Solidarité Ouvrière

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Les sans-papiers victimes d’un racket institutionnel

Depuis des dizaines d’années, les cotisations sociales payées par les salariés sans papiers remplissent les caisses sans que ceux-ci ne bénéficient, en retour, de leurs droits.

Deux milliards d’euros par an. C’est le montant minimum que rapporte à l’État, par l’intermédiaire de l’URSSAF, des ASSEDIC, des caisses de retraite, les cotisations des quelque quatre cent mille salariés sans papiers présents sur le territoire. Le calcul a été réalisé par Droit Devant ! Survie, ou encore ATTAC, qui lancent une campagne d’information de l’opinion publique (1).

« Ce vaste racket institutionnel, sur des centaines de milliers de personnes régularisées ou toujours sans papiers ou expulsées, qui a commencé à la fermeture des frontières, en 1974, est une évidence pour les militants des associations et syndicats qui travaillent avec les sans-papiers depuis des années. Mais pour lancer une campagne d’information, il fallait que l’opinion publique soit prête à entendre, explique Jean-Claude Amara, de Droit Devant ! Depuis les actions de grève pour les régularisations des salariés lancées l’an dernier, l’idée que les sans-papiers sont très souvent des salariés déclarés, qui remplissent leur déclaration d’impôts, voire paient des impôts, ne paraît plus une aberration. En réalité, la grande majorité des sans-papiers, dans la restauration, dans le bâtiment, dans le nettoyage, ne travaillent pas au noir. Cette réalité est davantage celle des employés à la personne et essentiellement des femmes. Notre calcul est basé sur quatre cents euros de cotisations par mois pour un salaire au SMIC. Mais il faut bien se dire qu’il s’agit d’une hypothèse basse, qui ne tient pas compte des heures supplémentaires (même si elles ne sont pas toujours toutes payées), ni du fait que certains peuvent cumuler deux emplois. »

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janvier 12, 2009 Posté par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Tchad : Vers la grève des enseignants

Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), menace d’aller en grève pour protester, contre l’augmentation du coût de la vie au Tchad.

Dans un communiqué rendu public ce dimanche, le syndicat tchadien qui demande une augmentation des salaires appelle aussi ses militants à « se tenir prêts car, face à la cherté de vie aggravée par la psychose du déguerpissement et, surtout face à cette condamnation à une morte certaine, les enseignants ne sauraient rester longtemps sous silence »

Le SET reproche au gouvernement d’avoir ramener son programme d’action à trois préoccupations qui sont « la défense de l’environnement, le désarmement et la bancarisation de tous les fonctionnaires (…) pendant que le peuple meurt de faim ».

En effet, depuis trois semaines, le gouvernement tchadien, sous prétexte de protéger l’environnement, a interdit l’utilisation du charbon de bois et du bois de chauffe utilisés par 95% au moins, des familles tchadiennes.

Cette interdiction a créée une tension aiguë à N’Djamena où le gouvernement n’a pas proposé aucune mesure alternative.

A cette mesure impopulaire, le gouvernement a décidé de payer à partir de ce mois de janvier, l’ensemble des fonctionnaires tchadiens par virement bancaire. Cette décision a suscité une confusion dans les administrations et dans les banques.

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janvier 12, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Tchad | | Pas encore de commentaires