Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Grève des salariés sans-papiers : Pas de trêve estivale

Ils ont pris des risques dictés par la nécessité. Ils n’éprouvent pas de honte : ils ont fait leurs preuves. Ils veulent simplement sortir de l’ombre, obtenir une carte de séjour régulière et retrouver leur véritable identité.

Ils travaillent depuis trois, cinq ou dix ans souvent dans la même entreprise. Intérimaires, en CDD ou en CDI.

Ils sont chargés de famille ou célibataires.

Chaque mois, ils touchent leur salaire, paient leur loyer, paient leurs impôts et charges sociales (chômage, Sécurité sociale, mutuelle).

Une partie de leur salaire assure la survie d’une large famille dans leur pays d’origine, c’est ce qui les a poussés vers la France.

Ils sont venus pour travailler. Ils sont courageux (à des postes difficiles), travailleurs. Ils se lèvent tôt.
Les entreprises françaises ont besoin d’eux comme en témoignent les nécessités complices à leur endroit.

Ils sont des milliers en France et pas tous employés par des entrepreneurs voyous, loin s’en faut.

Ceux dont il est question ici travaillent dans des entreprises telles que : Véolia à Wissous, Millénium à Igny, Samsic à Massy, Stern à Verrières-le-Buisson, BBF à Ormoy, Urbaine des Travaux à Viry-Châtillon…

Ils sont soutenus par la CGT et Droits devant, selon les lieux, par la Ligue des droits de l’homme, le Secours populaire, Peuples solidaires, Réseau éducation sans frontières, Attac… par des avocats et des médecins… avec plus ou moins de bonheur par les Conseils municipaux concernés qui bien souvent assurent une partie de leur restauration, par les partis politiques : PC, PS, Verts, LCR…

Partout s’organisent des solidarités autour des piquets de grève des salariés sans-papiers qui ont décidé de devenir visibles.

Ce qui suit est une petite chronique pour un monde plus juste et plus généreux extraite de messages échangés au sein d’une liste de diffusion de la Maison du monde (affiliée à Peuples solidaires) à Evry.

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août 26, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Kéolis-Lyon (TCL) : Grève le 4 septembre

Lyon : Ils avaient annoncé en juillet une « rentrée mouvementée ». Les syndicats des transports en commun lyonnais (TCL) tiennent parole. Réuni au sein d’une intersyndicale, l’ensemble des organisations des TCL ont déposé en juillet un préavis de grève pour le jeudi 4 septembre. Ils entendent protester contre le projet de la direction de dénoncer les « accords et usages » au sein de Keolis Lyon, l’entreprise qui exploite le réseau, en vue d’harmoniser le statut des 4 300 salariés et « d’améliorer le dialogue social ».

Bien que Bernard Tabary, directeur de Keolis Lyon, ait précisé en juillet que « les contrats de travail, les 35 heures ou le 13e mois n’étaient pas remis en cause », le projet suscite l’inquiétude des syndicats. Une première réunion de cette négociation qui va durer plus d’un an doit avoir lieu le 16 septembre.

« Cette grève est un coup de semonce. Il s’agit de tester le rapport de force. L’automne sera plus chaud que cet été », prévient Jean Gros, délégué CFDT. Le mouvement du 4 septembre, qui s’annonce assez suivi, tombe au plus mal. Il coïncide avec la rentrée scolaire des lycéens. Mais surtout avec la visite à Lyon du jury chargé de désigner la capitale européenne de la culture en 2013. « On avait prévu de prendre les transports en commun pour leur faire découvrir la ville. On utilisera d’autres moyens. Mais la ville est confiante face au sens de la responsabilité des syndicats », a réagi hier la municipalité.

20 Minutes, 26 août 2008

août 26, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | 3 commentaires

Manifestation de sans-papiers intérimaires du BTP à la Défense

Quelques 300 personnes, dont nombre de travailleurs intérimaires sans-papiers, ont défilé mardi au CNIT de la Défense (Hauts-de-Seine) pour “interpeller les donneurs d’ordre du bâtiment“.

A l’appel de l’association Droits devant!! et de l’union syndicale Solidaires Paris, les manifestants ont défilé dans le CNIT de la Défense, actuellement en travaux. “C’est un des chantiers de Vinci, un des principaux donneurs d’ordre dans le BTP“, a expliqué à l’AFP Benoît Clément, représentant de Solidaires.

Nous avons demandé un entretien avec Vinci pour leur demander de régulariser les sans-papiers“, a ajouté le syndicaliste.

Depuis le 3 juillet, 88 intérimaires sans-papiers de la société (d’intérim) Man BTP sont en grève. “Man BTP a monté les dossiers pour les régulariser, mais la préfecture répond que ce n’est pas aux sociétés d’intérim de faire la démarche“, a déploré M. Clément.

Nous avons donc décidé d’interpeller les principaux employeurs de ces sociétés d’intérim“, a-t-il expliqué. Casques de chantier sur la tête, sifflets à la bouche, les manifestants ont déambulé dans le centre de conférence en travaux en scandant des slogans comme “Solidarité avec les sans-papiers“.

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août 26, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

La Géorgie toujours sous tension

Un train explose près de Gori. Les séparatistes sud-ossètes accusent Tbilissi de renforcer ses troupes le long de la frontière.

Un train de marchandise a explosé dimanche sans faire de victimes, à cinq kilomètres à l’ouest de Gori, dans le centre de la Géorgie après avoir heurté une mine. Le convoi transportait des produits pétroliers de la compagnie azerbaïdjanaise Azpetrol, basée à Bakou. Il venait de l’Azerbaïdjan voisin et allait vers le port géorgien de Batoumi, a indiqué le porte-parole du ministère géorgien de l’Intérieur, Chota Outiachvili, qui assure par ailleurs que « la voie ferrée était minée et que c’est la cause de l’explosion ».

La situation sur le terrain n’est pas à la détente. Les séparatistes sud-ossètes ont dénoncé dimanche une nouvelle concentration d’hommes et de matériel lourd géorgiens à leurs frontières. Des forces de Tbilissi auraient tiré dans la nuit de samedi à dimanche en direction de villages du district, faisant fuir les habitants, selon la porte-parole du gouvernement séparatiste à Tskhinvali, capitale de l’Ossétie du Sud. « Les habitants des villages ossètes d’Ortchossane, Abrev, Tsinagar ont passé la nuit dans la forêt, de peur de retourner chez eux », a-t-elle poursuivi.

Temour Iakobashvili, ministre géorgien de la Réintégration des régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, a rejeté ces accusations, mais Tskhinvali envisage de demander en conséquence aux soldats russes de renforcer leur présence.

Quant aux forces russes, elles semblent s’être retirées de l’essentiel de leurs positions en Géorgie, mais elles auraient gardé des postes de contrôle dans le port géorgien de Poti et dans les alentours de Gori. Au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue Dmitri Medvedev, Nicolas Sarkozy a demandé samedi un « retrait rapide des militaires russes présents sur l’axe Poti-Senaki ». D’après l’Élysée, les deux chefs d’État se sont « accordés sur l’urgence de la mise en place d’un mécanisme international sous l’égide de l’OSCE pour remplacer les patrouilles russes dans la zone de sécurité au sud de l’Ossétie ». Le Kremlin a affirmé cependant que l’entretien n’avait pas porté sur un tel « remplacement ».

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août 26, 2008 Posté par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Géorgie, Russie | | Pas encore de commentaires

Montréal : Grève illimitée à l’hôtel Sheraton Four Points

Devant l’impasse dans les négociations, les 88 empoloyés CSN l’hôtel Sheraton Four Points, à Montréal, un hôtel de 196 chambres, ont déclenché en grève générale illimitée.

Les syndiqués souhaitent notamment s’assurer que les services de restauration dans l’hôtel seront toujours offerts par des salariés de l’établissement.

Par ailleurs, tout comme leurs collègues de 41 hôtels en négociations coordonnées au Québec, ils veulent notamment une réduction de la charge de travail des préposées aux chambres, des mesures favorisant la conciliation entre la famille et le travail, des dispositions limitant les recours aux agences de personnel, un meilleur partage du coût des assurances et des augmentations de salaires de 3 pour cent pour chacune des trois premières années et de 4 pour cent pour la dernière année d’un contrat de travail de quatre ans.

Déjà 16 syndicats CSN des hôtels du Québec ont conclu des ententes semblables avec leur employeur.

La Presse Canadienne, 26 août 2008

août 26, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Canada | | Pas encore de commentaires