Sénégal : Sit-in des travailleurs du journal “Le Soleil”
Les travailleurs du quotidien national “Le Soleil” ont organisé un sit-in ce mardi matin dans le hall de leur entreprise. Ils dénoncent les retards dans le paiement de leurs salaires, le non-fonctionnement de l’IPM, une gestion nébuleuse, entre autres. Les membres du SYNPICS et de la CNTS ont décrié le mutisme des autorités notamment la tutelle sur la situation de leur boite et menacent de passer à la vitesse supérieure avec le dépôt d’un préavis de grève.
L’ambiance était à son comble ce mardi matin au quotidien national «Le Soleil». Son siège a été pris d’assaut par les travailleurs réunis en intersyndicale pour dénoncer les retards de payement des salaires, le non-fonctionnement de l’IPM (Institut de Prévoyance Maladie), une gestion nébuleuse de la boite, entre autres points. Les membres du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication sociale du Sénégal (SYNPICS) et la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) ont, en effet, organisé un sit-in pour attirer l’attention des autorités gouvernementales sur les difficultés que vit le journal gouvernemental.
Les journalistes, techniciens, personnel administratif et autres n’ont rien laissé au hasard pour manifester leur courroux. Gonflés à bloc par la présence des responsables syndicaux au plus haut niveau aussi bien pour le SYNPICS avec Diatou Cissé Badiane que la CNTS avec Fatou Bineta Yafa, ils sont sifflet à la bouche scandé beaucoup de slogans et brandi plusieurs pancartes. Parmi les slogans et inscriptions, on peut noter : «Le Soleil patrimoine national à sauver», «Pourquoi le mutisme de l’Etat ?», «Halte à la gestion nébuleuse», «Encartage, payez nous SVP», «IPRES: plus de 100 million de francs CFA d’arriérés de cotisations», etc. Tous unis, ils ont, par moment, entonné «na dem, na dem, na dema dema dem (qu’il parte)». Par ces chœurs rythmés de coups de sifflet, les travailleurs du quotidien national «Le Soleil» réclament le départ de leur directeur général, Mamadou Sèye.
La prison pour une famille accusée de «crime d’honneur»
Un tribunal turc a condamné cinq membres d’une même famille à la prison à vie pour le meurtre d’une jeune fille tombée enceinte après un viol, a affirmé lundi une association féministe.
Dans son verdict rendu vendredi, le tribunal de Van (est) a condamné à l’emprisonnement à perpétuité le frère de Naile Erdas -la victime du «crime d’honneur» en 2006 alors qu’elle avait 16 ans-, que les juges ont désigné comme l’auteur matériel du meurtre, a indiqué l’Association des femmes de Van.
Elle a prononcé la même peine contre le père, la mère et deux oncles de la jeune fille, qu’elle a considéré comme les commanditaires du crime, et a puni de 16 ans et huit mois de prison un troisième oncle coupable d’avoir gardé le silence, des peines exceptionnellement lourdes pour ce type d’assassinats.
«On peut dire que ce verdict est une première en terme de sévérité de la peine et du fait que toute une famille a été condamnée», a déclaré à l’AFP Mazlum Bagli, spécialiste des «crimes d’honneur» à l’université Dicle de Diyarbakir.
Zelal Özgökçe, de l’Association des femmes de Van, s’est réjouie du verdict.
«Cela aura un effet de dissuasion. Les gens vont réaliser qu’ils devront assumer les conséquences d’un crime d’honneur», a-t-elle estimé.
Naile Erdas est tombée enceinte à la suite d’un viol mais à caché son état jusqu’à son hospitalisation pour une forte migraine, au cours de laquelle les docteurs ont constaté sa grossesse.
Quand la famille a proféré des menace et offert des pots-de-vin pour récupérer la jeune fille, les médecins ont décidé de la garder à l’hôpital et ont informé les services d’un procureur.
Les salariés de Molex manifestent devant la préfecture
Les salariés de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) lancent un mouvement de grève demain et manifesteront à partir de 13h15 devant la préfecture de Haute-Garonne à Toulouse, pour soutenir le cabinet d’expertise Syndex.
Le 6 janvier, la direction de Molex Automotive a décidé de saisir le tribunal de grande instance de Paris contre le cabinet Syndex, mandaté par le comité d’entreprise pour analyser les données économiques de la restructuration du site. L’équipementier automobile américain demande notamment au tribunal qu’il fixe la date de restitution du rapport du cabinet d’audit.
L’usine doit cesser son activité fin juin 2009, faisant disparaître avec elle 285 postes. Le comité d’entreprise veut que « la lumière soit faite sur les véritables raisons et motivations du projet de fermeture ».
Depuis début novembre, les salariés de l’usine Molex de Villemur ont ouvert un blog, sur lequel figure une pétition. Elle sera remise à la préfecture dès demain.
L’Usine nouvelle, 13 janvier 2009
Québec : Les salariés de Maxi toujours mobilisés
Après plus de trois mois de grève, les quelque 700 syndiqués des supermarchés Maxi de l’est du Québec n’ont pas l’intention de laisser tomber leurs revendications.
Ils réclament des augmentations de salaire de 3 % pour tous les employés, indépendamment de la performance des magasins, ce que refuse la chaîne d’alimentation.
« Ça fait 30 ans que je travaille dans le domaine et ça fait 30 ans que j’entends leur rengaine. Ça ne les a pas empêchés de faire des profits astronomiques. Les bas prix chez Maxi, c’est mon bas salaire », dénonce avec force Lise Bouchard, une employée en grève.
Contrairement aux syndiqués, la direction de Maxi veut que les augmentations de salaire soient négociées en fonction du rendement de chaque magasin. « On ne peut pas comparer des pommes et des oranges. Chacun des magasins est évalué. On considère sa performance, on regarde le marché local, on regarde l’économie régionale et c’est ce qu’on a fait pour chacun des magasins qui demeurent touchés par le conflit de travail », soutient Josée Bédard, porte-parole de Maxi.
Brest : Les pompiers en grève illimitée
Ils réclament en priorité, dans les deux casernes, la réfection de leur hébergement qu’ils jugent « vétuste ».
Murs fissurés, plafond du couloir qui s’écaille et tombe par morceaux en certains endroits. La peinture s’effrite… « Les chambres des pompiers à Kerallan et Foch sont vétustes. Ce n’est pas agréable de travailler dans de telles conditions », alertent Ludovic Degraeve, secrétaire CGT du personnel du Sdis 29 et Yannick Léal, secrétaire général.
Le ras-le-bol a poussé hier des pompiers à se mettre « en grève illimitée ». Ils réclament « la réfection des hébergements des deux casernes ». Le préfet a dû réquisitionner une trentaine de pompiers.
« Nous avions déjà réclamé cette réfection en 2005 au moment où l’on nous avait présenté un plan de restructuration de la caserne, poursuit Ludovic Degraeve. Mais pour nous, si les hébergements n’étaient pas refaits en priorité, pas question de toucher au reste ! »
Seuls les locaux administratifs ont eu droit à une cure de jouvence fin 2008. Mais le centre compte trois bâtiments d’hébergement. « Il y a 72 chambres. »
Des délais trop longs
Le nouveau chef de centre a lancé les travaux lundi dernier pour les douches collectives. « On aurait préféré que l’on s’occupe en priorité des chambres. » C’est cela qui a mis le feu aux poudres.
« À Foch, il y a deux ans, des locaux ont été entièrement refaits. Excepté l’hébergement (21 chambres). »
Tarn : Septième jour de grève des facteurs
Au septième jour de grève de la distribution du courrier à Mazamet, Saint-Amant-Soult et Castelnau-de-Montmiral, hier, des négociations ont eu lieu toute la journée à la direction territoriale du courrier à Albi (DOTC).
Un représentant de la DOTC, le directeur d’établissement de la Poste de Mazamet et les représentants syndicaux se sont mis autour d’une table pour trouver une solution de sortie de grève.
Les postiers de ces trois bureaux se sont vus imposer 40 jours par an d’auto-remplacement. En clair, la direction leur demande d’assurer en plus des leurs une partie des tournées de leurs collègues absents.
« Nous demandons la même chose que ce que nous avons obtenu pour les postiers de Carmaux c’est-à-dire 16 jours de remplacement en moyenne », expliquait hier Laurent Moysset, secrétaire départemental CGT-PTT, avant de reprendre les négociations.
Occupation du bâtiment de l’union des journalistes d’Athènes (ESIEA)
Les occupants (des salariés, des travailleurs non rémunérés ou licenciés, des étudiants dans les medias) dénoncent l’ESIEA qui est une institution qui se retourne contre les travailleurs et qui se trouve être, en réalité, un syndicat de soutien aux patrons, comme en a témoigné le refus de participer à la grève générale du 10 avril 2008.
« Notre objectif est d’empêcher les patrons d’imposer leurs vues sur les événements, dont l’exemple est le licenciement d’un photographe d’Eleftheros Typos qui avait pris une photo d’un policier levant son poing après l’assassinat d’Alexandros ».
« Travaillant dans les medias nous sommes bien placé pour savoir que ces derniers sont un élément clé des appareils idéologiques pour forcer le peuple à rentrer chez lui ».
« Certains d’entre nous, travailleurs des medias et étudiants sommes activement aux côté des rebelles. Une raison à cela c’est que nous faisons l’expérience de l’exploitation de tous les jours dans nos milieux de travail aussi. Dans l’industrie des médias, comme partout ailleurs, nous avons à faire face aux conséquences de la précarité, au travail non rémunéré, aux pièces, aux heures supplémentaires, et à toutes les autres formes de caprice des patrons. Dernièrement, sous la menace d’une crise économique à venir, nous avons aussi l’expérience de l’intensification des licenciements et de la peur qui va avec.
« Encouragés par les medias qui réclament la “tolérance zéro” et par les ordres de leur hiérarchie, les policiers ont été lâchés vendredi, sans retenue, avec des produits chimiques, contre les manifestants »
Des blessés d’un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l’hôpital de la ville, qui en ont témoigné.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

