement un contexte qui se voudrait dramatique pour céder tout en sauvant la face vis-à-vis de leurs électeurs. Pèsent aussi sur les dirigeants du PS les élections régionales prévues pour juin 2009, qui auront pour enjeu pour de permettre à ce parti de tenter de reprendre sa place de leader devant le Parti Libéral… ou de perdre encore des voix.
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