Paris : Les dernières luttes à La Poste
Grève à la PIC Paris Sud Wissous, grève dans l’ACP du bd Ney, débrayage massif à Paris 17 PDC, un été chaud à Paris !
PIC Paris Sud Wissous : pas de trève sociale pendant la montée en charge !
Depuis l’ouverture de la PIC Wissous, rien ne va : sous-effectif, PV débiles, sanctions à tout va… Pour donner l’ambiance, en décembre dernier, 12 CDI en période d’essai ont été giclés brutalement et sans aune raison… Pour tous les collègues arrivant de Brune et de Bonvin, c’est l’amertume et la colère d’avoir perdu des conditions de travail, qui si elles étaient loin d’être idéales, restaient toutefois plus humaines. Flicage, perte des acquis (pause en moins, sentiment d’isolement, temps de transport ralongés, environnement ” usine “…) et sous-effectif incroyable (il manquerait au moins 80 agents sur la PIC) sont à l’origine de la colère.
C’est lors d’une heure d’infos de SUD mardi 3 juin que les agents partent en délégation de masses et c’est à plus d’une cinquantaine que nous nous retrouvons chez le directeur et exposons nos revendications. Et lundi 23 juin au soir, le ras-le-bol éclate : grève majoritaire sur préavis SUD (la direction refuse de nous communiquer les chiffres de grève), premier piquet de grève (historique ! Avec toutes les difficultés pour faire un piquet de grève dans une ZI paumée) ! Pour les collègues, le but est atteint : bloquer le centre pendant deux jours pour faire capter à la boîte qu’on ne pouvait pas continuer comme ça, et se manifester avant la trêve estivale de juillet – août.
A Wissous nous n’accepterons jamais le flicage et les brimades des cadres et des directeurs !
Poursuite de la grève à la SOCATEL
Le personnel de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) a décidé lundi, au cours d’une assemblée générale, de reconduire la grève déclenchée le 11 août dernier pour revendiquer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires et le financement du projet de la téléphonie mobile pour un coût de 1milliard de FCFA.
«Le mouvement de grève est reconduit une fois de plus pour une durée de huit jours car nos revendications sont restées insatisfaites jusqu’au jour d’aujourd’hui», a indiqué à APA le délégué du personnel Etienne Kangabé, qualifiant «d’infondées» les informations faisant état du versement de 500 millions de FCFA par le gouvernement centrafricain.
«La SOCATEL n’a reçu aucun rond dans sa caisse de la part du gouvernement et donc la grève va se poursuivre jusqu’à satisfaction totale des revendications», a conclu M. Kangabé.
Dans un communiqué publié dimanche dernier, le président du conseil d’administration de la SOCATEL, M. Lévys Yakité, a appelé le personnel à reprendre le travail dès lundi matin car le gouvernement venait de débloquer 500 millions CFA représentant la moitié de la somme revendiquée pour payer les arriérés de salaires et les équipements techniques.
APA, 19 août 2008
Iran : 2.000 personnes manifestent contre les « crimes d’honneur »
Le 14 août, dans le village de Kani Dinar (région de Marivan, Kurdistan d’Iran), Fereshteh Nejati, âgée de 18 ans, a été poignardée en pleine rue par son père, qui lui a coupée la gorge et donnée plusieurs coups de couteau au visage parce qu’elle avait demandé le divorce. Fereshteh avait été forcée de se marier à lorsqu’elle avait quatorze ans.
Elle a fuit dans la maison de son oncle pour obtenir un abri après que son père l’ait menacée de mort, mais son père est venu pour l’emmener de force et l’a assassinée le jour même.
Plus de 2000 personnes se sont rassemblées dans la ville de Marivan pour manifester contre les crimes « d’honneur » puis se sont rendues jusqu’à l’hôpital. De l’argent a été collecté pour que le corps de Fereshte soit enterré dignement.
Les manifestant(e)s demandaient que l’assassin soit arrêté et soit jugé pour avoir assassiné sa fille. La foule montrait une énorme colère contre le meurtrier. La manifestation demandait aussi un changement de la législation pour qu’elle soit plus favorable aux femmes et en particulier contre les prétendus meurtres « d’honneur ».
Empêcher l’exécution du syndicaliste enseignant Farzad Kamangar
Chers collègues,
Farzad Kamangar, un enseignant de 33 ans et ancien syndicaliste de la province du Kurdistan iranien, risque d’être exécuté suite à un procès inique.
Ces dernières semaines, l’Internationale de l’Education (IE) a écrit au gouvernement iranien afin de lui demander de garantir l’équité judiciaire pour Farzad Kamangar et les autres syndicalistes emprisonnés. En dépit des efforts conjoints de diverses campagnes nationales et internationales, la peine de mort prononcée à l’encontre de Farzad Kamangar a été confirmée par la Cour suprême le 11 juillet 2008. En outre, des collègues syndicalistes et des défenseurs des droits humains iraniens, qui ont manifesté leur solidarité avec Farzad, ont fait l’objet de mesures d’intimidation de la part des autorités iraniennes.
L’arrestation, la détention et la condamnation de syndicalistes en raison de leurs activités légitimes de défense des droits humains et syndicaux constituent non seulement des violations graves des droits fondamentaux, mais créent en outre un climat de peur préjudiciable au développement d’activités syndicales en Iran.
Contexte
Farzad Kamangar, qui a travaillé comme enseignant dans des zones rurales et est un militant des droits humains, est accusé de terrorisme en raison de sa prétendue affiliation au Parti des travailleurs kurdes, le PKK. Selon son avocat, Khalil Bahramian, il n’existe aucune preuve permettant de justifier l’allégation selon laquelle M. Kamangar aurait «mis en danger la sécurité nationale». Son avocat, qui n’a pas été autorisé à le défendre, a déclaré que le procès de Farzad était contraire à l’article 168 de la Constitution iranienne: «Les délits politiques et de presse doivent être jugés publiquement et en présence d’un jury, devant une cour de justice». En l’espèce, un seul juge a examiné l’affaire en cinq minutes et l’accusé n’a pas été autorisé à s’exprimer.
Auch : La lutte continue au CHS
Le conflit et la grève à l’hôpital psychiatrique sont entrés hier dans leur huitième semaine. « Le service est assuré normalement malgré la grève. Dans une clinique privée où des activités auraient été stoppées, croyez-moi, des solutions auraient été rapidement trouvées au niveau de l’emploi », indique Fabrice Lamarque, l’un des porte-parole des grévistes. Près d’une semaine après la prise de la délibération actant enfin la demande de 10 postes de soignants (8 infirmiers + 2 aides-soignants), personnels et syndicats seraient au fond toujours inquiets. « On sent qu’il n’y a pas de réelle volonté de désamorcer le conflit de la part de la direction. »
Mardi dernier, au terme d’une journée d’action spectaculaire à l’entrée du CHS, les grévistes avaient acquis à la hussarde la rédaction et la co-signature (1) d’une délibération censée faire rapidement son chemin vers la DDASS et l’Agence régionale d’hospitalisation. Mais ce n’est qu’hier, une fois passé le long pont du 15 août, que la délibération aurait été transmise à la DDASS, laquelle doit se prononcer sur la légalité d’un texte amputé entre autres de l’avis de la commission médicale d’établissement du CHS.
Confirmation de la préfecture, hier soir : « Nous n’avons pas reçu l’acte en question, dont nous ignorons le contenu. Nous ne pouvons donc y répondre ! »
Plus le temps passe, plus l’inquiétude grandit du côté des personnels, certains médecins y compris : « On conteste toujours la logique de projet de la direction de cet hôpital. Les postes demandés le sont indépendamment des nouvelles activités qui pourraient voir le jour. » Il y a peu, Jean-Pierre Lala, directeur du CHS, lâchait : « Je ne créerai pas de déficit, y compris sur l’emploi. » Et Fabrice Lamarque de répondre : « Il y a deux poids deux mesures. Lors du précédent projet d’établissement, sur l’unité Charcot par exemple, on prévoyait douze infirmiers. La direction n’a pas hésité à supprimer deux postes, jamais redistribués… »
Enseignants contractuels : Le mépris Benbouzid
Ils sont à leur 37e jour de jeûne de protestation et visiblement à mille lieues de se faire entendre par les hauts responsables du gouvernement. Les enseignants contractuels en grève de la faim depuis le 14 juillet dernier frôlent la mort à chaque instant.
Dans une totale indifférence des pouvoirs publics. Le dernier rapport médical traitant de l’état de santé des grévistes, signé dimanche par le président du Conseil national de la santé publique, Houari Kadour (rendu public hier par le syndicat autonome Snapap) est des plus alarmants.
Hypoglycémie, difficultés respiratoires aigues, chute de poids très marquée de l’ordre de 66%, lit-on entre autres dans la synthèse du rapport en question.
Les enseignants contractuels comptent rééditer aujourd’hui leur sit-in devant la Présidence, à El Mouradia. La répression féroce qui s’est abattue sur les syndicalistes et enseignants lors des deux récentes tentatives de rassemblement ratées du 12 août et du 23 juillet à El Mouradia et devant le siège du ministère de l’Education nationale ne semble pas dissuader l’Intersyndicale autonome.
De son côté, le département de Benbouzid, qui avait, rappelons-le, annoncé en juillet passé un recrutement massif dans le secteur de l’éducation et 26 000 nouveaux postes budgétaires, ne semble pas prêt à lâcher du lest. Bien au contraire. Le ton est plus que jamais au durcissement, en témoigne le communiqué rendu public hier par le cabinet du ministère de l’Education nationale.

Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

