Deuxième journée de grève à la Lufthansa
La grève se poursuivait pour la deuxième journée consécutive mardi à la Lufthansa, contraignant la compagnie aérienne à annuler plus d’une dizaine de vols.
Les arrêts de travail étaient centrés sur les aéroports de Francfort, Hambourg et Berlin, et affectaient principalement les vols moyen-courrier.
Ces aéroports ont rapporté des annulations de vol, mais la Lufthansa n’a pas communiqué le nombre précis. Le porte-parole de la compagnie Patrick Meschenmoser a indiqué que 70 vols pourraient toutefois être annulés d’ici à la fin de la journée.
La grève a débuté lundi à l’appel du syndicat ver.di., qui représente environ 50.000 employés au sol et une petite partie des personnels de vol. Il s’agit du premier mouvement de grève à la Lufthansa depuis 13 ans.
Le syndicat ver.di. exige une revalorisation salariale de 9,8% en début d’année. La direction de la Lufthansa a proposé 6,7% échelonnés jusqu’à février 2010, plus une prime unique.
Frappée parce qu’elle voulait retirer son voile
Elle ne supporte pas la chaleur, Djamila. Et, jeudi après-midi, garée en plein soleil sur le parking d’une grande surface du Prado, à Marseille, la voiture était une véritable fournaise. En sueur, la jeune Lilloise d’origine algérienne, venue passer quelques jours de vacances à Marseille avec son récent époux, a laissé glisser son voile noir. Juste un peu, pour se dégager le cou.
Djamila a supplié. Assuré qu’elle était au bord du malaise. L’acte de “rébellion” était “intolérable“. Elle n’a pas vu venir les coups de coude et de poings. En plein visage. Le nez explosé et les joues tuméfiées, Djamila s’en sort avec 10 jours d’ITT parce qu’elle n’était pas “assez musulmane“.
Cette scène de violence conjugale sur “fond religieux” serait probablement passée inaperçue si un témoin n’avait pas assisté à toute la scène. Lorsque la police arrive sur place, Djamila essuie son visage ensanglanté avec une serviette. “Elle s’est cogné le nez sur une voiture” s’empresse de dire son mari, Ali Nassakh, un peintre en bâtiment algérien âgé de 30 ans, lutteur à ses heures perdues. Mais la jeune femme, à bout, fond en larmes. Elle avoue aux policiers avoir été rouée de coups parce qu’elle refusait de remettre correctement son foulard.
Les communistes jordaniens préparent la grève
Avec environ 500 militants encartés et 1500 sympathisants actifs selon le camarade (sur une population de moins de 6 millions d’habitants), le Parti Communiste n’est pas en Jordanie un parti de masse. Dans les années 50, pourtant, ce parti, alors illégal, pouvait mobiliser cent mille travailleurs lorsqu’il faisait un appel à la grève. Ayant connu une scission, les deux PC ont choisit de ne pas se présenter lors des élections parlementaires de novembre 2007, ce qui fait qu’il n’y a pas de chiffres pour mesurer son audience électorale. Maintenant réunifié, le PC se présentera peut-être aux prochaines élections parlementaires avec l’espoir de remporter un siège.
Le Parti Communiste de Jordanie a longtemps été dans l’illégalité et n’a été reconnu légal qu’à la fin des années 1980. Selon le camarade rencontré, l’existence d’un parti communiste légal permet au gouvernement de se donner une façade démocratique, tout en réprimant par ailleurs les activités communistes et de nombreux militants se retrouvent régulièrement en prison. Lors de la manifestation du 1er mai 2008, autorisée, quelques slogans n’ont pas été du goût des forces de l’ordre présentes… d’où une intervention policière et plusieurs arrestations. De plus, les lois anti-terroristes prises après le 11 septembre permettent l’arrestation de toute personne soupçonnée « d’activité terroriste » pour la durée de l’enquête. Ainsi, récemment, lors d’un concert d’un chanteur syrien, lui-même communiste, des militants du PCJ ont brandit des drapeaux de leur parti et ont été arrêtés pour la durée de la nuit. Avant toute activité publique, le PC doit demander l’autorisation officielle et, si elle n’est pas accordée, les militants savent que l’action se terminera pour plusieurs d’entre eux par une journée ou plus de prison. Même lors d’activités autorisées, la pression policière est présente, ainsi lors d’un rassemblement contre la hausse des prix auquel ont participé au plus une cinquantaine de personnes, il y avait plus de 200 policiers. Si le gouvernement jordanien réprime une bonne partie de l’activité communiste, il soutient par contre le Parti Islamiste, branche jordanienne des Frères Musulmans, comme structure d’opposition officielle. De son côté, le Parti Islamiste ne mène aucune action ou campagne sur les thèmes particulièrement gênant pour le gouvernement comme la hausse des prix.
La hausse des prix est en effet le problème principal des travailleurs en Jordanie. Un ouvrier de l’industrie gagne environ 250 dinars jordaniens-1- par mois mais avec la hausse du prix du pétrole celui qui a une voiture doit compter une dépense de 10 dinars par jour pour l’essence. Les salaires des ouvriers immigrés (originaires des Philippines et du Pakistan, mais aussi d‘Égypte) tournent autour de 100 dinars par mois. Si à Amman, pour un travailleur qualifié de l’industrie cette hausse des prix signifie se priver de tout ce qui n’est pas indispensable, dans bien des villes plus pauvres elle signifie pour une fraction croissante de la classe ouvrière ne pas pouvoir nourrir sa famille tous les jours. Ces derniers temps, l’activité du Parti Communiste se consacre donc essentiellement à faire de l’agitation contre la hausse des prix et pour des augmentations de salaire avec en perspective une grève générale de 24 heures le 15 août ce qui serait une première depuis longtemps dans ce pays. Une grève reconductible ne semble pas réalisable pour l’instant selon le camarade, et cette journée de grève sera un premier test sur les capacités de mobilisation de la classe ouvrière jordanienne.
Protestations salariales au Koweït
Des centaines de travailleurs du Bangladesh se sont rassemblés lundi dans deux localités proches de la capitale koweïtienne pour protester contre les bas salaires, a rapporté un photographe de l’AFP.
Lors de l’un de ces rassemblements, à Jelib al-Chouyoukh, à 20 km au nord-ouest de la ville de Koweït, la police anti-émeutes est intervenue pour disperser les manifestants à coups de bâton et procéder à plusieurs arrestations, selon la même source.
Un rassemblement similaire a eu lieu à Mahboulah, à 15 km au sud de la capitale, ont rapporté des témoins sans parler d’intervention de la police.
Les protestations ont fait suite à des mouvements de grève plus ou moins suivis ces trois derniers jours de travailleurs du Bangladesh au Koweït. Elles ont eu lieu dans deux localités qui comptent de nombreuses résidences pour les travailleurs asiatiques employés dans ce riche pays du Golfe.
Des représentants de ces travailleurs, dont la majorité sont employés par des compagnies de nettoyage et d’entretien d’immeubles et d’administration, se plaignent du fait que les salaires qui leur sont payés sont beaucoup plus bas que ceux qui avaient été promis lors de leur embauche au Bangladesh.
Ainsi, certains auxquels on a promis près de 200 dollars mensuels ne perçoivent une fois au Koweït que le quart de ce montant.
Eurovia : Les ouvriers en lutte pour les salaires
Après trois jours de grève, la semaine dernière, les salariés des agences Eurovia (travaux publics/filiale du groupe Vinci) de Morlaix, Brest, Quimper, Vannes et Kervignac, ont mené, hier, des opérations escargot sur la RN 12 et la RN 165. À Kervignac, 160 salariés sur 238 ont fait grève. Avec leurs camarades de Vannes, ils se sont rassemblés en début d’après-midi au rond-point de Lann-Sévelin, à Lanester, pour une opération escargot sur la RN165.
En double file, plus d’une centaine de grévistes a rejoint les locaux d’Eurovia à Vannes. Dans le même temps, dans le Finistère, les salariés de l’agence morlaisienne, partis à 9 h du matin, ont rejoint les Brestois vers 11 h, causant un bouchon à la sortie de la RN12. Mettant ensuite le cap sur Châteaulin, via la RN 165, ils ont occupé le rond-point du Pouillot où les attendaient les salariés de l’agence quimpéroise.
Revendications salariales
Les syndicats demandent des augmentations de salaires, le versement d’une prime de 500 € et l’amélioration des conditions de travail. Joint hier par téléphone, Philippe Berthoux, directeur délégué centre-ouest d’Eurovia, a indiqué qu’une réunion était prévue demain avec les organisations syndicales. Ce matin, de nouvelles assemblées générales locales sont prévues. Puis, à 13 h, une assemblée générale intersyndicale est programmée à Lorient.
Le Télégramme, 29 juillet 2008
Une quarantaine de sans-papiers occupent six grues à Bruxelles
Leur nombre ne fait qu’augmenter. Deux nouvelles grues ont été prises d’assaut, dans la nuit de lundi à mardi, par des sans-papiers à Bruxelles. Six personnes sont montées sur une grue de la place Schuman et plusieurs autres individus sont montés sur une grue près du Palais des Beaux-Arts. Six grues sont donc désormais occupées par une quarantaine de sans-papiers.
Sur la seule place De Brouckère, où l’action a débuté, une trentaine de demandeurs d’asile occupent quatre grues du chantier du futur casino, a indiqué un étudiant du CAS (Comité d’actions et de soutien aux sans-papiers) de l’ULB.
“Ils occupent aujourd’hui toutes les grues du chantier et ont passé la nuit à différents étages des grues“, précise l’étudiant. “Toutes ces personnes sont en grève de la faim et plusieurs d’entre elles sont également en grève de la soif. C’est pour elles la seule manière d’obtenir un titre de séjour“.
Dans la nuit de lundi à mardi, un nombre indéterminé de personnes sont également montées sur une grue près du Palais des Beaux-Arts. Six immigrés d’origine marocaine ont par ailleurs pris d’assaut une grue sur la place Schuman.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

