Tariq Ramadan contre les mariages forcés ?
On entend parfois, dans la presse, parler d’une campagne de Tariq Ramadan et d’organisations comme l’Organisation Islamique Rijnmond (SPIOR) de Rotterdam. Dans un article publié le 29 juillet dans le « Frankfurter Allgemeine Zeitung », Necla Kelek, née en Turquie, sociologue et militante pour les droits des femmes et contre les mariages forcés en Allemagne, dénonce les ambiguïtés et hypocrisies de cette campagne .
Lorsqu’en 2005 j’ai montré avec mon livre « La fiancée étrangère » que des femmes musulmanes étaient mariées par arrangement ou par force et importées comme épouses en Allemagne, il y eut des protestations de la part de musulmans, de turcs et de leurs amis politiques. On me reprochait de ne me baser que sur des cas individuels, et des politiciennes d’origine turque déclaraient publiquement s’être mariées par amour, seulement pour me démontrer que le mariage forcé n’avait rien à voir avec leur culture et l’Islam. Des chercheurs sur les migrations ont exigé « la justice pour les musulmans » et défendu les mariages d’importation comme un réflexe face aux conditions d’immigration restrictives.
Depuis, il est maintenant admis que dans ce pays des milliers de femmes et d’hommes musulmans sont chaque année forcés de se marier par leurs familles. Les maisons pour femmes victimes de violences et les cabinets de conseils sont remplis, parce que des jeunes gens craignent être mariés pendant les vacances dans le pays de leurs parents.
Main dans la main contre le mariage forcé ?
La communauté islamique a pris en compte non seulement cette question, mais aussi les prétendus crimes d’honneur, les violences dans le couple et dans l’éducation, suite à la pression de l’opinion publique. Plus personne ne prend plus au sérieux le refrain répété inlassablement « tout cela n’a rien à voir avec l’Islam ». Aussi, Tariq Ramadan, l’idéologue de « l’Islam européen », essaye de se saisir du problème pour les musulmans. Avec l’association islamique de Rotterdam, celle de Berlin et l’association « Inssan » proche des Frères Musulmans, et avec de Günter Piening, délégué à l’intégration de Berlin, il lance l’initiative « main dans la main contre le mariage forcé ».
C’est une tentative pour enfermer et conseiller de façon islamique les filles musulmanes devenues entre-temps indépendantes, pour qu’elles ne fuient plus vers les services sociaux publics ou les foyers pour femmes victimes de violences où elles se détournent d’Allah. L’initiative s’est présentée dans le quartier de Kreutzberg à Berlin et a publié une brochure en huit langues.
Grève suspendue chez Perrier
En grève depuis huit jours pour s’opposer au licenciement d’un élu CGT du comité d’entreprise (CE), les salariés de la Source Perrier à Vergèze (Gard) ont repris le travail, mardi 5 août en début de soirée, à l’appel de la CGT, de la CFDT et de FO.
Leur mouvement a été “suspendu” à la suite d’une décision en référé du tribunal administratif de Nîmes qui a donné gain de cause, mardi, aux syndicats dans un litige né en dehors de l’usine.
Le 20 octobre 2007, lors d’une fête de village à Aigues-Mortes, le trésorier du CE, Laurent Falgon, frappe un agent de maîtrise, Hervé Bouvier.
D’après la CFE-CGC, qui a pris la défense de M. Bouvier, un témoin aurait entendu “l’agresseur” dire de sa victime : “Il faisait le beau et il nous emmerde à la Source Perrier.” L’avocat de M. Falgon, Me Alain Ottan, soutient, lui, que son client n’a pas supporté les regards équivoques que M. Bouvier aurait lancés à sa femme.
L’incident déclenche un séisme dans l’usine, propriété de Nestlé Waters Supply Sud. Révoltée par cette “agression violente”, la CFE-CGC condamne le geste. La direction, elle, répercute les faits auprès de la presse locale et engage une procédure de licenciement pour faute grave. Indignation de la CGT : “Nestlé Waters voulait “se faire” un élu de notre organisation”, considère Olivier Almeras, secrétaire général du syndicat à la Source Perrier.
M. Falgon étant membre du CE, Nestlé Waters doit obtenir l’aval de l’inspection du travail pour le congédier. Celle-ci refuse, fin janvier, car “un fait relevant de la vie personnelle ne peut (…) justifier un licenciement pour faute, sauf s’il est démontré l’existence d’un trouble objectif caractérisé pour l’entreprise”. Tel n’est pas le cas, à ses yeux.
Mauritanie : Grève à l’ONEC
Un millier de travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil ont déclenché ce dimanche 03 août 2008 une grève générale sur toute l’étendue du territoire national.
Cette attitude combative et engagée découle d’un ras le bol généralisé et fait suite à beaucoup de privations et de lassitude car ces travailleurs sont restés depuis le mois de janvier 2008 sans percevoir leurs salaires.
Cette situation a fini de détériorer le niveau de vie de cette profession face à la dégradation des conditions de vie consécutive à la flambée des prix et à la crise alimentaire.
Les travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil, de par les fonctions qu’ils occupent et des prestations qu’ils rendent, jouent un rôle considérable dans le dispositif sécuritaire et dans l’ancrage de la démocratie dans le pays, et méritent d’être traités plus favorablement par les pouvoirs publics, surtout lorsqu’il s’agit de leurs droits fondamentaux.
La CGTM demande aux pouvoirs publics d’entreprendre toutes les mesures nécessaires pour que l’Etat trouve une solution urgente par le respect des dispositions règlementaires qui lient les employeurs et leurs employés et que soit versée l’intégralité des arriérés de salaires dus aux travailleurs de l’Etat Civil.
La CGTM est solidaire de cette action de lutte qui anoblit le millier de travailleurs qui ont décidé et entrepris de porter haut le flambeau de la lutte syndicale pour revendiquer leurs droits inaliénables et les encourage à renforcer leur unité et leur solidarité.
Des salariés étrangers en zone de non-droit
Les entreprises françaises bénéficient de services à bas coût, tout en pouvant se défausser sur l’employeur roumain.
« L’an dernier, 70 000 salariés de l’Est ont travaillé en France en détachement, d’après les chiffres du ministère du Travail, rapporte Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT. Mais le ministère estime que cela représente 20 % du total réel, car la plupart ne sont pas déclarés par leurs employeurs ». C’est donc le plus souvent dans l’ombre que travaille cette main-d’oeuvre « détachée », et là réside l’intérêt pour les employeurs qui utilisent ce dispositif de recrutement.
Une entreprise française peut passer un contrat commercial avec une entreprise étrangère, pour que celle-ci détache temporairement ses salariés en France afin d’effectuer une prestation de services. Pour éviter le « marchandage » de main-d’oeuvre, la loi française pose des garde-fous : l’entreprise du pays étranger doit avoir une activité réelle dans ce pays, et ne pas être une simple entreprise de fourniture de main-d’oeuvre. Par exemple, le contrat signé avec le salarié détaché ne doit pas avoir pour seul objet la mission en France.
Pour les salariés, le droit est en théorie très protecteur. Un travailleur détaché en France doit toucher un salaire correspondant au moins au SMIC français, et même à la convention collective du secteur ; la durée du travail et les conditions de sécurité sont celles du droit français. Pendant douze mois, le salarié bénéficie de la couverture sociale française sans que l’employeur n’ait à cotiser. Celui-ci doit déclarer le détachement à la direction départementale du travail, en fournissant la liste des salariés envoyés en mission.
La réalité est tout autre. Comme la plupart des détachements ne sont pas déclarés, les services d’inspection ignorent la présence des salariés étrangers. Quand ils « tombent » dessus, la barrière de la langue et le fait que l’employeur est loin, dans un pays étranger, limite fortement le contrôle en termes de salaires, d’horaires de travail, etc. L’entreprise française bénéficie d’une prestation de services à bas coût, tout en pouvant se défausser sur l’employeur roumain, puisqu’elle n’a pas de relation contractuelle avec les salariés qu’elle fait travailler.
Afrique du Sud: Grève générale contre la hausse des prix
L’Afrique du Sud tournait au ralenti mercredi en raison d’une grève générale, lancée par les syndicats, pour protester contre la flambée des prix du carburant, de l’électricité et des aliments qui affecte durement la population.
“Il n’y a pas de transport public, les mines ferment, l’industrie textile répond très bien“, a assuré Patrick Craven, porte-parole de la puissante confédération syndicale Cosatu, qui ne pouvait pas encore communiquer de chiffres de participation.
La Chambre des mines a confirmé que le secteur “était affecté“. Le premier producteur d’or du pays, Gold Fields, a précisé que dans ces quatre mines, seuls 7 à 40% des employés se sont présentés dans la matinée.
Le secteur industriel était également touché, le producteur automobile Volkswagen ayant même fermé son usine de Port-Elizabeth (sud) où sont produits 350 véhicules par jour.
Des grévistes ont également bloqué la circulation, notamment en montant des barricades dans la ville de George (Western Cape).
Vingt-et-un syndicats des secteurs privés et publics ont appelé leurs membres à la grève pour protester contre l’augmentation prévue de 27,5% du prix de l’électricité, mais aussi contre la hausse du coût de la vie en général.
Des manifestations sont également prévues en fin de matinée dans les grandes villes du pays.
Non seulement la France de 1994 savait que le génocide des Tutsis se préparait au Rwanda, non seulement elle a aidé et armé ceux qui allaient le commettre, mais elle a “participé à la mise en exécution” d’un massacre qui a coûté la vie à 800 000 personnes. Les 331 pages du rapport rendu public mardi 5 août à Kigali assènent de graves accusations contre les responsables civils et militaires français de cette époque de cohabitation où François Mitterrand avait pour premier ministre Edouard Balladur.
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