Grève pour la liberté des médias en Corée du Sud
Les travailleurs et travailleuses des médias ont déclenché une grève générale contre une nouvelle série de lois gouvernementales qui selon eux et elles permettrait au gouvernement de prendre le contrôle de la presse.
Des milliers de travailleurs-travailleuses font déjà la grève depuis la fin du mois de décembre afin de s’opposer à l’ensemble des sept lois gouvernementales, surnommées “MB Laws”, qui selon ceux et celles-ci restreindront la liberté de presse.
Environ 4000 travailleurs-travailleuses de 74 journaux et compagnies de diffusion télévisée ont joint l’arrêt de travail suivant ainsi l’appel de la National Union of Media Workers (NUMW).
Le Journal Hankyore rapporte que le syndicat ouvrier du diffuseur publique Korea Broacasting System n’a pas joint la grève. Pourtant, deux communiqués séparés ont été publiés par 111 journalistes et 159 producteurs-productrices travaillant à la KBS depuis 2002. Les déclarations exprimaient leur soutien à la grève de la NUMW et pressaient le syndicat de la KBS d’y participer.
Des séries de déclarations semblables ont été publiées par la KBS Producers Association, la Journalists Association, la Management Association et aussi par l’Association of Broadcasting Technicians qui sont toutes des organisations internes de la KBS. D’autres organisations ont aussi suivi. Un groupe d’environ 200 spécialistes, appelé The Forum on the Public Character of the Media, a tenu une conférence de presse de dernière minute le même jour au Korean Press Center et pressa le partie au pouvoir, le GNP, de retirer immédiatement la nouvelle législation.
Le syndicat des fonctionnaires du Ministère de l’administration publique et de la sécurité émis une déclaration en soutien à la grève générale. Des déclarations semblables ont aussi été émises par les journalistes d’actualité et des émissions télévisée éducatives à la Munwha Broadcasting Corp., aussi connu comme la MBC.
Nord-Pas de Calais : L’UTPAS en grève depuis le 23 décembre
Le Nord est un département qui cumule autant les succès médiatiques que les handicaps et où s’accroît la précarité. L’action sociale et médico-sociale y est donc la bienvenue et la prévention essentielle pour aider véritablement une population en difficulté. Mais la prévention réclame des moyens qui font aujourd’hui cruellement défaut aux équipes des UTPAS notamment de Roubaix-Hem et Wattrelos-Leers, en grève depuis le 23 décembre.
En cette période festive, le Centre Stalingrad de Wattrelos qui accueille les locaux des UTPAS de Wattrelos-Leers (Unités territoriales de prévention et d’action sociale), est traditionnellement décoré, histoire de mettre un peu de baume au coeur de toutes les personnes en souffrance qui fréquentent ces lieux. Mais, cette année, s’il y a bien un sapin, l’inquiétude ternit un peu la fête. Sur une affiche, entre les boules et les guirlandes, on peut lire que le personnel des UTPAS a demandé, pour cadeau de Noël, un poste d’éducateur ! Dans son ensemble, l’accueil est d’ailleurs tapissé d’affiches dénonçant la suppression de postes ou informant que le personnel est en grève. Ambiance, ambiance !
L’année commence mal, il faut dire, dans les UTPAS du secteur, avec deux postes « gelés » à la suite de mutations dans les circonscriptions de Roubaix-Hem et de Wattrelos-Leers. Les travailleurs sociaux, médico-sociaux et secrétaires des UTPAS (services de PMI, de l’aide sociale à l’enfance et du service social départemental) sont donc en grève depuis le 23 décembre pour « protester contre la décision arbitraire et non concertée » du Conseil Général du Nord, de supprimer des postes d’éducateurs et d’assistants sociaux dans leurs services.
Ces suppressions, qualifiées par l’autorité départementale de « gels de postes », s’annoncent, estiment les syndicats SUD et CGT, « comme les prémices d’un grand mouvement de redéploiement des postes sur l’ensemble du département, et sont justifiées par la Direction territoriale de Roubaix-Tourcoing par le fait que les équipes concernées exercent leurs missions dans des services favorisés (sic).»
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