Solidarité Ouvrière

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Irak : 2.8 millions de déplacés et 2 millions de réfugiés

Violences, détentions arbitraires, torture, déplacés par millions : la situation des droits de l’Homme en Irak reste “très mauvaise” malgré une amélioration notable de la sécurité, estime l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans son rapport annuel publié mercredi.

Dans ce rapport 2008, l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme basée à New York pointe notamment “la crise des déplacés“: près de cinq millions d’Irakiens ont quitté leurs foyers “à cause des violences confessionnelles“, “2,8 millions (sont des) déplacés dans le pays même et 2 millions (sont) réfugiés à l’étranger“, rappelle HRW.

Déplacés ou non, “les civils restent les cibles d’attaques de groupes armés sunnites et chiites“, et les opérations militaires des forces américaines et irakiennes ont “continué de faire des victimes civiles“.

Selon HRW, “le recours à la torture à grande échelle et d’autres sévices à l’égard des détenus sont toujours signalés” dans les prisons irakiennes surpeuplées (24.000 prisonniers). Les forces américaines détiennent 17.000 personnes.

Dans les deux cas, “des détenus ont passé des années en prison sans inculpation ni procès“, critique HRW.

Les violences contre les femmes (…) restent un sérieux problème, perpétrées par des groupes d’insurgés, des miliciens, des policiers et des soldats“, et “les poursuites restent rares“, déplore l’organisation.

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janvier 15, 2009 Posté par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Irak | | Un commentaire

Le rôle criminel de Washington dans la guerre anti-tamoule de l’Etat sri lankais

Mercredi dernier, l’ambassade des Etats-Unis à Colombo a publié un communiqué qui saluait les récentes victoires de l’Etat sri lankais dans la guerre contre les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) en demandant instamment au gouvernement du Sri Lanka et à l’armée d’engager l’annihilation du LTTE. Le passage clé du texte disait : « Les Etats-Unis ne recommandent pas que le gouvernement sri lankais négocie avec le LTTE, un groupe classé par les Etats-Unis comme organisation terroriste étrangère depuis 1997. »

Dans les heures qui ont suivi le refus officiel de Washington d’appuyer un accord négocié de la guerre civile qui dure depuis 25 ans, le gouvernement sri lankais interdisait le LTTE.

L’Etat sri lankais s’arroge à présent le droit de prononcer des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 20 ans pour tous ceux qu’il accuse de « soutenir » le LTTE. Depuis la reprise des offensives contre cette organisation en 2006, le gouvernement et l’armée portent cette accusation contre pratiquement toute personne qui est opposée à la guerre ou même contre la politique socio-économique droitière du gouvernement, en incluant des socialistes et des ouvriers grévistes et l’Alliance nationale tamoule, un groupe parlementaire qui comprend une vingtaine de personnes et qui considère que le LTTE est le seul représentant légitime des Tamouls dans les négociations avec le gouvernement.

Colombo avait précédemment déclaré l’organisation illégale, mais avait levé l’interdiction en 2002 quand une trêve avait été déclarée et que l’Etat sri lankais et le LTTE avaient accepté d’entamer des pourparlers de paix.

Le court intervalle de temps qui s’est déroulé la semaine passée entre le refus des Etats-Unis du « processus de paix » et l’interdiction du LTTE par le gouvernement de Colombo illustre le rôle criminel joué par Washington, à la fois comme instigateur et facilitateur, dans la guerre communautariste générée par l’élite bourgeoise cinghalaise de Sri Lanka.

Washington avait encouragé Colombo à reprendre la guerre civile en 2006 et avait aidé et soutenu chaque étape de l’avance sanglante de l’armée sri lankaise. La nouvelle prouesse de l’armée du Sri Lanka est due presque entièrement au soutien qu’elle a reçu de directement Washington ou de ses alliés clé.

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janvier 15, 2009 Posté par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Sri Lanka | | Pas encore de commentaires

Communiqué SUD Rail suite aux propos des présidents de la république et de la Sncf

Quand on est président de la SNCF ou président de la république, on a le droit de colporter des mensonges auprès des média ?

Les cheminots ne sont pas payés lorsqu’ils font grève. Les cheminots ont une retenue de salaire d’une heure lorsqu’ils font grève 59 minutes. Les cheminots ont une retenue de salaire d’une journée, lorsqu’ils font grève une journée. Les cheminots ont une retenue de salaire de 8 jours lorsqu’ils font grève 8 jours.

Quand on est président de la SNCF ou président de la république, on est là pour restreindre la démocratie ?

Le 2 août 2007, les parlementaires ont restreint le droit de grève dans les entreprises de transport. Ainsi le délai de préavis auparavant de 5 jours a été porté à 15 jours. Mais ça ne résout rien lorsque les patrons refusent de négocier : à Paris Saint Lazare, c’est dès novembre que SUD-Rail avait préavisé du conflit qui s’est terminé le 14 janvier ! Mais avant la grève, la direction n’a discuté de rien, et durant les 30 premiers jours de grève, elle a refusé de négocier avec les grévistes. Aujourd’hui Sarkozy et Pépy s’en prennent à ceux qui leur ont donné tort en montrant que la lutte collective permet de gagner : ils veulent restreindre encore plus le droit de grève ! Ainsi, pour une heure de grève, la journée complète serait retirée sur le salaire ! Cela s’appelle du vol.

Quand on est président de la SNCF ou président de la république, on est obligé d’être hypocrite avec les usagers ?

Qui peut croire que ceux qui organisent chaque jour la casse du service public se soucient des usagers ? Les grèves sont une gêne importante pour les usagers. C’est vrai, car nous avons un travail utile, comme des millions de salariés. Mais les usagers de la SNCF sont victimes des trains en retard, supprimés, bondés, sales, chaque jour. Améliorer le sort des usagers, ce serait donner des moyens financiers et en effectifs au service public. Pourquoi ceux qui nous dirigent et versent, le temps d’une apparition au journal télévisé, des larmes de crocodiles sur les usagers, sanctionnent-ils les cheminots lorsqu’ils pratiquent cette autre forme d’action collective qu’est la grève de gratuité ? La Fédération des Usagers des Transports et des Services Publics (FUTSP) et la fédération SUD-Rail ont plusieurs fois demandé qu’on cesse de qualifier « d’illégal » ce type de mouvements. En vain…

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janvier 15, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire