Solidarité Ouvrière

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Qui a tué sept ouvriers italiens brûlés vifs dans un accident de travail?

Une première en Italie pour un accident du travail, le directeur général de la branche acier de ThyssenKrupp en Italie, Harald Espenhahn, est jugé pour “homicide volontaire“.

L’audience a débuté dans une salle comble, devant plus de 200 personnes, pour la plupart proches des victimes, vers 11 h 15 avec deux heures de retard, la cour ayant dû remplacer trois jurés – sur un total de six – qui avaient fait des déclarations à la presse.

L’usine devait fermer
L’accident, une explosion suivie d’un incendie dans le laminoir le 6 décembre 2007, l’un des plus meurtriers en Italie ces dernières années, avait bouleversé le pays, la majorité des ouvriers étant morts après plusieurs jours d’agonie.

Trois d’entre eux avaient 26 ans. L’usine, dont la fermeture était prévue avant le drame, est arrêtée depuis mars dernier.

Harald Espenhahn risque 21 ans de prison pour homicide volontaire. Son avocat Cesare Zaccone a déclaré à l’AFP qu’il contesterait ce chef d’inculpation.

Les cinq autres responsables poursuivis – Gerald Prigneitz, Marco Pucci, Giuseppe Salerno, Daniele Moroni et Cosimo Cafueri – le sont pour homicide par imprudence tandis que le groupe ThyssenKrupp est jugé en tant que personne morale.

Lors du renvoi en justice, le juge avait suivi les réquisitions du parquet qui estimait que ThyssenKrupp “avait conscience du risque d’incendie“.

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janvier 16, 2009 Posté par xxx | 6) Leur société, Italie | | Pas encore de commentaires

Grève des dockers au Port autonome de Lomé

Tout comme les ouvriers de la cimenterie de Tabligbo et de Kpémé, les dockers du Port autonome de Lomé ont déclenché depuis le début janvier 2009 un mouvement de grève pour demander des meilleures conditions de vie et de travail.

Comme il fallait s’y attendre, les tenants du pouvoir n’ont pas du tout lésiné sur les moyens -médiatiques et policières- dont-ils disposent pour isoler les grévistes. Ainsi, Faure et ses affidés ont voulu faire croire que se sont les jeunes des quartiers populaires de Bè et d’Akodessewa qui sèment la pagaille et le désordre au sein du Port.

Il n’ y a aucun doute que cette intoxication grossière a été vite perçue par l’ensemble du mouvement syndical qui a continué à braver résolument les autorités portuaires. C’est dans ces conditions que le pouvoir s’est ravisé et a envoyé tout un arsenal de répression afin de briser le mouvement des dockers.

En effet, dans sa livraison du 9 janvier 2009, le journal indépendant Liberté Hebdo N° 452 nous rapporte un témoignage édifiant d’un des responsables des grévistes: «Depuis trois jours, nous sommes en grève pour réclamer un statut pour notre corps de métier. Mercredi, nous avons rencontré les autorités portuaires pour débattre du sujet mais nous n’avons pas eu gain de cause. Les discussions n’ont pas du tout évolué. Ces autorités ont souvent fait du dilatoire en nous disant de surseoir à la manifestation et qu’ils vont régler le problème. Mais après, elles ne font rien». … «Il y a plus de quinze ans que cette affaire dure. Les autorités portuaires ont même envoyé des missions dans les autres pays pour s’imprégner de ce qui se fait là-bas. Il y a un statut qui est signé mais elles ne veulent pas l’appliquer. Il y a des dockers qui sont partis en retraite sans pension. Lorsque le nouveau DG Adégnon est venu, il a promis de doter les dockers d’un statut. Mais depuis quatre ans, il n’a rien fait. Il faut revoir notre cas puisque ce n’est pas comme ça que les choses se font dans les autres ports », poursuit-il. «Comme nous sommes en grève, nos patrons sont partis prendre d’autres personnes qui travaillent à notre place. Ce n’est pas normal », ajoute-t-il.

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janvier 16, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Togo | | Pas encore de commentaires

Gabon : Grève de la CNSS

Après le secteur de l’éducation nationale, c’est au tour de celui de la sécurité sociale de réclamer ses droits, par la voie de la coalition. Cinq syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) sont donc entrés en grève illimitée le 12 janvier dernier. Trois d’entre eux ont accepté de parler à Infosplusgabon.

Le collectif réunissant le SYNA-CNSS, le syndicat des retraités, le syndicat Hippocrate, le SYP-CNSS, et l’UT-CNSS, critique la gestion de l’actuel directeur général de la CNSS, Antoine Yalanzele, allant jusqu’à le qualifier de « hors-la-loi ».

« Depuis 4 ans, le malaise s’est généralisé, avec une direction générale qui n’a jamais accepté le dialogue social. Aujourd’hui nous en sommes là car, suite au préavis de grève, M. Yalanzele a refusé d’entrer dans les négociations. Il a préféré attendre l’effectivité de la grève pour nous envoyer la gendarmerie anti-émeute, qui nous brutalise devant notre établissement », affirme Jeannette Nsiama Ontsia, présidente du syndicat SYNA-CNSS.

Rappelons que les points de revendication sont au nombre de quatre. « Le paiement du 13ème mois pour les années 2007/2008 pour tous les agents de la CNSS est un droit reconnu formellement par la convention collective qui régit le fonctionnement de l’institution, or nous n’en avons pas vu la couleur », rappelle le Dr Sylvie Nkoghe Mbot, secrétaire général, chargé de communication du syndicat Hippocrate.

« La stratégie actuelle de notre directeur général est simple : tous les cadres formés avant son arrivée par la CNSS ont été mis au « chômage technique », dans le but de recruter de nouveaux agents « sous contrôle », et pour tranquiliser les premiers, on leur paie des salaires alors qu’ils sont censés être au chômage désormais. Seulement, le hic c’est qu’il faut être cohérent, et leur payer les indemnités qui accompagnent la mise au chômage, ainsi que les droits qui vont avec les salaires, comme le 13ème mois, les congés, etc., selon le code du travail, ce que refuse la direction », nous raconte Mme Nsiama Ontsia.

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janvier 16, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Gabon | | Un commentaire