Briançon : Débrayage aux Ambulances Prève
Briançon (Haute-Provence) : Les salariés briançonnais des ambulances Prève se sont mis en grève hier matin. Et ils l’ont fait savoir en revendiquant devant les locaux de cette société, banderoles et véhicules bien en vue. Leurs revendications? «Nous sommes obligés tous les mois de réclamer nos salaires», explique Jean-Pierre Clares, l’un des salariés briançonnais de cette société qui est également installée à Gap et à Embrun.
Rachetés par le groupe Brando
Cette société haut-alpine de transport sanitaire, en proie à des difficultés financières depuis plusieurs années, a été rachetée le 1er juillet dernier par Les ambulances arlésiennes Brando, un groupe de transport dont le siège est situé à Arles dans les Bouches-du-Rhône.
Tous les emplois ont été sauvés et les salaires payés. Mais la période semble avoir été difficile à vivre pour la cinquantaine d’employés de la société haut-alpine. «Avec notre nouveau patron, nous pensions enfin envisager l’avenir plus sereinement. Nous avons eu la garantie que nos salaires seraient payés le 8 du mois. Or nous ne sommes jamais payés avant le 12 et nous devons réclamer à chaque fois.» D’où ce mouvement de grève hier matin.
Le mouvement de grève a cessé en fin de matinée
Le conflit a malgré tout été réglé en fin de matinée. Jean-Claude Brando, le patron des Ambulances arlésiennes s’est déplacé en personne depuis Arles pour rencontrer son personnel dans les locaux gapençais de la société. «Nous avons eu la garantie que nos salaires seraient payés dans la journée ou au plus tard demain matin (aujourd’hui, ndlr). Et les frais bancaires dûs aux retards de virements seront également remboursés», rapportait Jean-Claude Clares hier après-midi.
Bressols : Grève et occupation de l’usine Cervin Innovations
Tarn et Garonne : Les 32 salariés de l’antenne bressolaise n’ont pas été payés en décembre.
Cervin Innovations emploie 32 salariés sur son site de Bressols et environ 130 au niveau national. Cette société spécialisée dans la pose de panneaux solaires et les énergies renouvelables, dont le siège social est basé à Chambéry (Savoie) a été mise en liquidation judiciaire lundi soir par le tribunal de commerce de Chambéry.
Cinq des huit entités du groupe ont déjà été placées en redressement judiciaire. Les antennes d’Aquitaine, de région parisienne et de Nîme ont été fermées. Reste l’antenne de Midi-Pyrénées à Bressols effectivement confrontée à de graves soucis. On l’a dit, le tribunal de commerce de Chambéry vient de placer la société en liquidation judiciaire laissant donc jusqu’au 26 janvier à un éventuel repreneur, le soin de sauver la boite.
Depuis hier, les salariés bressolais de Cervin Innovations sont donc en grève illimitée avec occupation des locaux… et probablement d’autres actions plus musclées si le CE qui devait se dérouler hier soir à Chambéry n’apportait aucune perspective au conflit.
Des soucis surprenants
La mise en liquidation de Cervin innovations frise cependant le paradoxe.
Le marché des énergies renouvelables est un créneau extrêmement porteur et « les carnets de commande étaient pleins », soulignent encore les salariés soutenus par la CGT.
Riga : Manifestation de masse et émeute contre la politique économique
Une manifestation contre la politique économique du gouvernement letton a dégénéré mardi soir en échauffourée entre une partie des manifestants et les forces de l’ordre, a constaté un journaliste de l’AFP.
Trois policiers ont été blessés au cours de ces affrontements et 97 personnes ont été interpellées, selon la porte-parole de la police, Sigita Pildava.
Environ 10.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées à proximité du parlement à Riga pour réclamer la démission du gouvernement et des élections anticipées dans ce pays confronté à une crise économique qui va s’aggravant.
La police qui avait bloqué les voies d’accès au parlement, a essuyé des jets de pavés ou de boules de neige et a répliqué avec des coups matraques et des tirs de grenades lacrymogènes.
Les manifestants s’étaient réunis à l’appel de partis d’opposition et de syndicats réclamant le départ du Premier ministre de centre-droit Ivars Godmanis.
Il s’agissait d’une des plus importantes manifestations de rue depuis que la Lettonie a retrouvé son indépendance de l’Union soviétique en 1991.
“Je suis surpris que cela ait pris si longtemps avant qu’on en arrive là“, a déclaré à l’AFP un manifestant, Maris, 46 ans, accusant les hommes politiques de son pays d’avoir “pillé” le peuple depuis des années.
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