Solidarité Ouvrière

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Sénégal : Sit-in des travailleurs du journal “Le Soleil”

Les travailleurs du quotidien national “Le Soleil” ont organisé un sit-in ce mardi matin dans le hall de leur entreprise. Ils dénoncent les retards dans le paiement de leurs salaires, le non-fonctionnement de l’IPM, une gestion nébuleuse, entre autres. Les membres du SYNPICS et de la CNTS ont décrié le mutisme des autorités notamment la tutelle sur la situation de leur boite et menacent de passer à la vitesse supérieure avec le dépôt d’un préavis de grève.

L’ambiance était à son comble ce mardi matin au quotidien national «Le Soleil». Son siège a été pris d’assaut par les travailleurs réunis en intersyndicale pour dénoncer les retards de payement des salaires, le non-fonctionnement de l’IPM (Institut de Prévoyance Maladie), une gestion nébuleuse de la boite, entre autres points. Les membres du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication sociale du Sénégal (SYNPICS) et la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) ont, en effet, organisé un sit-in pour attirer l’attention des autorités gouvernementales sur les difficultés que vit le journal gouvernemental.

Les journalistes, techniciens, personnel administratif et autres n’ont rien laissé au hasard pour manifester leur courroux. Gonflés à bloc par la présence des responsables syndicaux au plus haut niveau aussi bien pour le SYNPICS avec Diatou Cissé Badiane que la CNTS avec Fatou Bineta Yafa, ils sont sifflet à la bouche scandé beaucoup de slogans et brandi plusieurs pancartes. Parmi les slogans et inscriptions, on peut noter : «Le Soleil patrimoine national à sauver», «Pourquoi le mutisme de l’Etat ?», «Halte à la gestion nébuleuse», «Encartage, payez nous SVP», «IPRES: plus de 100 million de francs CFA d’arriérés de cotisations», etc. Tous unis, ils ont, par moment, entonné «na dem, na dem, na dema dema dem (qu’il parte)». Par ces chœurs rythmés de coups de sifflet, les travailleurs du quotidien national «Le Soleil» réclament le départ de leur directeur général, Mamadou Sèye.

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Sénégal | | Pas encore de commentaires

La prison pour une famille accusée de «crime d’honneur»

Un tribunal turc a condamné cinq membres d’une même famille à la prison à vie pour le meurtre d’une jeune fille tombée enceinte après un viol, a affirmé lundi une association féministe.

Dans son verdict rendu vendredi, le tribunal de Van (est) a condamné à l’emprisonnement à perpétuité le frère de Naile Erdas -la victime du «crime d’honneur» en 2006 alors qu’elle avait 16 ans-, que les juges ont désigné comme l’auteur matériel du meurtre, a indiqué l’Association des femmes de Van.

Elle a prononcé la même peine contre le père, la mère et deux oncles de la jeune fille, qu’elle a considéré comme les commanditaires du crime, et a puni de 16 ans et huit mois de prison un troisième oncle coupable d’avoir gardé le silence, des peines exceptionnellement lourdes pour ce type d’assassinats.

«On peut dire que ce verdict est une première en terme de sévérité de la peine et du fait que toute une famille a été condamnée», a déclaré à l’AFP Mazlum Bagli, spécialiste des «crimes d’honneur» à l’université Dicle de Diyarbakir.

Zelal Özgökçe, de l’Association des femmes de Van, s’est réjouie du verdict.

«Cela aura un effet de dissuasion. Les gens vont réaliser qu’ils devront assumer les conséquences d’un crime d’honneur», a-t-elle estimé.

Naile Erdas est tombée enceinte à la suite d’un viol mais à caché son état jusqu’à son hospitalisation pour une forte migraine, au cours de laquelle les docteurs ont constaté sa grossesse.

Quand la famille a proféré des menace et offert des pots-de-vin pour récupérer la jeune fille, les médecins ont décidé de la garder à l’hôpital et ont informé les services d’un procureur.

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Turquie | | Pas encore de commentaires

Les salariés de Molex manifestent devant la préfecture

Les salariés de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) lancent un mouvement de grève demain et manifesteront à partir de 13h15 devant la préfecture de Haute-Garonne à Toulouse, pour soutenir le cabinet d’expertise Syndex.

Le 6 janvier, la direction de Molex Automotive a décidé de saisir le tribunal de grande instance de Paris contre le cabinet Syndex, mandaté par le comité d’entreprise pour analyser les données économiques de la restructuration du site. L’équipementier automobile américain demande notamment au tribunal qu’il fixe la date de restitution du rapport du cabinet d’audit.

L’usine doit cesser son activité fin juin 2009, faisant disparaître avec elle 285 postes. Le comité d’entreprise veut que « la lumière soit faite sur les véritables raisons et motivations du projet de fermeture ».

Depuis début novembre, les salariés de l’usine Molex de Villemur ont ouvert un blog, sur lequel figure une pétition. Elle sera remise à la préfecture dès demain.

L’Usine nouvelle, 13 janvier 2009

janvier 13, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires

Gaza : La solidarité avec les victimes de la guerre, c’est la lutte de classe contre tous les exploiteurs

Après deux ans d’étranglement économique de Gaza – sans essence et sans médicaments, bloquant les exportations et empêchant les ouvriers de quitter Gaza pour trouver du travail de l’autre côté de la frontière israélienne–, après avoir transformé l’ensemble de la bande de Gaza en un vaste camp de prisonniers, duquel des Palestiniens désespérés ont tenté de s’enfuir en cherchant vainement à passer la frontière avec l’Egypte, la machine militaire israélienne est en train de soumettre cette région très peuplée, appauvrie, à toute la sauvagerie des ses bombardements aériens. Des centaines d’entre eux sont déjà morts et les hôpitaux déjà débordés ne peuvent faire face au flot continu et sans fin des milliers de blessés. Les déclarations d’Israël disant que l’Etat essaye de limiter les morts civils sont une farce sinistre alors que chaque cible « militaire » est située près des quartiers d’habitations ; et alors que les mosquées et l’université islamique ont été ouvertement sélectionnées comme cibles, que reste-t-il de la distinction entre civils et militaires ? Le résultat est là : des cibles civiles, la plupart des enfants, tués et estropiés, et un plus grand nombre terrifiés et traumatisés à vie par les raids incessants. Au moment où cet article a été écrit, le premier ministre israélien, Ehud Olmert décrivait cette offensive comme une première étape. Les tanks attendaient donc à la frontière et une invasion totale de la bande de Gaza n’était pas exclue.

La justification d’Israël pour cette atrocité –soutenue par l’administration Bush aux Etats-Unis – est que le Hamas ne cesse de tirer des roquettes sur les civils israéliens en violation d’un prétendu cessez-le-feu. Le même argument a été utilisé pour soutenir l’invasion du Liban il y a deux ans. Et il est vrai qu’à la fois le Hezbollah et le Hamas se cachent derrière les populations palestinienne et libanaise et les expose cyniquement à la revanche israélienne, présentant faussement le meurtre d’une poignée de civils israéliens comme un exemple de la « résistance » à l’occupation militaire israélienne. Mais la réponse d’Israël est absolument typique de toute puissance occupante : punir la population entière pour l’activité d’une minorité de combattants armés. L’Etat israélien le fait avec le blocus économique, imposé après que le Hamas ait chassé le Fatah du contrôle de l’administration de Gaza ; il l’a fait au Liban et il le fait avec les bombardements sur Gaza. C’est la logique barbare des guerres impérialistes, dans lesquelles les civils servent pour les deux côtés de boucliers et de cibles, et finissent presque invariablement par mourir en plus grand nombre que les soldats en uniforme.

Et comme dans toutes les guerres impérialistes, les souffrances infligées à la population, la destruction des maisons, des hôpitaux et des écoles, n’a pour résultat que de préparer le terrain à de futurs épisodes de destructions. Le but proclamé d’Israël est d’écraser le Hamas et d’ouvrir la porte à un leadership palestinien plus « modéré » à Gaza, mais même les ex-officiers des services secrets israéliens (au moins un des plus… intelligents) peuvent voir la légèreté d’un tel argument. Au sujet du blocus économique de Gaza, l’ex-officier du Mossad Yossi Alpher déclarait : « Le siège économique de Gaza n’a amené aucun des résultats politiques attendus. Il n’a pas orienté les Palestiniens vers une haine anti-Hamas, mais a été probablement contre-productif. Ce n’est qu’une punition collective inutile. » Cela est encore plus vrai des raids aériens. Comme le dit l’historien israélien Tom Segev : « Irsaël a toujours cru que faire souffrir les civils palestiniens les rendrait rebelles à leurs leaders nationaux. Il est démontré que cette affirmation s’avère encore et toujours fausse. » (les deux citations sont extraites du Guardian daté du 30 décembre 2008). Le Hezbollah au Liban s’est vu renforcé par les attaques israéliennes de 2006 ; l’offensive contre Gaza aura probablement le même résultat pour le Hamas. Mais qu’il soit renforcé ou affaibli il ne pourra continuer à répondre que par d’autres attaques contre la population israélienne, et si ce n’est pas avec des roquettes, ce sera avec des bombes humaines.

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, International, Israël, Palestine | | Pas encore de commentaires

Des médecins évoquent l’usage “d’un nouveau type d’arme” à Gaza

Des blessés d’un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l’hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d’années avec l’organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l’Egypte. Non sans ultimes obstacles : “Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d’arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper“, ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l’ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit “pour des raisons bureaucratiques” à l’intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d’une des bombes lâchées à proximité.

A l’hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n’avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d’armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l’acronyme DIME- pour Dense Inert Metal Explosive“, ont déclaré les médecins.

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Israël, Palestine | | Pas encore de commentaires

Québec : Les salariés de Maxi toujours mobilisés

Après plus de trois mois de grève, les quelque 700 syndiqués des supermarchés Maxi de l’est du Québec n’ont pas l’intention de laisser tomber leurs revendications.

Ils réclament des augmentations de salaire de 3 % pour tous les employés, indépendamment de la performance des magasins, ce que refuse la chaîne d’alimentation.

« Ça fait 30 ans que je travaille dans le domaine et ça fait 30 ans que j’entends leur rengaine. Ça ne les a pas empêchés de faire des profits astronomiques. Les bas prix chez Maxi, c’est mon bas salaire », dénonce avec force Lise Bouchard, une employée en grève.

Contrairement aux syndiqués, la direction de Maxi veut que les augmentations de salaire soient négociées en fonction du rendement de chaque magasin. « On ne peut pas comparer des pommes et des oranges. Chacun des magasins est évalué. On considère sa performance, on regarde le marché local, on regarde l’économie régionale et c’est ce qu’on a fait pour chacun des magasins qui demeurent touchés par le conflit de travail », soutient Josée Bédard, porte-parole de Maxi.

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Canada | | Pas encore de commentaires

Brest : Les pompiers en grève illimitée

Ils réclament en priorité, dans les deux casernes, la réfection de leur hébergement qu’ils jugent « vétuste ».

Murs fissurés, plafond du couloir qui s’écaille et tombe par morceaux en certains endroits. La peinture s’effrite… « Les chambres des pompiers à Kerallan et Foch sont vétustes. Ce n’est pas agréable de travailler dans de telles conditions », alertent Ludovic Degraeve, secrétaire CGT du personnel du Sdis 29 et Yannick Léal, secrétaire général.

Le ras-le-bol a poussé hier des pompiers à se mettre « en grève illimitée ». Ils réclament « la réfection des hébergements des deux casernes ». Le préfet a dû réquisitionner une trentaine de pompiers.

« Nous avions déjà réclamé cette réfection en 2005 au moment où l’on nous avait présenté un plan de restructuration de la caserne, poursuit Ludovic Degraeve. Mais pour nous, si les hébergements n’étaient pas refaits en priorité, pas question de toucher au reste ! »

Seuls les locaux administratifs ont eu droit à une cure de jouvence fin 2008. Mais le centre compte trois bâtiments d’hébergement. « Il y a 72 chambres. »

Des délais trop longs

Le nouveau chef de centre a lancé les travaux lundi dernier pour les douches collectives. « On aurait préféré que l’on s’occupe en priorité des chambres. » C’est cela qui a mis le feu aux poudres.

« À Foch, il y a deux ans, des locaux ont été entièrement refaits. Excepté l’hébergement (21 chambres). »

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires

Tarn : Septième jour de grève des facteurs

Au septième jour de grève de la distribution du courrier à Mazamet, Saint-Amant-Soult et Castelnau-de-Montmiral, hier, des négociations ont eu lieu toute la journée à la direction territoriale du courrier à Albi (DOTC).

Un représentant de la DOTC, le directeur d’établissement de la Poste de Mazamet et les représentants syndicaux se sont mis autour d’une table pour trouver une solution de sortie de grève.

Les postiers de ces trois bureaux se sont vus imposer 40 jours par an d’auto-remplacement. En clair, la direction leur demande d’assurer en plus des leurs une partie des tournées de leurs collègues absents.

« Nous demandons la même chose que ce que nous avons obtenu pour les postiers de Carmaux c’est-à-dire 16 jours de remplacement en moyenne », expliquait hier Laurent Moysset, secrétaire départemental CGT-PTT, avant de reprendre les négociations.

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires

Occupation du bâtiment de l’union des journalistes d’Athènes (ESIEA)

Les occupants (des salariés, des travailleurs non rémunérés ou licenciés, des étudiants dans les medias) dénoncent l’ESIEA qui est une institution qui se retourne contre les travailleurs et qui se trouve être, en réalité, un syndicat de soutien aux patrons, comme en a témoigné le refus de participer à la grève générale du 10 avril 2008.

« Notre objectif est d’empêcher les patrons d’imposer leurs vues sur les événements, dont l’exemple est le licenciement d’un photographe d’Eleftheros Typos qui avait pris une photo d’un policier levant son poing après l’assassinat d’Alexandros ».

« Travaillant dans les medias nous sommes bien placé pour savoir que ces derniers sont un élément clé des appareils idéologiques pour forcer le peuple à rentrer chez lui ».

« Certains d’entre nous, travailleurs des medias et étudiants sommes activement aux côté des rebelles. Une raison à cela c’est que nous faisons l’expérience de l’exploitation de tous les jours dans nos milieux de travail aussi. Dans l’industrie des médias, comme partout ailleurs, nous avons à faire face aux conséquences de la précarité, au travail non rémunéré, aux pièces, aux heures supplémentaires, et à toutes les autres formes de caprice des patrons. Dernièrement, sous la menace d’une crise économique à venir, nous avons aussi l’expérience de l’intensification des licenciements et de la peur qui va avec.

« Encouragés par les medias qui réclament la “tolérance zéro” et par les ordres de leur hiérarchie, les policiers ont été lâchés vendredi, sans retenue, avec des produits chimiques, contre les manifestants »

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janvier 13, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Grèce | | Pas encore de commentaires