Solidarité Ouvrière

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Auchan sévit aussi à Kiev

Non content d’être devenu la première fortune de France, Gérard Mulliez, propriétaire (entre autres) d’Auchan, étend ses activités à l’étranger, notamment en ex-URSS. Déjà présent en Russie, notamment à Moscou avec plusieurs hypermarchés, Auchan en a ouvert un, fin mars, à Kiev, la capitale de l’Ukraine.

Selon le syndicat qui vient de se créer à Auchan Kiev, Zakhyst Pratsi (Défense du Travail, en ukrainien), un organisme indépendant des syndicats officiels inféodés au pouvoir et aux directions, les conditions de travail y sont détestables.

Dans cet hypermarché employant 500 travailleurs, les horaires sont couramment de 12 heures d’affilée, payés environ 100 gryvnas par jour (l’équivalent de 15 euros). La direction a même exigé de certains qu’ils fassent 16, et jusqu’à 20 heures de rang, avec menace de licenciement pour refus d’obéissance. Elle s’était engagée à fournir un repas à ses salariés : elle ne l’a pas fait jusqu’à l’ouverture officielle du magasin. Puis, ce fut seulement un casse-croûte.

En outre, nombre de travailleurs sont employés sans avoir été embauchés dans les formes prévues par la loi. Ils n’ont notamment ni livret de travail, ni carnet de santé. C’est illégal. Mais cela a l’avantage, pour la direction, de les priver pratiquement de tout droit en tant que salariés. Le syndicat cite le cas d’un jeune étudiant, employé comme beaucoup de façon précaire dans cet hypermarché, qui, travaillant de nuit, a eu quatre doigts tranchés par une machine à couper le fromage. On l’a licencié en lui donnant 100 gryvnas, le chef de l’équipe de nuit prétendant qu’il avait chuté sur des bouteilles !

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août 13, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, Ukraine | | Pas encore de commentaires

Travailleurs étrangers dans les Émirats du Golfe

Les pays du Golfe, et en particulier les Émirats Arabes Unis, sont de véritables chantiers de construction ; des milliers de tonnes d’acier, de béton et de verre et toutes sortes de nouveaux matériaux sont importées ou fabriquées sur place, chaque année, pour des projets qui dépassent toute imagination : des tours, les plus hautes du monde, des hôtels (sept étoiles) flottant sur des îles artificielles, des cités nouvelles ou des stations de ski en plein désert. Des milliers d’entreprises réalisent des profits annuels astronomiques, sur le dos de quatorze millions d’ouvriers qui travaillent nuit et jour, sans durée légale du travail, sans protection sociale, sans salaire minimum, dans des conditions dignes d’un roman de science fiction. Une région apocalyptique où se mêlent l’Islam comme système de pensée et de gestion des relations sociales, le capitalisme le plus barbare comme système économique et un pouvoir héréditaire et absolu de quelques familles princières comme système politique. En prime, l’armée américaine surveille et assure la sécurité des puits de pétrole, et pour compléter ce cauchemar, les riches du monde entier viennent y admirer les parfums des mille et une nuits et s’extasier devant le miracle économique et architectural, sans s’apercevoir que la région est sur un volcan.

En 1853 le Royaume Uni signe un accord avec plusieurs chefs de tribus arabes pour stopper les actes de piraterie exercés contre les navires britanniques puis, en 1892, après que toute la région est sous contrôle anglais, les «États de la trêve» (trucial States) sont placés sous protectorat et font partie de l’empire colonial britannique ; en 1971, six Émirats retrouvent leur indépendance et forment une fédération, «les Émirats Arabes Unis» (E.A.U.) ; une année plus tard en 1972 Ras el Khaïmah a rejoint la fédération. Cette fédération est constituée de sept émirats : Abu Dhabi, Ajman, Charja, Dubaï, Fujaïrah, Ras El Khaïma, Oumm Al Qaïwain. Les réserves gazières et pétrolières les plus importantes sont à Abu Dhabi, capitale politique de la fédération ; Dubaï est considéré comme la capitale économique ayant développé depuis quelques années d’autres activités industrielles et financières comme les ports en zone franche, les nouvelles technologies et le tourisme de grand luxe. L’E.A.U. est membre du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ; ce conseil est constitué des pays de l’E.A.U., l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Bahreïn, le Qatar et Oman. Le CCG a été créé le 26 mai 1981, à l’initiative de l’Arabie Saoudite, sous l’impulsion des États-Unis, pour contrer l’Iran et l’Irak, régimes supposés hostiles aux intérêts américains, et limiter les conséquences nuisibles à l’exploitation pétrolière de la guerre Iran-Irak, instaurer un marché commun dans la région, y assurer la stabilité économique et politique et unifier le système financier.

Immigration

La première immigration dans le Golfe était essentiellement composée de cadres venant de pays arabes : médecins, ingénieurs, professeurs, hommes d’affaires, avocats et autres juristes venant d’Égypte, du Liban, de Syrie et de Palestine ; ce sont eux qui ont contribué à la fondation des bases des États du Golfe actuels et introduit des idées comme le nassérisme, le baâthisme, l’islamisme, le nationalisme arabe, la laïcité et une certaine forme de modernité.

Ces premiers immigrés participaient activement à la vie sociale, politique, économique et intellectuelle du pays ; ils étaient présents à la création des premiers partis politiques et certains rejoindront les mouvements «révolutionnaires» marxistes-léninistes comme le Front Populaire de Libération d’Oman et du Golfe Arabe (FPLOGA), actifs dans le maquis de Dhofar de 1963 à 1975. À partir de 1973, des ouvriers issus des pays arabes commencent à arriver, fuyant le chômage qui fait des ravages en Égypte, au Liban, en Syrie et en Jordanie, etc. ; ils sont paysans, pauvres venant des banlieues où ils vivent dans la misère, ils sont attirés par le boom économique dû à la première hausse importante du prix du pétrole. En 1990, l’invasion du Koweït par l’Irak va bouleverser cette situation et les travailleurs originaires de Jordanie, du Yémen, du Soudan ou de Palestine seront les victimes de vagues d’expulsion. Les émirats du Golfe expulsent tous les ressortissants dont le pays ou les régimes sont supposés soutenir l’Irak, et notamment au Koweït où les Palestiniens représentaient à l’époque près de 40% de la population.

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août 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, 6) Leur société, Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Koweït, Oman, Qatar | | Pas encore de commentaires

La lutte des sans-papiers continue !

Plusieurs centaines de salariés sans-papiers, en grève en Ile-de-France dans le cadre d’un mouvement lancé le 15 avril, poursuivent leur action pendant l’été, cherchant à ne pas être oubliés d’une opinion publique en vacances et à montrer leur détermination aux autorités.

Si la CGT s’est félicitée début août d’avoir obtenu la régularisation par le travail de 850 sans-papiers (753 selon le ministère de l’Immigration), environ 650 autres dossiers qu’elles a déposés avec l’association Droits Devant sont toujours en attente dans les préfectures d’Ile-de-France.

Pendant l’été, les examens de dossiers continuent, mais au ralenti. On nous a promis de nouvelles convocations après le 15 août“, explique Christophe Cosmano, délégué CGT du Bistro Romain des Champs-Elysées, où 32 salariés occupent depuis le 20 mai une partie du deuxième étage du restaurant.

Tous les jours, les grévistes, avec douze collègues du Quick mitoyen également en grève, installent leurs chaises, quelques drapeaux CGT et deux tire-lires bricolées dans des seaux sur “la plus belle avenue du monde” investie par les touristes.

On veut juste rester en vue“, explique Abdulaye Diabi, 25 ans, employé depuis 2002 dans une entreprise de nettoyage, sous-traitant pour Quick.

A côté, le service en terrasse du Bistro Romain se poursuit; devant eux passent les touristes. Certains regardent sans s’arrêter, d’autres sourient à la vue de la banderole “Il n’y a pas que le carpaccio qui est à volonté, les jours de grève aussi !“, mais rares sont ceux qui s’arrêtent pour donner quelques pièces.

On rassemble 15 euros au maximum. C’est moins qu’avant l’été, où ça pouvait atteindre 80 euros par jour“, raconte M. Diabi.

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août 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Afrique du Sud : Grève générale contre la hausse des prix

Une grève générale a paralysé l’économie sud-africaine mercredi 6 août. Le Congrès des syndicats d’Afrique du Sud (COSATU) a appelé ses deux millions d’adhérents à un débrayage de 24 heures pour protester contre la hausse des prix des denrées alimentaires et du pétrole. L’appel à la grève avait été précédé par une annonce de la hausse des tarifs d’électricité de 27,5 pour cent.

Les témoins ont décrit une marée de grévistes déferlant dans les rues de Pretoria en direction du siège du président Thabo Mbeki. D’autres rassemblements ont eu lieu à Durban, Cape Town, Ladysmith, Klerksdorp, Polokwane et Witbank.

Les mines d’or étaient fermées, le transport en commun paralysé et les usines automobiles à l’arrêt. Anglogold Ashanti, le troisième producteur mondial d’or, a dit que toutes ses mines étaient fermées pour la journée. « Nos activités minières ont été touchées, » a dit Alan Fine, « et aucun puits ne fonctionne aujourd’hui. ». La compagnie n’a pas voulu révéler le montant de ses pertes de production. Harmony, le cinquième plus important producteur d’or du monde, a dit que ses mines avaient toutes été affectées par la grève.

Lesiba Seshoka, porte-parole du Syndicat national des mineurs a déclaré aux journalistes, « Dans les Etats libres en province toutes nos branches participent à l’action du COSATU et presque toutes les opérations d’Harmony sont bloquées. »

Les mines d’Harmony avaient également été touchées par une grève la semaine passée, les travailleurs de la société ayant observé une journée de deuil pour un collègue qui avait été tué. Les deux journées de grève sont supposées avoir coûté entre 60-70 kg d’or à l’entreprise.

Anglo Platinum, le leader mondial du platine a dit que 71 pour cent de ses salariés étaient en grève. Impala Platinim, le second producteur mondial de ce métal, a rapporté que 40 pour cent de son effectif étaient en grève.

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août 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Afrique du Sud | | Pas encore de commentaires

De Marrakech à Bouarfa : La prison pour les contestataires

Le tribunal de première instance de Marrakech a confirmé, hier, les sentences prononcées à l’encontre des sept étudiants détenus à la prison de Boulemharez.

Younes Salmi, Hafid Hafidi, Nacer Hssaïn, Mansour Aghrid, Mohamed Idrissi, Hicham Idrissi et Rédouan Zoubairi ont été condamnés à une année de prison ferme en plus d’une amende de 1500 dirhams chacun.
L’arrestation des personnes précitées est survenue suite à des incidents qui ont secoué la cité universitaire en mai dernier après une intoxication alimentaire des étudiants qui a provoqué leur colère, dégénérant en confrontation directe avec les forces de l’ordre de la ville ocre.

Dans une manifestation organisée à l’occasion, les étudiants contestataires ont demandé une hausse du montant de la bourse d’étude ne dépassant pas actuellement les 800 dirhams par trimestre. D’un autre côté, ils ont revendiqué l’accès au transport pour leurs camarades de Zagora, Tata et Agdez, etc.

Finalement, et après une violente confrontation avec les forces de l’ordre, la manifestation s’est soldée par l’arrestation de plusieurs étudiants dont 19 ont été présentés à la justice.

A Bouarfa, au moment où nous mettions sous presse, nous apprenons que des membres de l’AMDH (Association marocaine des droits humains) et de l’Association nationale des diplômés chômeurs ont organisé une caravane de soutien à trois de leurs camarades détenus dans la prison de Bouarfa, qui continuent leur grève de la faim depuis 21 jours.

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août 13, 2008 Posté par xxx | 7) Répression, Maroc | | Pas encore de commentaires

Le travail reprend à Brussels Airport

Le mouvement de grève des bagagistes de l’aéroport de Bruxelles a pris fin mercredi aux environs de 2 heures du matin, après l’accord intervenu entre syndicats et direction d’Aviapartner sous la houlette du conciliateur social André De Gieter. Les équipes de nuit ont immédiatement repris le travail. Mardi après-midi déjà, les salariés de Flightcare, la plus importante société de gestion des bagages active sur le site de Zaventem, avaient repris le travail après un référendum interne sur les propositions de leur direction destinées à faire baisser la charge de travail.

Par leur mouvement de grève surprise entamé dimanche soir les travailleurs d’Aviapartner voulaient dénoncer le manque de personnel et la hausse de la charge de travail des bagagistes en cette période de vacances. La direction de la société a, selon Kurt Callaerts de la CSC, accepté de mettre au travail un nombre significatif de personnes supplémentaires et de remplacer un certain nombre de contrats temporaires et de contrats à temps partiel en contrats à durée indéterminée et à temps plein.

Mise en place d’un service de médiation

Par ailleurs un service de médiation auquel le personnel pourra désormais déposer directement ses griefs sera mis en place et un équipe de garde de quatre personnes prêtes à renforcer les effectifs en cas de manque de personnel sera constituée.

La proposition présentée sous l’impulsion du concilateur social nommé mardi, a été jugée acceptable par les représentants syndicaux qui l’ont immédiatement présentée et défendue devant les travailleurs qui ont repris le travail sans même passer par un vote, les garanties ayant été jugées suffisantes.

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août 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Belgique | | Pas encore de commentaires

28 enseignants contractuels arrêtés

Des éducateurs de plusieurs générations ont été malmenés puis arrêtés au vu et au su de tout le monde. «On a marre de Benbouzid», tel est le slogan choisi par les manifestants pour exprimer leur ras-le-bol de la situation qu’ils vivent depuis quelques temps.

Le Sit-in, que devait tenir hier devant la présidence de la république les enseignants contractuels grévistes de la faim depuis plus d’un mois, a été empêché par les forces de l’ordre. 28 d’entre-eux ont été malmenés puis arrêtés par les services de sécurité. Un important dispositif de sécurité a été mis en place depuis la matinée pour envahir tous le quartier d’El Mouradia où se situe la Présidence afin d’empêcher les manifestants d’y approcher. Des casques bleus et des policiers en civil, nombreux sur les lieux ,ont même empêchés les journalistes et les photographes d’accomplir leur travail. Le ton a durci entre les services de sécurité qui ont reçu des ordres d’empêcher la manifestation et arrêter les manifestants et entre les enseignants en grève de la faim déterminés à arracher leurs droits. Le président du Conseil national de la santé publique, présent hier sur les lieux, a tiré la sonnette d’alarme sur l’état de santé des grévistes.

«Si dans une dizaine de jours les grévistes n’arrêtent pas leur mouvement, ils risquent la mort», a-t-il alerté, tout en ajoutant que son instance est contrainte de saisir l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le représentant du CNSP a même signalé deux tentatives de suicide parmi les grévistes et le cas d’une enseignante dépressive.

Par contre, l’audience avec le conseiller de la présidence, qu’envisageait la délégation chargée de lui remettre une lettre contenant leurs revendications et le danger qui guette les grévistes, n’a pu non plus avoir lieu. Les enseignants, dont la majorité sont épuisés par la faim, ont été maltraités puis arrêtés par les services de sécurité au moment où leur groupe commençait à se constituer.

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août 13, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, Algérie | | Pas encore de commentaires