Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Colère des ouvriers de France Champignon face aux licenciements

Une vingtaine de salariés d’une conserverie de champignons à Branoux-les-Taillades (Gard), “désespérés” par la fermeture annoncée de leur usine, ont brûlé une partie du stock pour que la direction améliore son plan social, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Cette conserverie appartient à France Champignon, propriété du fonds d’investissement français Butler Capital, et numéro deux mondial du marché des champignons.

On nous a annoncé brutalement la fermeture de l’usine le 5 juin. La direction a évoqué à chaque fois des raisons différentes et a refusé les propositions pour un repreneur. Nous sommes en grève depuis deux mois, on occupe l’usine mais la direction continue de nous faire des propositions dérisoires pour le plan social“, a déclaré à l’AFP par téléphone un des délégués (CGT) du personnel, Gilles Becu.

Alors, hier (mercredi), on a brûlé des champignons du stock, des morilles et des cèpes en attente de conditionnement“, a-t-il ajouté.

Si la direction continue de nous traiter avec un tel mépris, comme des Kleenex qu’on jette après 20 ou 30 ans de boîte, on continuera aussi“, a affirmé le syndicaliste.

Selon les grévistes, le stock de champignons dans la conserverie vaut environ un million d’euros.

Les salariés qui déplorent que toutes les propositions sur une reprise de l’usine soient systématiquement écartées par France Champignon, demandent maintenant une amélioration du plan social proposé par l’entreprise.

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août 14, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire

Journal de femmes de chambre en grève

Soixante-dix-sept jours que les salariées de Manet occupent leur entreprise de nettoyage pour obtenir leur régularisation et de meilleures conditions de travail.

Tous les jours les mêmes gestes : changer les draps, nettoyer les toilettes, faire la poussière, passer l’aspirateur… Femmes de chambre dans les hôtels de luxe de la capitale, elles s’usent le dos pour des salaires de misère. Mariam Traoré, jolie Malienne de vingt-six ans, est de celles-là. Ou plutôt était. Jusqu’à ce que, un jour de printemps, elle voie les cuisiniers sans papiers en grève du restaurant parisien Chez Papa. Une révélation. Elle interpelle la CGT : « Vous avez besoin de femmes ? Parce que nous aussi on est traitées comme des esclaves. » Pleine de bagou, elle réussit à convaincre quelques collègues et, le 23 mai, ils sont huit salariés de l’entreprise de nettoyage Manet (11e arrondissement de Paris), sept femmes et un homme, à déclarer la grève. Comme on déclare la guerre. D’abord, la clandestinité les épuise. « Même quand on va au travail, on a peur, soupire Mariam. Ce n’est pas une vie. » Depuis des années, huit ans pour la plus ancienne des grévistes, elles travaillent en France, cotisent à la Sécurité sociale, à la caisse de retraite mais restent en situation irrégulière, à la merci du moindre contrôle de police qui pourrait faire basculer leur vie en les renvoyant dans un ailleurs qu’elles répugnent même à effleurer du souvenir.

Née à Bamako, au Mali, Mariam Traoré n’a pas seize ans quand son père la marie de force à un homme de soixante-douze ans. Le lendemain de la noce, Mariam s’enfuit, sans un bagage. Direction le Sénégal, où elle restera quelques années. En février 2006, elle débarque à Paris où elle travaille depuis comme femme de chambre. Le dos et les genoux en miettes, Mariam insiste : cette lutte leur permet aussi de dénoncer leurs conditions de travail.

Pour les salariées de Manet, la semaine commence avec le planning hebdomadaire. En moyenne, 15 à 18 chambres d’hôtel à nettoyer chaque jour. Les chanceuses ont « un fixe » : un lieu de travail permanent, les autres changent de lieu tous les jours, ou toutes les semaines. « On doit nettoyer trois chambres et demie en une heure, raconte Mariam. C’est impossible. Comme on est payées à la chambre, on commence à 9 heures, parfois on termine à 16 heures, mais on ne gagne pas plus. » Et d’ironiser : « Nous, on travaille plus pour gagner moins. » Les salaires, fluctuants, s’étalent de 200 à 400 euros par mois.

Dans le petit local occupé par les grévistes, les soixante-dix-sept jours de grève jouent sur le moral.

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août 14, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Un commentaire

Le calvaire des employés des unités industrielles d’El Marsa

Le personnel des sociétés de congélation et de transformation de poisson surexploité, se plaint des conditions de travail.

Licenciements abusifs, non déclaration à la CNSS, accidents de travail et harcèlement sexuel sont le lot quotidien des employés des usines d’El Marsa.

Il y a quelques semaines, le personnel relevant des unités de transformation et de congélation de poisson à El Marsa, a organisé des marches et des piquets de grève pour protester contre la surexploitation dont ils sont l’objet de la part de leurs employeurs.

Selon quelques-uns parmi les grévistes que nous avons rencontrés, la situation est devenue intenable et les autorités concernées ne font rien pour mettre fin à cette exploitation inhumaine dont ils sont victimes.

Leur situation est on ne peut plus insoutenable :

Les retards dans le règlement des salaires, l’abus sur les femmes travaillant dans ces unités qui sont soumises à un genre de test tout à fait particulier qui se déroule dans des chambres aménagées, à côté du bureau de certains directeurs, les horaires de travail qui ne sont soumis à aucune législation, l’absence de toute garantie sociale. A croire que ces employeurs font fi de toutes les lois qui régissent l’emploi dans ce pays ou que les employés appartiennent à une catégorie de personnes nées pour être exploitées sans vergogne.

« Nous en avons assez de cette situation », nous déclare une employée au sein de l’une de ses unités qui, dit-elle, ne peut témoigner, au grand jour, ni même donner son nom du fait de la honte qui en résulterait.

« Si vous ne donnez pas satisfaction au patron sur tous les plans (sexuel, surtout), vous êtes licencié sans aucun droit.

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août 14, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, Maroc | | Pas encore de commentaires

Que crèvent les nations ! Vive l’internationalisme !

Il est frappant qu’au sein même de l’extrême-gauche on peut trouver des courants ou des camarades qui pleurent la « destruction des cultures nationales » par la « mondialisation ». Dès 1847, Marx et Engels soulignent déjà dans le Manifeste du Parti Communiste le caractère mondial du mode de production capitaliste :

« Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit Les oeuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle. » (…)

Tant pis pour ceux qui croient avoir découvert la « mondialisation » et pense avoir ainsi trouver un « nouveau stade » du développement capitaliste. Ce passage du Manifeste reste d’une actualité brûlante. Quant à ce qui concerne les « productions de l’esprit », Marx et Engels observaient très justement un mouvement qui n’en était qu’à son balbutiement en 1847 et qui, aujourd’hui, est plus que jamais une réalité. En plus de la littérature, le cinéma et la musique, et finalement toutes les productions de l’esprit, sont effectivement devenues universelles. Grâce aux formidables avancées technologiques, ce sont, quasiment au même moment, les mêmes films que l’on peut voir dans les cinémas de Buenos Aires, de Dhaka, de Londres ou de Moscou, et des jeunes gens dansent sur les mêmes chansons de Téhéran à Dakar. Bien sûr, cette culture mondiale est aujourd’hui bourgeoise, et il ne peut en être autrement, encore que, le mouvement ouvrier aussi a diffusé une culture qui dépasse depuis longtemps l’étroit cadre national. Si l’Internationale a d’abord été écrite en français, elle est devenue la chanson la plus traduite au monde et l’hymne des ouvriers de tous les pays. Le 1er Mai, né dans les luttes ouvrières d’Australie, a depuis longtemps traversé les océans… quant à la littérature socialiste et communiste, elle a été traduite en de nombreuses langues, et on discute de Marx, de Lénine, de la Commune ou de la Révolution Russe en chinois, en anglais, en farsi, en islandais ou en ourdou. Et surtout, on note que Marx et Engels ne versent pas la moindre larme, n’expriment pas le moindre regret en observant ce phénomène de « mondialisation » de la société capitaliste, au contraire, ils considèrent ceux qui regrettent ce phénomène mondial de réactionnaire.

Plus loin, toujours dans le Manifeste du Parti Communiste, Marx et Engels écrivent :

« En outre, on a accusé les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité.
Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas.
(…)
Déjà les démarcations nationales et les antagonismes entre les peuples disparaissent de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’ils entraînent.
Le prolétariat au pouvoir les fera disparaître plus encore
. »

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août 14, 2008 Posté par xxx | 4) Histoire et théorie, International | | Pas encore de commentaires

Pourquoi les CRA brûlent-ils ?

Les prisons pour étrangers prennent feu parce qu’elles ont vocation à distiller le désespoir et l’humiliation pour les étrangers sans papiers détenus : pour un grand nombre d’entre eux, l’étape suivante est un bannissement de 5 ans et le rejet, dépourvus de tout, sur le tarmac d’un pays qui n’est plus ou pas le leur.

Derrière les écrans de fumée des propos gouvernementaux, une réalité honteuse : la famille Sylejmani déportée au Kosovo en moins de dix heures par avion spécial.

Arrêtée à son domicile de Pau le 7 août à 6 heures du matin, la famille Sylejmani, convoquée le 25 septembre devant la Commission nationale du droit d’asile, a été embarquée à 11 heures dans un petit avion, accompagnée de cinq policiers ( !), directement vers Priština. Qui parle de déficit budgétaire ?

Au passage la police, nombreuse, avait capturé une fillette amie hébergée pour la nuit, (qui avec sa famille avait été détenue dans le centre de rétention d’Hendaye au début de l’été). Alma, 10 ans, Drenusha, 8 ans et Albin, 5 ans dans quelques jours, élèves de l’école Gaston Phoebus de Pau, sont arrivés avec leurs parents à Pristina à 16 heures, leur père a gardé les mains liées pendant tout le voyage, risquait-il de s’évader ?

Quelle justification pour ces opérations brutales et coûteuses sinon celle de court-circuiter soutiens et mobilisation ?

Les CRA brûlent parce que des étrangers y sont privés des droits que leur reconnaissent les lois votées par les représentants du peuple français : père , beau-père, conjoint de Français, peu importe : c’est l’expulsion !

Christian Kabengele, (Congo RDC), expulsé le 31 juillet 2008. Il est le conjoint d’une Française et le père d’un fils français. De ce fait, il a vocation à être régularisé. (art. L313-11 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). A preuve, les services de la préfecture du Loiret lui ont demandé, dans un courrier du 28 juillet, de compléter par des documents sa demande de régularisation relancée en juin. Le secrétaire général du Loiret, alerté le 29 juillet par la femme de Christian, n’a rien voulu entendre.

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août 14, 2008 Posté par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Benbouzid sacrifie ses enseignants grévistes

Dieu, qu’il est affligeant de savoir que 30 de nos honorables enseignants crèvent de faim dans les locaux du Snapap, pendant que notre éternel ministre de l’Education fait bronzette à Club des pins où sur une île paradisiaque de la Méditerranée.

Affligeant oui, de savoir que les oreilles de Benbouzid n’ont pas pu capter les cris de détresse humaine lancés par ces laissés-pour-compte alors que Fred Van Leeuwen de l’internationale de l’éducation (IE) a écourté ses vacances le temps d’envoyer un message de soutien aux grévistes de la faim depuis Bruxelles ! Faudrait-il qu’il y ait mort d’homme pour que le ministre de l’Education daigne consacrer un peu de son précieux temps à ces malheureux enseignants qui ont eu la malchance de servir son secteur du temps des vaches maigres ? Est-ce une façon de traiter ces messieurs et ces dames à qui la République a confié l’éducation de milliers d’enfants des années durant ? C’est assurément une drôle de façon de remercier ces contractuels pour services rendus. Quel sentiment éprouveraient donc ces millions d’élèves en regardant le sort réservé à leurs maîtres ? On s’en doute, « El wazir » ne se pose pas ce genre de questions pas plus que ses enfants qui ont dû fréquenter une autre école où l’enseignant est élevé en haut de la hiérarchie des valeurs citoyennes. La place de l’éducateur est sans doute ailleurs que dans un petit local vide, affalé à même le sol et où il reçoit quelques bâtons de sucre de survie… C’est la triste quotidienneté de nos contractuels qui observent une grève de la faim, à huis clos et depuis un mois, sans que la générosité de la République se manifeste. Pas même la solidarité nationale de Ould Abbès si prompt à agir quand il s’agit de la monnayer politiquement. Il est vrai que, par leur action, nos enseignants incommodent la tranquillité de nos gouvernants. Benbouzid refuse obstinément de les écouter au risque de se laisser convaincre… lui l’enseignant.

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août 14, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, Algérie | | 2 commentaires