En Grèce, le mouvement continue
Mardi 30 Décembre, il y aura une manifestation dans la ville de Kalamariá contre la répression de l’Etat.
Athènes : Une manifestation a réuni environ 150 personnes devant le centre commercial The Mall. Les gens ont parcouru le centre commercial en criant des slogans et en distribuant des tracts aux gens. Le pamphlet finissait ainsi : “Contre la misère, restent toujours la résistance et la poursuite de la rébellion. Des centaines d’inculpés et des dizaines d’embastillés nous supplient de continuer notre lutte“. Il y avait également des pancartes : “Tais-toi et Consomme”, “Lui travaille, vote et se tait”, “La conscience naît dans les barricades. Réveille-toi”.
L’arbre du Noël a été dignement orné de P.Q. tandis que son armature a pu se rendre utile : on a tué le temps avec un mini match de football…
Mardi passé, deux personnes ont attaqué une collègue syndicaliste. La camarade est à l’hôpital dans le coma. Ils l’ont attaquée en utilisant du vitriol. L’attaque est liée à l’action syndicale de la collègue, puisqu’elle avait par le passé reçu moultes menaces de la part du bienveillant patronat.
Ce matin, environ 500 personnes ont manifesté au centre d’Athènes et se sont ensuite dirigées vers l’hôpital d’Evangelismós où est la collègue. Cette nuit un concert sera organisé au Centre Culturel (occupé) du quartier Néa Filadélfia : les bénéfices iront à la collègue qui est dans un état critique.
Serres : Mardi 30 Décembre se tiendra une assemblée convoquée par des étudiants et des professeurs.
Ptolemaída : Ce matin a eu lieu un rassemblement d’une soixantaine de personnes sur la place centrale de la ville. Tout de suite les participants ont manifesté en passant par le commissariat de la ville et la mairie dont ils ont peint la façade de l’immeuble !
Algérie : Le rassemblement des contractuels dispersé
Le rassemblement de protestation des délégués des enseignants contractuels a bien eu lieu hier matin à Alger non loin du siège de la Présidence à El Mouradia. La progression d’une cinquantaine de représentants des enseignants contractuels venus des wilayas d’Alger, Tipaza, Blida et Mostaganem a été stoppée au niveau du rond-point menant à la Présidence par les éléments de sécurité dépêchés en force sur les lieux. Le dispositif de sécurité mis en place pour quadriller toutes les rues menant vers El Mouradia avait empêché auparavant une centaine de représentants des enseignants contractuels venus des autres wilayas du pays de rejoindre le lieu du rassemblement. Seul un petit groupe, composé d’une cinquantaine de contestataires, mené par des membres du bureau national du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) avait réussi à passer entre les mailles.
Selon le CNEC, « les policiers ont eu recours à la matraque » pour arrêter la progression de ce groupe de contractuels. « Nous avons été malmenés et matraqués par les policiers. Huit d’entre nous ont été arrêtés et emmenés vers un poste de police », révèle un syndicaliste. Dans l’après-midi, quatre parmi les personnes arrêtées ont été relâchées, alors que les quatre autres étaient toujours au poste de police en fin d’après-midi. Le CNEC dénonce « un énième recours abusif à la force publique pour mater un rassemblement pacifiste des enseignants contractuels ». La présidente du bureau national du CNEC n’a pas écarté une escalade de la contestation dans les mois à venir. « Si la tutelle continue à faire la sourde oreille à nos légitimes revendications, nous serons dans l’obligation de durcir notre mouvement de contestation. Un recours à une grève illimitée de la faim est fort probable », annonce notre interlocutrice jointe par téléphone. Elle ajoute que le ministère de tutelle n’a montré aucune volonté pour l’ouverture d’un débat sérieux avec les enseignants contractuels. « Toutes les promesses données par le ministère lors des dernières rencontres avec les représentants des contractuels n’ont pas été tenues », lance-t-elle avec désarroi.
Espagne: 73 femmes tuées par leur mari en 2008
Plusieurs dizaines de femmes ont été tuées en 2008 par leur compagnon ou ex-compagnon en Espagne, selon les décomptes du gouvernement et des médias espagnols, malgré les multiples initiatives pour tenter de réduire les violences conjugales.
Trois femmes sont décédées entre dimanche et lundi après avoir été agressées par leurs compagnons, sur l’archipel des Canaries, au Pays Basque (nord) et en Catalogne (nord-est).
Ces décès portent à 73 le nombre de femmes victimes de crimes conjugaux en 2008, selon un calcul du journal El Pais.
L’Institut de la femme, qui dépend du gouvernement espagnol, estime à 63 le nombre de décès, selon un décompte qui s’arrête au 18 décembre.
Dans tous les cas, le bilan de 2008 sera proche ou légèrement supérieur à celui de 2007 (71 décès au total selon le gouvernement), soit un chiffre élevé après 57 morts en 2005 et 68 en 2006.
Face à ces chiffres, le gouvernement socialiste multiplie les initiatives pour lutter contre les violences faites aux femmes.
En 2004, l’éxecutif de José Luis Rodriguez Zapatero avait fait voter une loi pionnière en Europe contre “la violence conjugale”, prévoyant une prise en charge des femmes battues dans tous les domaines, juridique, sanitaire, financier, social, psychologique.
En novembre dernier, il a annoncé le financement d’un bracelet doté d’un système de navigation GPS pour contrôler les déplacements des hommes faisant l’objet de mesures d’éloignement de leurs compagnes ou ex-compagnes à la suite de mauvais traitements.
En juin, il avait annoncé la mise en place d’un numéro de téléphone spécial pour les hommes souhaitant “canaliser leur agressivité“. Un autre numéro d’attention spéciale était déjà destiné aux femmes victimes de ces violences.
Allemagne : Vers la grève dans les services publics
Des grèves pourraient toucher le secteur public et la compagnie ferroviaire Deutsche Bahn en Allemagne si les salariés ne bénéficient pas de hausses de salaires, avertissent mardi les responsables des syndicats des secteurs.
“Nous n’excluons aucun secteur du service public“, déclare au quotidien Berliner Zeitung, Peter Heesen, qui dirige le syndicat des fonctionnaires DBB, alors que des négociations salariales concernant les 800.000 employés dans le secteur public doivent débuter le 19 janvier à Berlin.
“Cela pourrait être les cliniques universitaires, les services de voiries pendant l’hiver ou les centres de trésorerie“, avertit-il.
Les syndicats DBB et Verdi réclament des augmentations salariales de 8%, avec un minimum de 200 euros supplémentaires par mois.
Du côté de la compagnie allemande de chemins de fer, Deutsche Bahn, le syndicat des cheminots Transnet n’exclut pas non plus des appels à la grève si ses exigences de hausses de salaires de 10% n’étaient pas prises en compte par la direction de l’entreprise.
Les Echos, 30 décembre 2008
Cameroun : Appel à trois jours de grève d’avertissement
A Tous Les Présidents et Secrétaires Généraux des Organisations Syndicales du Cameroun
Yaoundé, le 29 Décembre 2008
Chers Camarades,
La Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun (CSAC) vient de déposer sur la table du Gouvernement un préavis de grève d’avertissement de (03) trois jours qui court du Mardi 30 décembre 2008 au Mardi 6 janvier 2009 inclus dont copie.
Aussi, permettez-nous de vous lancer un vibrant appel pour que chacune de vos organisations se joignent à nous pour une action collective face à ce Gouvernement dont la principale mission a toujours été de diviser les travailleuses, les travailleurs et leurs organisations syndicales pour mieux violer leurs droits et l’ensemble des libertés consacrées par les conventions internationales qu’il a pourtant librement ratifié.
Camarades,
Les marches et les sit-in ont fait leur temps et n’ont produit aucun résultat. Les exemples sont légion. Il est aujourd’hui temps que nous arrêtions ensemble un plan d’action autour d’une grève générale. Une action qui peut aller au-delà des centrales syndicales, et qui associe les composantes de la société civile pour que le gouvernement se mette au service des populations. Nous devons dire non à l’agonie des travailleuses et des travailleurs.
Face à la malheureuse situation que connaisse l’ensemble des forces vives de notre pays, l’histoire ne nous pardonnera pas notre inertie face à la demande sociale qui est vraiment lancinante et face à ce que nous considérons comme une misère sociale des populations.
Hôpitaux : “La situation devrait s’empirer dans les années à venir”
Faute de soins appropriés et après une attente de six heures, un homme est décédé des suites d’un malaise cardiaque. Pourquoi tous les hôpitaux de la région parisienne étaient saturés? Eléments de réponse.
Alors que la loi “Hôpital, santé, et territoires” a pour objectif de “garantir un meilleur accès aux soins pour tous les Français“, un homme vient de décéder d’une crise cardiaque après que les ambulanciers ont contacté 27 hôpitaux, tous dans l’incapacité de le prendre en charge.
La ministre de la santé Roselyne Bachelot souhaite “que toute la lumière soit faite sur les circonstances” du décès, demandant notamment “que soit reconstitué le parcours du patient depuis sa prise en charge par le Samu jusqu’à son décès”. Elle “rendra publique les conclusions de cette enquête dès qu’elle sera fournie“. Reste que ce drame met en lumière le contexte difficile dans lequel travaille le personnel hospitalier.
Depuis longtemps, les urgentistes demandent de meilleures conditions de travail. Ils sont en grève depuis début décembre contre la suppression de postes annoncée dans la loi “hôpital, patients, santé, territoires”, craignant de devoir travailler de 48 à 60 heures.
A cette période de l’année, il existe également un problème de personnels disponibles. Tous doivent solder leurs congés. Les services doivent alors fermer. Mais comment en est-on arrivé là ?
Les heures supplémentaires n’étant pas rémunérées, le personnel soignant prend congé, mais ne peut pas être systématiquement remplacés faute de moyens. Alors au moment des fêtes de Noël, le fonctionnement en effectifs réduits est quasi chronique.
Kafr El-Dawr : Les oubliés du textile
A une demi heure à peine en bus de Damanhur, Kafr El-Dawr. La ville sort d’une énième grève des ouvriers textiles. Dans les rues, pas d’éclairage publique. Les trains de première classe ne s’arrêtent pas dans sa petite gare. Ils se contentent de klaxonner plusieurs kilomètres au loin pour chasser ceux qui traversent les voies. Comme s’ils voulaient seulement réveiller toute la ville ; lui adresser un pied de nez.
Dans un café à la lumière blafarde, Mahmoud raconte, sous un faux prénom, l’histoire du dernier mouvement ouvrier. En février, ils étaient plus de 10 000 à entrer en conflit avec les patrons des quatre grandes usines textiles de la ville. Le gouvernement voulait supprimer le bonus sur salaire promis. L’air triste, il attend avec pessimisme le résultat des négociations avec le gouvernement. L’an dernier, Kafr El-Dawar et les autres villes textiles du delta ont compté 259 mouvements de grève.
Mahmoud esquisse un sourire en s’excusant presque. Personne ne parle de sa ville quand il n’y a pas de grève alors que la situation est alarmante : « Aucun ouvrier n’a de couverture sociale. Le seul projet des jeunes est de faire le taxi. Mais il n’y a qu’une seule grande rue bitumée ici. Une seule ! C’est pourtant une ville de un million d’habitants. » Kafr El-Dawar la laissée pour compte.
Iran : Un millier de salariés en grève à Qazvine
Un millier de salariés de deux usines de textile, Farnakh et Mahnakh, ont lancé une grève pour obtenir leurs salaires impayés, a indiqué l’agence de presse officielle ILNA le 28 décembre. Les deux usines sont situées sur la route de Qazvine, à 165 km au nord-ouest de Téhéran.
« Les grévistes ont bloqué la route et brûlé des pneus usagés pour attirer l’attention des automobilistes », a dit un des salariés à ILNA.
Toutefois, la direction a voulu ignorer les protestations et a avancé qu’ils seraient payés l’an prochain.
Des centaines d’ateliers et d’usines se sont mis en grève pour obtenir les salaires non versés – une véritable plaie en Iran – durant l’année en cours.
Ziad Medouk raconte les bombardements israéliens aveugles sur toutes sortes de cibles et le climat de terreur qu’ils font régner dans la population réfugiée dans des abris de fortune.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

