Ce n’est pas le froid qui tue les SDF mais le capitalisme…
Comme chaque année au moment des premiers froids, des personnes parmi celles qui sont les plus vulnérables, les plus dépourvues de tout, meurent dans des conditions insupportables. Comme chaque année, les raisons de leur mort font l’objet de campagnes hypocrites et ignobles relayées par l’ensemble des médias. Mais ils ont beau faire, alors que chacun perçoit très bien que les drames humains liés au développement de la crise économique vont se multiplier dans les années à venir, les morts de froid de cette année marquent profondément chaque membre de la classe ouvrière.
Non, ce n’est pas le froid qui tue mais cette société qui jette impitoyablement à la rue une partie de plus en plus grande de ses travailleurs comme s’ils n’étaient que des mouchoirs jetables. Et cette année, comme déjà en 2003, alors que l’on a retrouvé plusieurs morts dans le bois de Vincennes, un autre dans sa voiture ou encore un mort dans la cité de Carcassonne, une polémique totalement indécente s’est développée autour de ces “découvertes” macabres. Faut-il les obliger à rejoindre les centres d’hébergements à partir d’une température négative ou respecter leur dignité en les laissant mourir dans la rue ? C. Boutin et N. Sarkozy proposent… une réflexion sur l’opportunité de rendre obligatoire l’hébergement des SDF pendant les grands froids !
Mais à qui peut-on faire croire que c’est un choix de mourir de froid en 2008 ? Si des hommes ou des femmes qui se retrouvent dans un tel état d’abandon et de délabrement physique et psychique préfèrent une mort solitaire et combien douloureuse, ne peut-on s’interroger sur le niveau d’humanité de cette société ? Ils refuseraient même les petits nids douillets et chauffés que seraient les foyers d’hébergement pour s’enfoncer dans des bois à la périphérie de Paris, une des plus belles villes du monde paraît-il. Broyés, vidés de toutes leurs forces par cette société inhumaine, il ne leur reste plus que l’errance et le désespoir.
Ce que sont réellement ces foyers d’hébergement n’échappe plus d’ailleurs à grand monde, avec une promiscuité extrême, des vols, des bagarres, des lieux insalubres. Aucune dignité, aucune reconnaissance en tant qu’être humain, ce n’est pas pour rien que, malgré leur terrible situation, beaucoup de SDF refusent de s’y entasser. Nous sommes loin du lieu d’accueil chaleureux et humain que l’on aimerait nous décrire. D’autant plus que même ces lieux de misère ne sont pas en quantité suffisante : le “SAMU social” refuserait environ 200 personnes par jour en raison du manque de place. Nous sommes loin du “choix” que nous présente la bourgeoisie qui, de toute façon, n’est pas à un mensonge près.
“Le travail au rabais, manger ou se loger”
Un SDF sur trois a un travail, le plus souvent comme ouvrier ou employé sans qualification, nous dit une des dernières enquêtes de l’INSEE. Mais même le plus petit loyer est trop important pour leur salaire de misère. Même une exploitation de la force de travail à plein temps ne permet pas aux plus pauvres de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, comme celui de se loger.
La Seyne-sur-Mer : Les lycéens paralysent le port
Quai Saturnin Fabre, 9 h 15, hier matin. Plus d’une centaine de lycéens des établissements Beaussier et Langevin déboulent sur le port. En quelques secondes, ils neutralisent la circulation dans les deux sens au niveau de la mairie. Très vite, les bouchons se forment. Les automobilistes surpris se retrouvent complètement bloqués. Certains sortent de leurs voitures pour engueuler les jeunes, beaucoup klaxonnent.
Les lycéens ne bronchent pas. « On sait que l’on risque de se mettre les gens à dos mais on espère grâce à cette opération coup de poing devant la mairie de la deuxième plus grande ville du Var faire parler de nous », explique Thomas Roller, leader du mouvement. Les lycéens qui ont repris les cours cette semaine en organisant des blocus manifestent toujours contre le projet de réforme de Xavier Darcos, le ministre de l’Éducation nationale.
Circulation rétablie puis rapidement rebloquée
Pour le moment, ils ont déjà réussi à rameuter les forces de l’ordre. Le commissaire, accompagné du commandant et d’une dizaine de fonctionnaires, arrive sur place. Après dix minutes de flottement, les policiers décident de débloquer le passage. Les lycéens restés debout sont « gentiment » poussés de chaque côté de la route. Certains un peu bousculés tombent par terre. La circulation est rétablie à 9 h 40.
Pas pour longtemps. Les policiers ont à peine le temps de se retourner que les jeunes prennent d’assaut le second passage protégé, devant le Rudy Bar. Rebelote. Cette fois-ci, les lycéens décident de s’asseoir. Ils sont rejoints par des jeunes militants communistes.
Réhabilitation du poète communiste Nazim Hikmet
Le poète Nazim Hikmet, l’une des plus importantes figures de la littérature turque du XXe siècle, s’est de nouveau vu accorder lundi à titre posthume la nationalité turque dont il avait été déchu en 1951 pour marxisme, a annoncé le porte-parole du gouvernement Cemil Ciçek.
“Un décret gouvernemental portant sur la réattribution de la nationalité turque à Nazim Hikmet a été signé aujourd’hui (lundi) par les membres du conseil des ministres“, a-t-il dit devant la presse à l’issue d’une réunion du cabinet.
De son vrai nom, Nazim Hikmet Ran, le poète et militant, décédé en 1963 à Moscou à l’âge de 61 ans, est devenu, de son vivant, l’un des poètes turcs les plus connus en Occident et ses oeuvres ont été traduites dans plusieurs langues.
Cependant, dans son propre pays, il fut condamné pour marxisme et demeura en Turquie, même après sa mort, un personnage controversé. Il passa une quinzaine d’années en prison.
“Les délits qui avaient poussé les autorités à le déchoir à l’époque de sa nationalité ne sont plus considérés comme un crime aujourd’hui“, a déclaré M. Ciçek.
Zimbabwe : Vers la grève dans la fonction publique
Les fonctionnaires réunis dans l’Association du service public zimbabwéen (PSA) menacent de lancer une grève si leurs salaires ne sont pas payés avec monnaie étrangère ce mois-ci, rapporte la presse locale vendredi.
“Les fonctionnaires doivent être payés avec monnaie étrangère, comme ce qui se passe dans le secteur privé depuis le 1er janvier 2009“, a indiqué la présidente de la PSA, Cecilia Alexander-Khowa, citée par New Ziana.
Elle a déclaré que les fonctionnaires n’ont plus accès à des marchandises de base pour lesquelles on doit payer maintenant avec monnaie étrangère.
“On fait payer beaucoup de marchandises de base et de services par monnaie étrangère et le gouvernement l’autorise. Comment allons-nous les obtenir si nous sommes payés avec monnaie locale ?” a-t-elle demandé.
Alexander-Khowa a appelé les trois principaux partis à conclure d’urgence un accord politique, indiquant que les délais ne pourraient qu’aggraver la situation économique.
Gabon : Grève illimitée à la CNSS
Les syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont entamé, le vendredi 9 janvier, une grève illimitée pour exiger entre autre, le paiement des gratifications pour les années 2007 et 2008 (13 mois) à tous les agents.
Les syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont lancé, le vendredi 19 janvier, une grève illimitée pour exiger entre autre, le paiement des gratifications pour les années 2007 et 2008 (13 mois) à tous les agents.
La décision a été annoncée jeudi à l’issue d’une assemblée générale ayant regroupé cinq syndicats de la CNSS. Ces syndicats ont indiqué qu’ils entraient en grève suite à la non satisfaction des préalables posés à la direction générale de l’entreprise, notamment la réhabilitation de deux médecins renvoyés et le retour de trois cadres prévenus qui ont par la suite été blanchis par la justice.
En outre, les syndicats s’inquiètent de la situation de la société et de la dégradation de ses hôpitaux et dénoncent par ailleurs que le paiement des gratifications soit fait à la ‘’tête du client’’.
Depuis une semaine, les syndicats de la CNSS à travers une propagande médiatique annonçaient déjà le dépôt d’un préavis de grève et critiquaient ouvertement la gestion de l’actuel directeur général Antoine Yalanzele.
Grève à l’hôpital de Cherbourg mardi
Les agents hospitaliers sont au bord de la rupture. Mardi, ils feront grève pour protester contre leurs conditions de travail.
Ce sera la première action intersyndicale depuis près de dix ans à l’hôpital. Mardi 13 janvier, l’intersyndicale demande aux personnels de se mettre en grève. Un rassemblement aura lieu sur le site de Valognes à 11 h, et à 11 h 30 au standard de l’hôpital de Cherbourg. Une lettre pétition sera remise à la direction.
« La mèche a été allumée en conseil d’administration fin décembre, expliquent les syndicats. La situation est explosive depuis la fin de l’année, et cela ne présage rien de bon pour 2009 »
Les syndicats parlent du déficit de l’hôpital, annoncé à trois millions d’euros, « mais qui pourrait être entre 5 et 7 millions », avec des conséquences pour le personnel. « On nous parle du non-renouvellement d’une vingtaine de contrats sur 500 à 600 contrats. » Mais cela reste flou. Actuellement, alors que l’hôpital doit faire face à un afflux de patients, les remplacements pour congés maladie, accidents de travail ne sont pas effectués. « Tout est fait par redéploiement. Les agents travaillent six jours sur sept à flux tendu. On arrive à saturation. »
Bien entendu, ce constat varie selon les services. Mais on enregistre des cas extrêmes : « En pneumologie, pour 25 agents, il y a actuellement 11 arrêts de travail. »
Plan blanc
Face à cette situation très tendue, les syndicats pointent du doigt le manque d’anticipation de la direction, mais aussi la tarification à l’activité. « Un exemple : l’État décide qu’une opération de l’appendicite vaut 400 €. Il va donc reverser cette somme à l’hôpital. Un enfant qui se fait opérer va se rétablir très vite. C’est différent dans le cas d’une personne âgée. On va la garder plus longtemps, lui faire passer plus d’examens, assurer la continuité des soins. Et cela coûte évidemment plus cher. »
Grève des facteurs dans le Tarn
Les facteurs des bureaux de Mazamet et de Saint-Amans entamaient, hier, leur quatrième jour de grève.
Après des premières négociations, les 22 grévistes de Mazamet et les sept de Saint-Amans (lire ci-contre) sont partis hier à Albi pour manifester avec leurs collègues de Castelnau-de-Montmiral devant la Direction de la distribution du courrier, qui a discuté toute la journée avec les représentants syndicaux tarnais de la mise en action du plan « facteur d’avenir ». Les grévistes protestent contre ce dernier, qui vise à déterminer le nombre de jours où les équipes de postiers devront se partager, en plus de leurs tournées habituelles, le travail lié aux absences de leurs collègues pour raison de maladies, d’accident ou de congés.
Un chiffre qui ne prend pas compte les deux jours par semaine de sécabilité des tournées déja pratiquées dans le cadre des RTT.
Son fils est soldat. Il est dans la bande de Gaza. Yeela Raanan, enseignante, explique pourquoi elle est opposée à la guerre.
Le nombre de victimes civiles s’alourdit d’heure en heure, les avions, les hélicoptères et la marine pilonnant comme jamais le territoire. Des ONG et la Croix-Rouge hurlent leur indignation.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

