Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Berlin pour un hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, figures historiques du socialisme allemand assassinés il y a 90 ans.
Quelque 23 000 personnes selon la police – 80 000 selon les organisateurs – s’étaient réunis dans le cimetière de Friedrichsfelde, où sont inhumés les deux dirigeants tués le 15 janvier 1919 au cours de la révolte spartakiste à Berlin. De nombreuses personnalités de gauche, dont des dirigeants du parti Die Linke, ont participé à un dépôt de gerbe.
L’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, deux personnalités antimilitaristes, fut le point culminant d’une «semaine sanglante» de répression entre le 6 et 13 janvier 1919. Cet événement s’inscrivait dans le cadre d’un soulèvement de dizaines de milliers de soldats, marins et ouvriers, qui avait commencé en novembre 1918 à la suite de la défaite allemande.
La répression anti-révolutionnaire et ce double assassinat scellèrent la rupture entre sociaux-démocrates (SPD) et communistes. Deux semaines avant leur assassinat, Luxemburg et Liebknecht avaient fondé le Parti communiste d’Allemagne (KPD), le 1er janvier 1919.
20 Minutes, 11 janvier 2009
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janvier 11, 2009
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Allemagne |
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La directrice âgée de 58 ans et deux libraires sont licenciés après le mouvement de grève du mois de décembre.
Les faits sont révélés dans l’édition de l’Est Républicain du jour. Trois salariés de Camponovo vont être licenciés pour faute grave. Le 20 décembre dernier, la majorité du personnel avait débrayé pour réclamer que la prime de Noël de 300 euros soit toujours payée en salaire et non pas en chèques cadeaux.
Suite à cette affaire, la directrice, deux libraires des rayons BD et «Vie pratique» ont été licenciés. Le cas de quatre autres salariés devrait prochainement être examiné.
Interrogé par le journal, Jean-Jacques Shaer, le directeur général de Camponovo s’exprime : «Il ne faut pas dire que nos salariés sont mal payés car nos salaires sont 25% supérieurs à la moyenne nationale. […] Ce mouvement a fait peur à nos banquiers.»
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janvier 11, 2009
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1) Luttes de classes, 7) Répression, France |
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Des employés de courte durée (ECD) à la mairie d’Antananarivo, au nombre de trois cents, comptent mener une grève. Ils revendiquent leur intégration dans la mesure où ils ont travaillé comme contractuels pendant six ans. « Notre contrat a expiré à la fin de l’année 2008. Maintenant nous ne savons plus où mettre les pieds », clame Constantin Ramiandrisoa, porte-parole de ces ECD.
Ces employés qui assurent les fonctions de vigiles de marché ou de piqueteurs réclament en outre l’égalité des traitements envers eux-mêmes et les nouveaux recrutés du maire.
Hasina Razafindrakoto, directeur des affaires économiques à la commune urbaine d’Antananarivo apporte des explications. « Certains employés restent des ECD dans la mesure où leurs postes sont tributaires du travail saisonnier ».
Cette menace de grève constitue pourtant un cheveu dans la soupe. « Il est fort possible que le contrat de ces personnes ne soit pas renouvelé ».
De leur côté ces ECD projettent de faire appel au président de la République en cas d’insatisfaction.
L’Express de Madagascar, 11 janvier 2009
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1) Luttes de classes, Madagascar |
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« Le pillage des ressources minières de la République démocratique du Congo est, on le sait, l’enjeu principal des conflits qui ravagent le pays » . Cette phrase du journaliste burkinabé Mahorou Kanazoe dans le quotidien Le Pays [1] résume l’essentiel des trois guerres civiles qui, en l’espace d’une douzaine d’années, ont ravagé la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) et, plus particulièrement les provinces situées à l’est du pays. Des conflits qui, selon une étude de l’ONG américaine International Rescue Committee [2] , auraient fait de quatre à cinq millions de morts entre 1998 et 2008 dans les trois provinces du Nord Kivu, du Sud Kivu et d’Ituri. Ce qui fait dire à Brian Wood, d’Amnesty International que « ce qui se passe aujourd’hui au Congo est l’équivalent d’un ‘ 11 septembre ’ (2001) par jour » .
Le dernier en date de ces conflits remonte au mois d’août 2008 lorsque Laurent Nkunda, leader du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et ancien général de l’armée congolaise, a attaqué les positions de l’armée régulière au Nord Kivu avec le soutien à peine voilé des forces armées du Rwanda voisin. Officiellement, pour Nkunda et son parrain, le président rwandais Paul Kagamé, il s’agissait d’un simple acte d’auto-défense destiné à protéger les Tutsis du Congo et leurs frères du Rwanda des exactions des miliciens hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ceux-là même qui, en 1994, avaient massacré 800 000 Tutsis et Hutus modérés au Rwanda avec l’appui de l’impérialisme français. Une fois vaincus, ils s’étaient réfugiés dans l’est du Congo d’où ils continuent, depuis lors, à terroriser la population locale et à organiser des raids sur la frontière rwandaise toute proche.
Main basse sur les mines et sur le coltan
Cependant, loin de se contenter de neutraliser les milices hutues, Nkunda s’est emparé d’une grande partie du Nord Kivu et de ses ressources minières. C’est d’ailleurs ce qu’il avait déjà tenté de faire lors du précédent conflit (1998-2003) qui l’avait alors opposé au président zaïrois Laurent-Désiré Kabila. Une tactique qui, quelques années plus tôt, avait assez bien réussi à Kabila lui-même qui était parvenu, à partir d’une guérilla menée au Nord Kivu avec l’appui des Rwandais, à renverser la dictature de Mobutu et à entrer en vainqueur à Kinshasa… avant de se retourner contre ses anciens alliés.
En fait, si chacune des factions en présence affirme défendre le peuple et lutter pour la démocratie, la réalité n’a aucun lien avec ces déclarations sans lendemain mais tout à voir avec l’accaparement et le pillage des richesses minières du pays.
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janvier 11, 2009
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3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Congo-Kinshasa (RDC) |
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Samedi 10 janvier fut encore une journée de protestation contre la guerre en Israël. A Nazareth, dans le nord, plusieurs milliers de personnes, selon Ynet, ont manifesté contre les bombardements et l’intervention militaire dans la Bande de Gaza à l’appel d’Hadash, le Front pour la paix et l’égalité animé par le Parti Communiste d’Israël. Mohammad Barakeh, député communiste à la Knesset, a déclaré : “Il y a des larmes pour Gaza, mais nous sommes aussi debout pour que cessent ces massacres. Nous continurons à nous lever contre l’occupation, le racisme et les massacres, et nous disons ‘cessez le bain de sang, car nous ne nous n’arrêterons pas !“. Il s’en est aussi pris à “ces gens, “Tzipi Livni, Ehud Olmert, et Ehud Barak qui espèrent gagner des voix électorales par la guerre“.
A Tel Aviv, ce fut la première protestation organisée par le mouvement “La paix maintenant”, lié au parti social-démocrate Meretz. Ce rassemblement a réuni un millier de personnes selon “Ha’aretz” devant le bâtiment du ministre de la défense. Il est à noter qu’avant ce jour, le mouvement “La paix maintenant” ainsi que Meretz n’avaient pas de position claire vis-à-vis de l’intervention israélienne dans la Bande de Gaza, et que Meretz avait même, lors des premiers jours de l’opération “plomb durci”, soutenu la politique militariste et guerrière du gouvernement. Des militants du Parti Communiste et de l’extrême-gauche sont cependant venus à ce rassemblement.
Si les principales journées de protestation ont lieu le samedi, jour non-travaillé en Israël, d’autres ont aussi lieu en semaine. Lundi 5 janvier, par exemple, 2.000 personnes, juifs et arabes, ont manifesté contre l’intervention militaire israélienne à Haïfa.
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janvier 11, 2009
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3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Israël |
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Quelque 1 800 Israéliens et Palestiniens, dont 500 habitants de Sderot, ont signé une pétition appelant à la fin de l’opération militaire israélienne à Gaza et à la reprise du dialogue entre Israël et le Hamas
Malgré les tirs continus de roquettes sur leur ville depuis Gaza, tirs qui durent depuis des années, quelque 500 habitants de Sderot ont récemment signé une pétition appelant à l’arrêt des opérations de l’armée israélienne dans la bande de Gaza et à une nouvelle trêve avec le Hamas.
Arik Yalin, 43 ans, habitant de Sderot, a déclaré que plus de 1 800 Israéliens et Palestiniens avaient déjà signé cette pétition : “Il y a environ un mois, nous nous sommes rendu compte que la situation allait se détériorer et mener à un chaos total. Il est important pour nous de faire entendre une opinion qui représente de nombreux habitants qui se trouvent à portée de feu, mais qui croient que nous pouvons et devons essayer de résoudre ce conflit d’une manière pacifique. Pendant 8 ans, nous avons vécu l’expérience très dure que constitue la vie sous le feu des roquettes. Nous avons été gravement atteints, physiquement et mentalement. Notre besoin de faire entendre une voix différente découle de notre ardent désir de modifier la situation et d’entamer des négociations avec l’autre côté afin d’arrêter les violences.”
D’après Arik Yalin, une opération militaire ne fera qu’augmenter la haine des deux côtés et diminuer les chances de parvenir à un accord. “Nous supposons qu’au bout du compte, il y aura un accord qui interviendra, d’une manière ou d’une autre. La seule question est : combien d’innocents vont se faire tuer en attendant.”
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janvier 11, 2009
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3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Israël, Palestine |
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La confédération syndicale sierra leonaise (The Labour Congress) a menacé de déclencher une grève à l’échelle nationale si ses revendications portant sur la réduction des taxes, ainsi que la libération des membres détenus de son bureau, n’étaient pas satisfaites par le conseil municipal de Freetown dans les 48 heures.
Cette menace fait suite à la décision unilatérale du maire de Freetown, George Herbert Williams, ordonnant l’arrestation et la détention du commerçant Bureh Kamara, président de Petty Traders Association et de trois autres membres du bureau de l’association.
Selon des témoins, M. Kamara a été menotté, malmené et molesté par la police sur les ordres du maire.
Au cours d’une réunion d’urgence du bureau exécutif national du Labour Congress, jeudi, les membres de l’organisation syndicale avaient décidé de ne participer à aucune négociation avec le conseil municipal de Freetown (FCC) tant que les deux commerçants arrêtés et toujours détenus au commissariat de la Police centrale ne seront pas libérés.
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janvier 11, 2009
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1) Luttes de classes, 7) Répression, Sierra Leone |
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Jeunes et policiers se sont à nouveau affrontés à Athènes vendredi, à l’issue d’un défilé dans le centre ville de près de 3.000 enseignants, étudiants et élèves contre la politique du gouvernement de droite.
Des escarmouches ont d’abord opposé, devant le siège de l’Université, des dizaines de jeunes encagoulés et des policiers des forces anti-émeutes (MAT), qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Les fauteurs de trouble ont mis le feu à des poubelles et lancé des morceaux de bois et des pierres sur les policiers.
Les incidents se sont poursuivis dans la zone, fermée à la circulation et où des centaines de manifestants sont restés massés. D’importantes forces anti-émeutes ont chargé à plusieurs reprises pour les disperser, effectuant de nombreuses interpellations.
Parmi les personnes interpellées à l’écart des échauffourées figuraient notamment 14 avocats, relâchés après une intervention du barreau d’Athènes, tandis que des journalistes et opérateurs ont été pris à partie par des policiers.
L’influente Union des journalistes d’Athènes (ESHEA) a protesté auprès du ministère de l’Intérieur contre “ces attaques brutales et passages à tabac“.
“Il peut y avoir eu des excès condamnables, nous enquêtons à ce sujet, mais la police a fait son travail“, a commenté le ministre, Procopis Pavolopoulos, sur la télé Méga.
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1) Luttes de classes, 7) Répression, Grèce |
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