Evreux : Des salariés obtiennent le paiement de jours de grève
Le conseil des prud’hommes d’Evreux a donné raison mercredi aux 147 ex-salariés de l’entreprise Philips EGP, de Dreux en Eure-et-Loir, qui demandaient le paiement des jours de grève lors d’un conflit en juin. Ils ont même obtenu le paiement de dommages et intérêts. La juridiction a estimé “que la grève était motivée par le maintien de l’emploi“.
En juin dernier, des salariés de Philips EGP, de Dreux, avaient cessé le travail, parfois jusqu’à sept semaines consécutives pour certains d’entre eux. Ils entendaient ainsi protester contre la décision de la direction de leur entreprise de supprimer 279 emplois. Le conseil des prud’hommes d’Evreux a estimé que ce mouvement était justifié… et a donné raison aux ex-salariés qui réclamaient le paiement de leurs jours de grève.
Le tribunal a contraint l’entreprise Philips EGP à verser l’intégralité des salaires des grévistes. Il a également accordé 5.000 euros de dommages et intérêts à chaque salarié gréviste. Soit au total plus d’un million d’euros.
“Le tribunal a reconnu que la grève était motivée par le maintien de l’emploi, et que l’entreprise avait organisé elle-même son déficit pour accélérer la délocalisation d’un site qui réalise des bénéfice“, ont annoncé les syndicats aux salariés.
Europe 1, 8 janvier 2009
Lénine – Luxemburg – Liebknecht : Le prolétariat doit se réapproprier ses expériences révolutionnaires
« Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de ‘consoler’ les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire” (Lénine, l’État et le Révolution).
Évoquer ces trois figures, leur vie, leur œuvre, leur lutte, c’est évoquer l’histoire et l’expérience de la lutte internationale du prolétariat durant le premier quart du xxe siècle. Jamais vies d’hommes furent moins privées, moins personnelles, plus entièrement liées à la cause de l’émancipation révolutionnaire de la classe des opprimés, que les vies de ces trois figures des plus nobles du mouvement ouvrier.
Le prolétariat n’a pas besoin d’idoles, l’œuvre des grands révolutionnaires est un encouragement à son combat
Plus que toute autre classe dans l’histoire, le prolétariat est riche en belles figures révolutionnaires, en militants dévoués, en lutteurs infatigables, en martyrs, en penseurs et hommes d’action. Cela est dû au fait que, contrairement aux autres classes révolutionnaires dans l’histoire, qui ne luttaient contre les classes réactionnaires que pour substituer leur propre domination et l’asservissement de la société à leurs propres intérêts égoïstes de classe privilégiée, le prolétariat, lui, n’a pas de privilèges à conquérir. Son émancipation est l’émancipation de tous les opprimés et de toutes les oppressions, sa mission est celle de la libération de l’humanité entière, de toutes les inégalités et injustices sociales, de toute exploitation de l’homme par l’homme, de toutes les servitudes : économique, politique et sociale.
C’est en détruisant révolutionnairement la société capitaliste et son État, en construisant la société socialiste sans classes, que le prolétariat, remplissant sa mission historique, ouvrira une nouvelle ère de l’histoire humaine, l’ère de la véritable liberté et de l’épanouissement de toutes les facultés de l’homme. Aussi, dans la période de déclin du capitalisme, seul le prolétariat et sa lutte émancipatrice offrent un terrain historique où s’exprime tout ce qu’il y a de progressif dans la pensée, dans les aspirations, dans l’idéal et dans tous les domaines de l’activité humaine. C’est dans cette lutte libératrice du prolétariat que l’histoire a placé la source vivifiante des plus hautes qualités morales humaines : désintéressement, abnégation, dévouement absolu à la cause collective, courage. Mais on peut affirmer, sans crainte de tomber dans l’idolâtrie, qu’à ce jour, hormis peut-être les fondateurs du socialisme scientifique, le prolétariat n’a pas trouvé de meilleurs représentants, de guides plus grands, de figures plus nobles, pour symboliser son idéal et sa lutte, que ceux de Lénine, Luxembourg et Liebknecht.
Le prolétariat n’a ni dieux, ni idoles. L’idolâtrie est le propre d’un état arriéré et primitif des hommes. C’est aussi une arme pour la conservation des classes réactionnaires, pour l’abrutissement des masses. Rien n’est plus funeste à la lutte révolutionnaire du prolétariat que la tendance qu’on essaie de lui imprimer au fétichisme et à l’idolâtrie.
Ariège : Le lycée Bergès mobilisé pour sauver la filière électronique
Contre la suppression de la filière électrotechnique, 90 % des professeurs du lycée technique étaient en grève mardi. Réponse le 19.
Au lycée Bergès, c’est toujours l’incompréhension au sujet de la suppression de la filière électrotechnique. La communauté éducative de ce lycée professionnel de Saint-Girons redoute que le rectorat en arrive à cette décision. 90 % des professeurs étaient en grève mardi pour protester contre cette éventualité liée à la nouvelle carte des formations qui sera établie le 19 janvier.
« La section BEP électrotechnique doit fermer sans être remplacée par un bac pro trois ans, contrairement aux engagements ministériels, proteste le collectif intersyndical des professeurs. Cette suppression aurait des conséquences lourdes avec des postes d’enseignants en moins et un effectif réduit des élèves, ce qui pourrait mener à une fermeture à moyen terme de l’établissement. Une fermeture supplémentaire dans le Couserans serait inacceptable ! » Aussi, la communauté éducative du lycée professionnel, qui propose cette formation depuis plusieurs années, a alerté la population du Couserans en distribuant des tracts mardi après-midi dans les rues de la ville et en appelle à tous les élus pour éviter cette suppression.
Des arguments pas recevables
Car, suite à l’article paru dans nos colonnes le 15 décembre et à la volonté du rectorat de dialoguer, les professeurs avaient pu obtenir une audience deux jours après avec les responsables chargés d’établir la carte des formations. Mais pour les professeurs, les arguments qui ont été avancés sur la disparition de cette filière à Saint-Girons ne les ont pas satisfaits : « Nous voulions connaître le plan qu’ils promettaient pour notre lycée. Ils nous ont expliqué leurs raisons comme recruter plus d’élèves en Haute-Garonne et orienter davantage d’élèves en seconde générale. Nous estimons que ces arguments ne sont pas recevables. »
Plan social chez Visteon
Des dix sites que l’équipementier compte en France, le site nordiste de Gondecourt sera le plus touché par le plan social à venir.
Le projet de l’entreprise supprimerait 101 postes sur les 874 du site. D’autres industriels sont touchés.
Ce n’est que le début de longues discussions entre les salariés et la direction de Visteon. Le comité central d’entreprise, qui s’est tenu hier à Clamart (Hauts-de-Seine), a confirmé les craintes des syndicats : l’équipementier automobile envisage de supprimer une centaine de postes sur son site nordiste de Gondecourt, à mi-chemin entre Lille et Lens. Plus de 870 personnes y travaillent. L’usine a déjà connu plusieurs propriétaires. De Reydel, elle est passée sous le contrôle de Plastic Omnium, avant d’être vendue à Visteon.
Le site produit des planches de bord et des panneaux de porte pour les constructeurs automobiles, qui réduisent leurs commandes. « Tous les services seraient touchés, note Bertrand Loyer, délégué syndical (CFE-CGC). La logistique, la production… » La comptabilité, elle, serait transférée en Hongrie. « La direction a proposé de transférer le personnel là-bas », indique le représentant syndical.
Visteon compte une dizaine de sites industriels en France, dont trois dans la région, à Gondecourt, Carvin (qui dépend du premier) et Harnes. Outre Gondecourt, le plan prévoit 50 suppressions de postes répartis sur Flins (Yvelines) et Rennes (Ille-et-Vilaine).
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

