Solidarité Ouvrière

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Le Vatican réintégre un négationniste

L’église catholique… fidèle à sa longue tradition réactionnaire.

Benoît XVI a levé les excommunications prononcées contre quatre évêques intégristes ordonnés en 1988 sans le consentement de Rome par Mgr Marcel Lefebvre, le défunt archevêque français ultraconservateur. La décision a été officialisée samedi par le Vatican.

Les évêques concernés sont le Suisse Bernard Fellay, l’Espagnol Alfonso de Gallareta, le Français Tissier de Mallerais et le Britannique Richard Williamson. Ce dernier a déclenché la polémique en niant l’existence des chambres à gaz dans un entretien diffusé mercredi soir par la télévision suédoise. Il avait affirmé que les preuves historiques vont “massivement à l’encontre de six millions de Juifs gazés délibérément“.

La Presse Canadienne, 24 janvier 2009

La revue Golias dit son indignation à propos de la levée par le pape de l’excommunication de l’évêque britannique Mgr Richard Williamson qui vient de nier la mort des juifs dans les chambres à gaz.

Dans un article publié sur son site internet, Golias dit que la thèse des négationnistes est connue “mais voilà que les Faurisson, Dieudonné et tous les tenants du “détail” peuvent désormais espérer recevoir une bénédiction épiscopale“.

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janvier 24, 2009 Posté par xxx | 6) Leur société, Vatican | | Un commentaire

Vidéos : LLL-Tag à Berlin

Quelques vidéos du LLL-Tag à Berlin (journée Liebknecht-Luxemburg-Lénine fêtée par le mouvement ouvrier pour l’anniversaire de l’assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht le 15 janvier 1919. En 2009, ce rassemblement a regroupé plusieurs dizaines de milliers de manifestants (voir l’article).

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janvier 24, 2009 Posté par xxx | Allemagne | | Pas encore de commentaires

Obama s’incline devant la droite lors de son discours d’investiture

Le discours d’investiture prononcé mardi par le président Barack Obama a été l’objet de l’éloge quasi délirant des grands médias et des éditoriaux des plus importants quotidiens. Même ceux contraints d’admettre que le discours de 18 minutes fut prononcé platement, était banal par son contenu et ne contenait aucune éloquence mémorable insistent que ce qu’Obama a dit importe peu. Sa présence sur les marches du Capitole, et l’immense foule réunie au Washington Mall, était ce qui était important et symbolisait le « changement ».

Evitant une analyse véritable et consacrant plutôt leur couverture de l’événement à leur propre aveuglement et à celui des autres, presque aucun média n’a réussi à saisir l’ampleur des immenses contradictions entre les sentiments qui ont attiré près de deux millions de personnes à Washington pour l’événement et les politiques qui sous-tendent ce qu’Obama a véritablement déclaré.

Ceux bravant le froid sont venus célébrer le départ de la vie politique d’un président détesté, George W. Bush, et, pour beaucoup, le commencement d’un changement fondamental. Le discours lui-même avait cependant était rédigé largement pour calmer la droite républicaine et signaler la continuité avec ses politiques essentielles.

Les premières lignes significatives à cet égard furent celles décrivant la crise dans laquelle sont plongés les Etats-Unis au moment de l’investiture d’Obama. Avant même de faire référence à la profonde crise économique qui a supprimé environ 3 millions d’emplois et qui en élimine des centaines de milliers d’autres à chaque mois, Obama, inspiré par Bush, a présenté le terrorisme comme le défi prééminent de la nation.

« Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine », a-t-il déclaré.

Par ces quelques mots, Obama a ainsi assuré que la « guerre internationale contre le terrorisme » allait demeurer en tant qu’héritage de Bush, Cheney et Cie, fournissant le prétexte pour la guerre d’agression à l’étranger et la violation des droits démocratiques au pays.

Contenue dans cette formulation se trouve la continuation de tous les mensonges et intimidations politiques employés par la dernière administration afin d’imposer les guerres en Afghanistan et en Irak au peuple américain. Parmi ces mensonges trône l’assertion complètement trompeuse que l’armée américaine a été envoyée pour occuper ces pays et tuer un grand nombre de leurs citoyens afin de lutter contre le terrorisme. Le véritable motif pour ces guerres est la poussée hégémonique de l’impérialisme américain pour le contrôle des vastes réserves d’énergie de l’Asie centrale et du golfe Persique.

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janvier 24, 2009 Posté par xxx | 6) Leur société, USA | | Un commentaire

Islande : Colère populaire face à la crise du capitalisme

Des milliers de manifestants ont réclamé samedi la démission immédiate du gouvernement islandais, dans la tourmente de la crise financière.

Le Premier ministre, Geir Haarde, qui souffre d’une tumeur à l’oesophage, a souhaité vendredi la tenue d’élections anticipées le 9 mai prochain et indiqué qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Mais les 6.000 manifestants rassemblés samedi devant l’Althing, le Parlement national, ne veulent pas attendre.

Assez de la république bananière. Le peu d’informations que nous avons eu sur ce qui est fait pour améliorer la situation est ridicule“, a dit Astridur Halldorsdottir, une étudiante venue manifester avec un drapeau islandais marqué du mot “A vendre“.

Depuis octobre, des rassemblements se tiennent chaque samedi dans Reykjavik. Selon les estimations de la police, jamais la foule n’avait été aussi nombreuse depuis le début du mouvement.

L’Islande, qui comptait encore parmi les pays les plus riches de la planète en 2007, a sombré en octobre, victime de la crise mondiale du crédit.

Sa devise, la couronne, s’est effondrée, entraînant une inflation à deux chiffres dans un pays qui importe une très large partie de ses biens de consommation; son système financier a implosé; le chômage devrait atteindre 7,8% cette année et poursuivre sa progression l’année prochaine.

Pour éviter la banqueroute, ce petit pays de 320.000 habitants a dû négocier un plan d’aide de 10 milliards de dollars conçu par le Fonds monétaire international et suspendre les transactions sur sa devise.

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janvier 24, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Islande | | Pas encore de commentaires

La résistance à la chasse aux travailleurs sans-papiers avance à Rennes

En Bretagne, le mercredi 8 octobre dernier, 10 ouvriers sans-papiers, de nationalités turque et brésilienne, ont été interpellés au cours d’un contrôle simultané de 15 chantiers du bâtiment. L’opération a été conduite par 200 policiers, gendarmes et agents de l’Urssaf selon Ouest-France. L’Urssaf a officiellement pour mission de veiller au bon recouvrement des ressources de la Sécurité sociale. Or, visiblement, le travail des agents de l’Urssaf est aussi instrumentalisé pour lutter contre l’immigration dite clandestine.

L’État de Sarkozy a décidé d’accentuer la lutte contre l’immigration dite clandestine. Chaque année, il fixe aux préfectures des objectifs d’expulsions : 10 000 en 2002, 25 000 en 2007, 26 000 en 2008 (dont 200 pour la préfecture d’Ille-et-Vilaine).

Dans ce cadre, la répression du travail au noir est bien utile. Chaque rafle organisée dans les entreprises permet d’arrêter plusieurs sans-papiers. Ces travailleurs, en plus d’être exploités par les employeurs, doivent travailler avec la peur au ventre car l’arrestation est généralement synonyme d’expulsion du territoire.

En France, les sans-papiers n’ont pas droit au travail. Par nécessité, beaucoup travaillent cependant. Ils sont mal payés et sans protection sociale. Beaucoup cotisent à la Sécurité sociale mais ne touchent pas de prestations sociales.

Comme si cela ne suffisait pas, l’État multiplie les opérations de rafle visant à interpeller quelques travailleurs sans-papiers. En procédant ainsi, il maintient ces travailleurs dans la précarité, dans le silence, dans la difficulté à s’organiser collectivement et à lutter. Et les employeurs en profitent… Nous ne voulons plus de ces rafles organisées par l’Etat, en particulier par les services de police, de gendarmerie et de l’Urssaf. Il faut lutter contre les patrons qui ne payent pas les cotisations sociales mais le travail de l’Urssaf ne doit pas servir à interpeller, à sanctionner, à expulser des travailleurs sans-papiers. La lutte contre le travail dit clandestin et contre la surexploitation des travailleurs sans-papiers doit passer par leur régularisation et leur droit au travail. C’est ce que nous – salariés, travailleurs, syndicalistes – exigeons. Nous avons décidé de réagir à chaque rafle et c’est pourquoi nous manifestons aujourd’hui devant l’Urssaf.
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janvier 24, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas encore de commentaires

Grève générale en Guadeloupe contre la vie chère

Environ 8.000 manifestants selon la préfecture, plus de 10.000 selon des journalistes sur place, ont parcouru les rues de Pointe-à-Pitre samedi, au cinquième jour de la la grève générale “contre la vie chère” qui paralyse la Guadeloupe depuis mardi. Tout au long d’un parcours de plusieurs kilomètres, les manifestants scandaient en chantant “La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo : yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou” (La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas : ils ne feront pas ce qu’ils veulent dans notre pays). Aucun incident n’a été signalé. Le Collectif contre l’exploitation outrancière (“Lyannaj kont pwofitasyon”, LKP) qui regroupe la quasi-totalité des syndicats insulaires ainsi que des partis politiques et associations culturelles, a accepté de participer samedi après-midi à une table ronde organisée par le préfet, Nicolas Desforges. Les présidents des Conseils régional et général, les parlementaires et le patronat local ont confirmé leur participation à cette première prise de contact depuis le début de la grève générale organisée par le LKP.

France Infos, 24 janvier 2009

Depuis mardi 20 janvier, la Guadeloupe vit au rythme d’une grève générale initiée par un collectif d’une cinquantaine d’organisations syndicales, politiques et culturelles qui, au nom de la lutte “contre la vie chère”, a établi un programme de 120 revendications.

Les 115 stations-service de l’île sont fermées. Des écoles, magasins et centres commerciaux sont fermés. Des services publics ne sont plus assurés, du ramassage des ordures aux transports routiers de voyageurs. Des délestages privent d’électricité, deux heures durant, des tranches de 20 000 abonnés non prévenus. Des coupures d’eau sont engendrées, selon la Générale des eaux, par “des actes de malveillance perpétrés sur le réseau“.

Le cahier de revendications du “Lyannaj kont pwofitasyon” (Collectif contre l’exploitation outrancière) réclame notamment “un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 euros des bas salaires, des retraites et des minima sociaux“, celui du smic et “des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux“, “un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe“, une “baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et les transports” et “des taux de la taxe sur les carburants“, la “suppression de la taxation des produits locaux“, le “gel des loyers pour une période indéterminée“, “l’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et la restitution des biens“.

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janvier 24, 2009 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires