Évaluation de l’application du Code de la famille
La Ligue démocratique des droits des femmes présentera prochainement un rapport sur l’application du code de la famille, quatre ans après son entrée en vigueur. Au menu, violence à l’égard des femmes, mariage, divorce et prohibition de la polygamie.
Une institution spécifique pour traiter les cas de violence à l’égard des femmes et par là, lutter contre le phénomène. C’est ce que revendiquent les associations féminines et en premier la Ligue démocratique des droits des femmes (LLDF). «Il est plus que jamais urgent de mettre en place des tribunaux spécialisés en matière de violence à l’égard des femmes dotés de magistrats formés à ce genre de cas», affirme à ALM, Fouzia Assouli, secrétaire générale de la LLDF. Pour cette ONG, seule la mise en place d’une loi-cadre sera en mesure de lutter contre ce phénomène. Cette loi permettra ainsi de mettre en œuvre des mesures de protection ayant pour but de prévenir, sanctionner et surtout de prêter assistance aux victimes dela violence. «Pour l’instant, il n’existe aucun mécanisme contraignant», déplore Mme Assouli.
Or, le département de Nouzha Skalli est en train de se pencher sur la question et promet un texte de loi destiné à pénaliser ces cas de violence dans un avenir très proche. Pour l’heure, le projet de loi est toujours en cours de préparation tient–on à souligner auprès du département chargé du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Du côté de l’association féminine, on ne voit pas les choses ainsi. «La ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli parle de violence de genre mais dans les faits, il n’ y a que des mesures éparpillées qui n’ont pas force de loi», souligne la secrétaire générale de la LLDF. L’association reproche également l’absence d’études sur la violence du genre dans la mesure où les statistiques proviennent uniquement des associations et des centres d’écoute. Outre, la violence à l’égard des femmes, le rapport de la LLDF qui sera prochainement présenté traite de plusieurs aspects ayant trait au code de la famille dont le mariage, le divorce, la prohibition de la polygamie, la pension alimentaire, la violence conjugale et l’application de ses dispositions. Ce document a été élaboré par le Centre d’information et d’observation des femmes marocaines (CIOFEM) et le réseau national des centres d’écoute et d’orientation juridique et psychologique LDDF- Assistance relevant de la LLDF. Concernant le mariage des mineures, l’association qui reconnaît la hausse du nombre de ces mariages, a relevé plusieurs cas de mariage de jeunes âgées seulement de 13 à 14 ans et condamne fermement ces actes qui constitue «une violation de la loi». Pour cela, la LLDF recommande d’activer le rôle du procureur général pour la protection des enfants.
Histoire des Roms de Roumanie : Sept siècles d’oppression
Les fichages de Roms en France comme en Italie rappellent des périodes les plus sombres de l’histoire en particulier de ce peuple, victime, en Roumanie comme dans de nombreux autres pays d’Europe (comme les stérilisations forcées), d’oppression, de discriminations et même de génocide. Ce texte, écrit fin 2002, permet de revenir sur l’histoire des Roms en Roumanie.
L’esclavage en Valachie et Moldavie [1]
Partis d’Inde entre l’an 800 et 950, on estime que les Roms [2] arrivent dans le sud-est de l’Europe dans le dernier quart du 13ème siècle. Arrivés comme des hommes libres dans la principauté de Valachie, ils apportent avec eux des savoirs-faire artisanaux (en particulier dans le travail du fer) d’Inde et de l’Europe byzantine. Cette venue de travailleurs qualifiés est alors une bénédiction pour les seigneurs valaches et moldaves qui ont besoin d’une force de travail. Les seigneurs féodaux, tout d’abord en dehors de toute base légale, commencent à réduire en esclavage ce peuple. Des mesures de plus en plus sévères sont alors prises par les propriétaires terriens, les seigneurs et les monastères pour obliger cette force de travail à rester sur place. Il est à noter que face à l’esclavage, des Roms ont tenté de fuir vers l’Allemagne ou la Pologne, mais, à cause de leur teint mat, on les considérait comme des “musulmans” et, face aux cruautés qu’on leur infligeait, ils sont repartis se cacher vers les montagnes des Carpates, où ils sont retombés entre les mains des esclavagistes. Les premières traces écrites de cet esclavage date du règne de Rudolf IV en 1331-1355, où les Roms sont décrits comme étant la propriété de monastères et de propriétaires terriens. Mais ce n’est que sous le règne de Basile le Loup de Moldavie (1634-1654) qu’est instituée une loi en quarante points concernant les esclaves Roms. A partir de 1500 d’ailleurs, le terme roumain tsigan devient synonyme d’esclave.
Les esclaves sont alors divisés en tsigani de ogor, esclaves des champs, et tsigani de casali, esclaves de maison, ces derniers se subdivisant en sclavi domnesti, les esclaves des nobles, sclavi curte, esclaves de la cour, sclavi monastivesti, esclaves de l’Eglise, etc… Les esclaves sont alors soumis à différents travaux, comme laboureurs, chercheurs d’or, forgerons, serviteurs, cuisiniers, montreurs d’ours ou musiciens. Il est à noter que, si certains Roms étaient utilisés comme musiciens, il était interdit à ceux qui avaient un autre travail de posséder des instruments de musique. Le passage de la Moldavie et de la Valachie sous administration turque au 16ème siècle (tout en conservant une autonomie relative), puis sous domination ottomane directe au 18ème siècle, ne change pas grand chose pour les esclaves romani.
Lufthansa : Quatrième jour de grève
Au quatrième jour de grève d’une partie de son personnel de cabine et au sol, la Lufthansa a annoncé jeudi l’annulation de 28 nouveaux vols internationaux, affirmant que les voyageurs se rendant aux Jeux olympiques de Pékin étaient sa priorité.
Au total, la compagnie aérienne allemande a annulé jeudi 128 vols, soit environ 6% de sa capacité totale de vol, dont 28 longs-courriers à destination des Etats-Unis, du Canada et de l’Inde.
Toutefois, aucun vol à destination de Pékin n’a pour le moment été annulé, a indiqué Amelie Lorenz, porte-parole de la Lufthansa, qui propose actuellement deux liaisons quotidiennes vers les capitale chinoise depuis Francfort et Munich.
Les vols à destination de Pékin, où les jeux olympiques débutent le vendredi 8 août, seront la priorité de la compagnie ce week-end, a-t-elle assuré. “Nous savons que les Jeux olympiques arrivent, et nous savons qu’il y a beaucoup d’athlètes sur ces vols“, a-t-elle déclaré.
Au quatrième jour de grève, la direction de la Lufthansa a affirmé avoir repris des discussions informelles avec le syndicat ver.di., qui représente environ 50.000 employés au sol et une petite partie des personnels de vol.
Kyrnolia : La lutte continue !
Ajaccio : Plusieurs dizaines d’employés en grève de Kyrnolia, filiale de Veolia chargée de la distribution d’eau en Corse, ont retardé de plusieurs heures jeudi matin le départ de deux ferries vers Marseille et Nice, a-t-on appris de sources concordantes.
En grève depuis onze jours, les salariés de Kyrnolia dénoncent des différences de statut et de rémunération pouvant aller jusqu’à 5.000 euros pour les mêmes tâches au sein du groupe.
“Comme la direction ne veut pas négocier, nous n’avons pas eu d’autre choix que de bloquer ces navires pour faire entendre nos revendications“, a déclaré à l’AFP le représentant du Syndicat des travailleurs corses (STC), Jean-Yves Bellini.
Les manifestants ont ainsi retardé de trois heures le ferry Napoléon Bonaparte de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), société contrôlée par Veolia, qui devait rejoindre Marseille. Ils ont également retardé le départ du ferry de Corsica Ferries vers Nice.
La SNCM a confirmé le blocage durant trois heures de son ferry.
Les grévistes, qui organisent quotidiennement manifestations, barrages filtrants et distributions de tracts, n’opèrent plus ni maintenance du réseau, ni astreinte, ni surveillance des stations d’épuration.
Romandie, 31 juillet 2008
Italie : Halte au fichage des roms !
Les campagnes d’identification ont commencé, à Rome, à Naples ou à Milan. Les collectes d’empreintes prévues en Campanie ont été qualifiées de discriminatoires par Bruxelles.
«Il paraît qu’ils veulent contrôler notre sang.» Sous un soleil de plomb, Naser Osmanovic vient de garer son camion rempli de ferraille sur le parking de via Mazzacurati qui jouxte Corviale, l’impressionnante barre de logements sociaux de la périphérie romaine qui, sur dix étages, s’étire sur un kilomètre de long.
Autorité morale de la petite communauté de Roms bosniaques installée sur cette aire privée d’eau et d’électricité et à peine protégée par quelques pins parasols, Naser, âgé d’une trentaine d’années, calme ses troupes et organise le dialogue. «On ne sait pas pourquoi les Italiens viennent nous contrôler, on ne sait pas si c’est dangereux», s’agite un jeune. «Nos enfants sont nés en Italie et jusqu’à présent personne ne s’est occupé de nous», renchérit un autre. «On ne sait pas exactement quel est le but de ce recensement, si c’est pour nous aider ou nous créer des difficultés», explique posément Naser.
Vendredi dernier, après accord avec le préfet de Rome, un groupe de volontaires de la Croix-Rouge italienne (CRI) a fait irruption au milieu de la quinzaine de camionnettes et camping-cars stationnée depuis une semaine à Corviale. Installées provisoirement à cet endroit, les familles s’attendaient à voir débarquer la police. «Il y avait des flics mais ils étaient en civil», assure une jeune femme assise avec son bébé sur un sommier défoncé. Les représentants de la Croix-Rouge se sont présentés en proposant aux familles de se faire volontairement enregistrer. Nom, prénom, nationalité, situations scolaire et sanitaire. «Ils ne nous ont pas pris nos empreintes digitales», confirment les intéressés. «Aucune fiche ne sera transmise à la police», jure-t-on au CRI.
Ailleurs, à Naples ou à Milan, ce sont à l’inverse les forces de l’ordre qui, dans les dernières semaines, ont mené les opérations d’identification des Roms voulues par le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi. En Campanie notamment, la préfecture avait rédigé des questionnaires demandant la religion et l’ethnie des individus et prélevé les empreintes digitales des nomades, y compris celles des enfants. L’initiative a soulevé un tollé. Début juillet, les députés européens ont solennellement réclamé la fin des collectes d’empreintes digitales des Roms en Italie, estimant que cela constituait «un acte de discrimination directe» fondé sur la race et l’origine ethnique. Depuis, le gouvernement italien a, semble-t-il, infléchi sa position. La Croix-Rouge est mise en avant et le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, a précisé mardi que les empreintes seront prises uniquement aux personnes âgées de plus de 14 ans «sauf s’il n’y a une autre manière d’identification».
Les Roms, indésirables en France et en Europe
Indésirables, en France comme ailleurs en Europe, les Roms, ballottés d’un bidonville à l’autre, font l’objet d’évacuations régulières. Ce qui permet de ficher progressivement l’ensemble de la communauté. A Lille, 70 personnes ont été expulsées de leur terrain mardi 29 juillet ; 55 autres ont été renvoyées de Saint-Etienne pour la Roumanie le 17 juillet. Et d’ici à la fin août, quelque 633 Roms seront évacués du plus grand camp de France situé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) sur un terrain où doivent être construits des logements sociaux.
Mercredi 30 juillet était le dernier jour offert aux Roms de Saint-Ouen pour postuler à projet de réinsertion. L’Etat et les collectivités locales vont créer sur la commune un “village d’insertion”. Si plus de 300 se sont portés candidats, pas plus d’une centaine d’entre eux pourront s’y installer. Les services sociaux expliquent qu’un village d’insertion ne peut accueillir plus d’une vingtaine de familles. Les autres devront partir. Le sous-préfet de l’arrondissement de Saint-Denis, Olivier Dubaut, prévient : “Nous ne tolérerons pas de camps sauvages.”
Dans des projets similaires, seules 21 familles ont été sélectionnées à Saint-Denis, et 18 à Aubervilliers. “La volonté politique manque. Seul un soutien financier européen permettrait de réaliser des projets de plus grande ampleur” estime Marie-Louise Mouket, responsable de Pact Arim 93. Cette association d’insertion par le logement a été chargée par la mairie de Saint-Ouen d’effectuer une enquête sociale. Elle permettra au préfet de juger, sur des critères laissés à sa discrétion, les familles qui ont “la volonté de s’intégrer dans la société française“, sur le plan professionnel, scolaire et linguistique. “Ceux qui ne répondent pas aux critères relèveront d’une obligation à quitter le territoire français“, assure M. Dubaut.
Au final, 400 Roms de Saint-Ouen sont menacés d’expulsion, et 94 se sont inscrits auprès des services de l’immigration (Anaem) pour repartir volontairement en Roumanie. Selon le ministère de l’immigration, le montant de l’aide au retour est maintenu à 300 euros par adulte. Mais à Saint-Etienne et à Saint-Ouen, les Roms affirment qu’on ne leur a promis que 150 euros.
Poursuite de la grève chez Perrier
La grève du personnel de la source Perrier s’est poursuivie mercredi à l’usine de Vergèze (Gard) pour la deuxième journée consécutive, pour protester contre le licenciement, autorisé par le ministère du Travail, d’un élu du Comité d’entreprise (CE), a-t-on appris de source syndicale.
La direction de Nestlé Waters Supply Sud, qui commercialise la célèbre eau gazeuse, a réagi mercredi, estimant que les arrêts de travail qui “paralysent le fonctionnement” de l’usine gardoise, “au plus fort de la saison“, ne rendent “service à personne“. La direction souligne dans son communiqué que le trésorier du CE a été licencié après une altercation, en dehors de l’usine, avec un agent de maîtrise de l’entreprise, qui a valu à ce dernier “33 jours d’arrêt de travail du fait de ses blessures“.
Dans un premier temps, l’inspection du travail avait refusé de délivrer son autorisation de licenciement, considérant notamment que le lien entre l’agression et l’activité professionnelle de la victime – invoqué par l’entreprise pour justifier le licenciement pour faute grave – n’était pas établi.
“La décision du ministère est un message fort“, estime la direction de Nestlé
Le ministère du Travail, auprès duquel un recours avait été introduit, a estimé de son côté que les faits avaient “créé un trouble objectif caractérisé” au sein de l’entreprise, et présenté “un caractère de gravité suffisant pour justifier le licenciement“. “La décision du ministère est un message fort“, estime la direction de Nestlé, pour qui “rien n’autorise que l’on recoure à la violence pour des motifs professionnels, que l’on soit représentant du personnel ou non.”
Les JO, prétexte à une répression accrue en Chine
Le régime chinois n’a cessé de se raidir, ces derniers mois, à l’encontre de dissidents, journalistes et défenseurs des droits de l’homme susceptibles d’embarrasser la Chine à l’approche de ce que celle-ci perçoit comme son grand rendez-vous avec l’Histoire : les Jeux olympiques de Pékin, organisés du 8 au 24 août.
Reflétant ce renforcement de la répression à une huitaine de jours de l’ouverture des compétitions, Amnesty international a publié, le 28 juillet, un rapport très critique contre Pékin, accusant les “autorités d’utiliser les Jeux olympiques comme un prétexte visant à perpétrer, et dans certains cas à intensifier, les politiques et les pratiques en vigueur conduisant à de sérieuses violations des droits de l’homme“.
Le nombre de prisonniers politiques ou de conscience en Chine est difficile à établir mais, ces derniers mois, arrestations et condamnations de personnes menaçant de gâcher la grande fête olympique se sont succédé à un rythme soutenu.
Dernier exemple en date de cette répression, celui de Ni Yulan, ancienne avocate et activiste de 47 ans, qui doit être jugée, lundi 4 août, pour avoir pris la défense de Pékinois expulsés de chez eux dans le cadre de la modernisation de vieux quartiers de la capitale à l’approche des Jeux. Mme Ni avait été arrêtée il y a trois mois pour “obstruction à projets officiels“, c’est-à-dire pour avoir soutenu les protestations de citoyens en colère contre ces expulsions. Elle avait auparavant été emprisonnée durant un an et ne se déplace plus, depuis, qu’avec l’aide de béquilles en raison des mauvais traitements subis durant sa détention.
Maroc : 25 grèves au mois de juin
Thermomètre du climat social, les statistiques sur les conflits collectifs deviennent mensuelles. Le ministère de l’Emploi a mis en place un système pour un suivi de la «température» sociale et s’apprêterait à lancer d’autres indicateurs en se basant sur les données de la CNSS. En juin 2008, 25 grèves ont été déclenchées contre 21 le mois précédent, soit une progression de 19%.
Ces conflits ont mobilisé la moitié des effectifs des entreprises concernées et ont duré en moyenne 7,44 jours. Au total, 12.806 journées de travail perdues durant le mois de juin, en augmentation de 6,75% par rapport au mois précédent. Avec 10.747,5 journées de travail perdues, l’industrie, le commerce et les services demeurent les secteurs les plus pénalisés.
C’est surtout l’industrie qui a enregistré le plus de conflits avec 16 grèves contre cinq dans le commerce et les services et quatre dans l’agriculture. Les causes sont toujours les mêmes: non-respect de la législation du travail, paiement des salaires, déclaration à la sécurité sociale, licenciement ou encore amélioration des conditions du travail. Il s’agit pour la plupart du respect minimum des normes sociales. Des droits sur lesquels les syndicats reviennent à la charge à chaque round du dialogue social.
Le dispatching des grèves selon le nombre de salariés montre que les entreprises employant entre 1 et 9 personnes ont été épargnées par les grèves. Idem pour celles qui emploient plus de 500 personnes. En revanche, six conflits ont été déclenchés dans les entreprises qui comptent entre 251 et 500 salariés et celles dont l’effectif est compris entre 51 et 100 personnes. La majorité des grèves durant ce mois était concentrée dans la région du Grand Casablanca et d’Agadir (20%). Elles sont suivies par la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (16%) et par celle de Doukkala-Abda (12%).
Les travailleurs de l’hôtellerie haussent le ton à Québec
Insatisfaits de l’allure des négociations, les travailleurs de l’hôtellerie de Québec préviennent qu’ils n’hésiteront pas à mettre leur menace de grève à éxécution dès vendredi à minuit.
La centrale CSN, qui représente les quelque 1000 salariés de six hôtels de la région de Québec, reproche à la partie patronale de ne pas prendre au sérieux la détermination des syndiqués à obtenir un règlement à leur satisfaction. Parmi tous les établissements en négociation, c’est l’hôtel Loews-Le Concorde, situé en plein coeur de la cité, qui donne le plus de fil à retordre aux syndiqués.
“C’est du cha-cha dans les portes tournantes, nous sommes encore empêtrés dans des demandes locales, il n’y a pas de signaux clairs (de la direction), a dénoncé Jean Lortie, de la Fédération du commerce CSN, en conférence de presse mercredi à Québec.
Mais les directions hotêlières s’illusionnent si elles croient que les syndiqués renonceront à profiter de leur rapport de force, a ajouté M. Lortie. A défaut d’une avancée dans les pourparlers, une cascade de moyens se mettra en branle dès le coup de minuit vendredi, a-t-il martelé.
“La table est mise pour trouver des règlements ou envoyer des signaux forts sinon à compter de vendredi matin il y aura des débrayages dans les hôtels (et) ça se fera par effet de surprise“, a précisé le porte-parole syndical.
A la recherche de meilleures conditions de travail, les syndiqués ont voté la semaine dernière à plus de 90 pour cent en faveur de mandats de grève de 72 heures à partir du 1er août.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

