Le plan économique d’Obama : Un plan de relance des profits et de guerre contre les travailleurs
Avant même son investiture le 20 janvier prochain, Barak Obama et son équipe de conseillers économiques sont engagés dans des tractations avec les membres du Congrès, démocrates et républicains, pour mettre au point un plan dit de relance qu’ils espèrent pouvoir faire adopter d’ici la mi-février.
Bien que les Démocrates soient majoritaires et à la Chambre des représentants et au Sénat, Barak Obama dit sa volonté de parvenir à un accord avec les Républicains, ce qui est un parfait alibi pour adopter des mesures dans la droite ligne de ce qu’a déjà fait… Bush ! Le plan n’est pas encore complètement bouclé, que les mesures dites sociales évoquées par Obama pendant sa campagne se réduisent comme peau de chagrin. Par exemple il est question de diminuer le coût du système de santé – tout en prétendant améliorer la qualité des soins, bien sûr – en informatisant les données médicales des patients. De l’argent est prévu pour cela, mais pas pour étendre la couverture maladie à ceux qui en sont dépourvus !
Le plan d’Obama est sans doute impressionnant par son montant, puisqu’il est question de 775 milliards de dollars, voire 1 000 milliards, plus que le plan Paulson de 700 milliards, voté il y a à peine trois mois. Mais il s’agit encore de déverser des centaines de milliards d’argent public dans les caisses des entreprises, en promettant que cela créera des emplois.
40 % du plan, soit quelque 300 milliards de dollars, seront consacrés à des réductions d’impôts pour les particuliers et pour les entreprises. Obama avait promis pendant sa campagne de diminuer de 1 000 dollars par famille l’impôt sur le revenu, à condition de gagner moins de 200 000 dollars par an. Même si cette limite n’est pas confirmée, il semble bien qu’Obama s’apprête à faire encore des cadeaux aux plus riches. Mais il va surtout offrir des exonérations fiscales aux entreprises, alors même qu’il avait critiqué les largesses de Bush pendant sa campagne. Il prétend maintenant que la crise n’est pas une bonne occasion pour supprimer les exonérations fiscales. Non seulement il n’envisage pas de mettre fin à celles octroyées par Bush, mais il en offre d’autres. Il paraît que c’est aussi pour faire plaisir aux Républicains.
Grève générale en Guadeloupe
L’ensemble des secteurs d’activité lance à compter d’aujourd’hui, mardi, un mouvement de grève illimité. Les manifestants dénoncent « la vie chère » et « le profit aux dépends des Guadeloupéens ». Ils réclament « la plus grande transparence sur les prix » appliqués dans l’archipel.
L’éducation nationale, le transport, les collectivités, la santé, les stations-service, l’alimentation, les fournisseurs en eau et en électricité, l’hôtellerie, les administrations… Tous les secteurs sont donc concernés.
Du côté de l’enseignement, les Fédérations de Parents d’élèves soutiennent également le mouvement.
Depuis hier déjà, ce sont les gérants de stations-service qui ont baissé leurs rideaux. Ils dénoncent l’implantation anarchique de nouvelles stations sur le territoire.
Car chaque secteur en profitera pour sensibiliser la population et les pouvoirs publics aux problèmes propres à leur activité.
Cet appel à la grève générale a été lancé par un Collectif composé d’organisations syndicales, de partis politiques et d’associations culturelles.
Les associations de locataires et de consommateurs appellent, elles aussi, à la mobilisation de « tous les Guadeloupéens ».
Des ouvriers mexicains appellent à s’organiser en dehors de la bureaucratie syndicale
Des travailleurs de Volkswagen México ont déclaré que les directions syndicales très vieilles ne prétendent pas aux changements extraordinaires et ont appelé à organiser une grève nationale en dehors de la bureaucratie syndicale.
Selon un communiqué lu par un représentant du Syndicat de Travailleurs de Volkswagen México durant le Festival de la Rage Digne, l’accès à la démocratie syndicale est bloqué à cause du contrôle gouvernemental des institutions.
Le porte-parole a indiqué que la Loi Fédérale du Travail, qui pourrait être approuvée dans les prochains mois par l’assemblée législative du Mexique, porte atteinte à la liberté syndicale, en plus de prétendre éliminer l’organisation et la liberté des travailleurs.
Il a dénoncé qu’une forme de contrôle des syndicats au Mexique, est la négociation avec les dirigeants syndicaux corrompus, pour éviter une possible sensibilisation des travailleurs à la défense de leurs droits.
C’est pourquoi, il a convoqué les travailleurs à s’organiser pour obtenir un changement dans la vie interne des syndicats, jusqu’à arriver à l’élection de représentants législatifs qui approuvent des lois en faveur des travailleurs.
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