Soutien des six centrales centrafricaines au syndicat autonome des télécommunications
Les six Centrales syndicales centrafricaines ont décidé d’apporter leur soutien au syndicat autonome des télécommunications qui a déclenché une grève le 11 août pour réclamer notamment le paiement de trois mois d’arriérés de salaires et l’achat des équipements techniques pour la mise en œuvre d’un projet de téléphonie mobile.
La satisfaction de ces revendications nécessitent le versement à la société centrafricaines des télécommunications (SOCATEL) d’une somme de un milliard de FCFA par le gouvernement.
Au cours d’une assemblée générale, jeudi à Bangui, la Confédération chrétienne de Centrafrique (CCTC), la Confédération nationale des travailleurs de Centrafrique (CNTC), la Confédération syndicale des travailleurs de Centrafrique (CSTC), l’Organisation syndicale libre du secteur public (OSLP), l’Union générale des travailleurs de Centrafrique (UGTC) et l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) ont menacé de mobiliser leurs adhérents pour un débrayage général, pour réclamer le paiement immédiat des cinq mois d’arriérés de salaires dus aux travailleurs par l’actuel régime du président François Bozizé, le déblocage des avancements dans la fonction publique et le paiement de la somme de un milliard de FCFA réclamée par les grévistes de la SOCATEL.
Outre l’apurement des trois mois d’arriérés de salaires dus au personnel, la somme est aussi destinée à acheter des terminaux pour le projet ZTE, des câbles pour réaménager le réseau filière pour l’Internet haut débit et niveler les comptes de la SOCATEL dans les différentes banques de la place.
Le limogeage jeudi du directeur général de la SOCATEL, Marcel Ngaïssio, soutenu par les syndicats et le personnel pour les efforts de redressement qu’il déploie depuis sa prise de fonction, est venu aggraver la crise.
Corse : Fin de la grève à Kyrnolia
L’épilogue du conflit Kyrnolia, filiale de Veolia, en charge d’une partie de la distribution de l’eau de consommation en Corse, s’est joué, hier, au trente-troisième jour de grève avec la signature à la mairie d’Ajaccio d’un protocole d’accord entre la direction et les employés CEO.
Les négociations avaient eu lieu la veille au soir et s’étaient poursuivies jusqu’à 23 h 30 réunissant les deux parties ainsi que les élus du pourtour ajaccien et la directrice départementale du travail.
Après cinq heures d’âpres discussions, Paul-Antoine Luciani qui représentait Simon Renucci en tant que maire et président de la CAPA, s’est félicité de cette issue : « Nous avons créé un espace de dialogue pour permettre à tout le monde de sortir de cette situation avec dignité ».
Le premier adjoint au maire d’Ajaccio précisait par ailleurs que les « élus représentant l’autorité concédante prendraient part au comité de suivi ».
Reprise du travail dans le calme
Dans la matinée les délégués soumettaient ce protocole à leur assemblée générale dans les locaux de la CGT, à Ajaccio. Laurent Alonso et Fabrice Duval qui ont pris part aux négociations ont exposé deux heures durant à leurs collègues la nature des acquis obtenus. « 115 euros mensuels pour chaque salarié, une commission paritaire d’avancement et la notification qu’aucune sanction ne serait retenue contre les grévistes. »
La Réunion : Les contractuels de la Poste en lutte pour les salaires
Une dizaine de contractuels de La Poste se sont donné rendez-vous, hier, devant la direction de l’établissement située rue Maréchal-Leclerc à Saint-Denis. Regroupés au sein du collectif ACO, ils réclamaient une réévaluation de leur pouvoir d’achat. “Les fins de mois sont difficiles à boucler avec un salaire mensuel inférieur à 1 200 euros net, notamment avec des loyers qui dépassent souvent les 600 euros,” déplore Dominique Meunier, représentant de la CGTR-PTT.
Pour faire face à ces difficultés, les membres du collectif réclament donc une augmentation de salaire pour les 700 contractuels de La Poste. “Notre revendication est simple : un salaire mensuel de 1 500 euros net sur 13 mois, ainsi qu’un doublement de notre prime ultramarine. Nous pensons que cette demande est légitime car La Poste fait aussi travailler des fonctionnaires qui touchent, à travail équivalent, un cachet double de celui des contractuels. Et puis, ce n’est pas comme si nous étions une entreprise qui perd de l’argent”, ironise Dominique Meunier.
En attendant que leur demande fasse écho auprès de la direction, les membres de l’ACO envisagent d’organiser une manifestation tous les 21 du mois. “Il ne s’agira pas forcément d’une grève ou d’un rassemblement, mais nous rappellerons à la direction qu’il faut se préoccuper de notre cas”, indique Dominique Meunier qui précise que ces mouvements d’humeur auront lieu “jusqu’à la tenue des négociations annuelles obligatoires, en février prochain”.
Clicanoo, 22 août 2008

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