Une jeune femme de Ramle portée disparue
On a touché à rien dans la chambre de Nadia Abu Amar dans le foyer pour jeunes filles à mi-chemin de Jérusalem. L’édredon plié sur le lit, la chambre reste un peu en désordre et les objets personnels sont prêts à être utilisés à tout moment : des bougies parfumées, des produits de beauté rangés sur une étagère, des manuels empilés l’un sur l’autre, des peintures à l’huile et des croquis au charbon accrochés un peu partout. Mais cela fait bientôt quatre mois que Nadia, 22 ans, ne dort plus dans son lit, n’allume plus ses bougies parfumées favorites et n’ouvre plus ses manuels.
Elle a disparu un samedi soir début novembre et aucune de ses connaissances ne sait où elle est, la police croit que Nadia, comme de nombreuses filles avant elle, a été assassinée par des membres de sa famille au nom du prétendu « honneur familial ». Cette semaine la Cour de Jérusalem a prolongé la garde à vue de sept hommes de sa famille : son père, son frère et des cousins. Les enquêteurs suspectent ces hommes d’avoir kidnappée et assassinée la jeune fille qui avait essayé il y a quelques années de les fuir et de se construire une vie meilleure.
Femmes arabes en danger
« Les filles arabes en danger sont comme dans un filet. Même si elles arrivent à fuir leurs familles, à se réfugier dans un foyer et à reconstruire leurs vies (faire des études, se faire des amis et trouver un travail), elles n’ont finalement aucun endroit où aller. Elles ne peuvent pas vivre seules, la société juive ne les accepte pas et elles vivent avec le risque que leurs familles les retrouvent », dit une source qui connaissait Nadia et ce problème.
Crime crapuleux sous couvert de crime “d’honneur”
Un homme tue sa sœur pour l’argent et déclare l’avoir fait « au nom de l’honneur » pour échapper à la punition.
Déclaration de Bassam al-Kadi, NESASY (Syrie)
Il y a quelques jours, Mohammad Saleem Kafaya assassina sa sœur Yasmine Kef aya Edleb avec un couteau ! Lui coupant la gorge sur l’autel de « l’honneur », il se précipita au poste de police pour se livrer lui-même en proclamant « j’ai lavé la honte ! », certain qu’il sera libéré dans quelques mois, ou au maximum dans deux ans ! Et les rumeurs disent que ce meurtre est arrivé à la fin d’une dispute entre eux sur l’argent qu’elle gagnait comme prostituée. Mais cela ne signifie rien pour le « mâle » syrien soutenu par les articles 548 et 192 du code pénal syrien qui lui assureront une liberté totale après une courte période de prison, et même une « médaille d’honneur » autour de son coup !
Mohammad Saleem était très connu dans la région, il avait déjà été emprisonné pour vol et sa sœur avait été détenue pour prostitution. Toute la région savait que le frère connaissait la profession de la sœur depuis des années. Et tout le monde sait aussi que c’est lui qui l’avait poussée vers la prostitution.
La jeune femme violée et condamnée est graciée !
La décision du roi Abdallah de gracier une Saoudienne victime d’un viol collectif qui avait été condamnée à six mois de prison et à 200 coups de fouet, devrait clore une controverse de plus en plus dommageable pour l’image de l’Arabie saoudite à l’étranger.
Ce fait divers, qui défrayait la chronique depuis novembre, avait provoqué une vague d’indignation en Occident, notamment aux Etats-Unis qui l’avaient qualifié de “scandaleux“.
La grâce royale, annoncée par le quotidien Al-Jazira, a été ensuite confirmée par le ministre de la Justice Abdallah Ben Mohamed Al-Cheikh.
Le mari de la Saoudienne a salué cette décision. “Cette attention paternelle et ce geste noble aideront à effacer le stress émotionnel et psychologique et les souffrances que notre famille a endurés“, a-t-il indiqué sur le site de la chaîne CNN. (…)
Aqsa Parvez, 16 ans, assassinée pour avoir refusé le hidjab
Un homme de 57 ans de Mississauga, en Ontario, a été accusé de meurtre en rapport avec le décès de sa fille de 16 ans, survenu lundi soir.
Aqsa Parvez avait été transportée à l’hôpital, lundi matin, où elle était dans un état critique après qu’un homme eut composé le 911, déclarant qu’il avait tué sa fille.
L’adolescente est décédée lundi soir à l’hôpital.
La police régionale de Peel a accusé le père, Muhammad Parvez, 57 ans, de meurtre, mais n’a pas déterminé le degré du meurtre.
Une saoudienne condamnée pour avoir parlé de son viol
Un tribunal saoudien vient de doubler la peine de flagellation à laquelle avait été condamnée une jeune femme violée, qui parla de son cas à la presse.
Elle A 19 ans. Elle est mariée et issue de la minorité chiite du royaume. Sa faute ? Avoir rejoint dans une voiture un autre homme que son mari, qui devait lui rendre une vieille photo d’elle. Pour «fréquentations illégales», un tribunal la condamna en octobre 2006 à 90 coups de fouet.
En Arabie, les femmes ne doivent pas s’exposer dans la rue avec un homme étranger au cercle familial. Peu importe que la malheureuse ait été violée par sept gros bras qui l’attaquèrent ce jour-là. Elle commit ensuite une autre «faute» : elle parla de son calvaire aux médias. «Une tentative d’envenimer la situation et d’influencer l’appareil judiciaire», l’accuse un nouveau jugement rendu la semaine dernière par la Cour générale de Qatif, qui aggrave la peine à 200 coups de fouet et six mois de prison.
Les palestiniennes face aux “crimes d’honneur”
Qalqilya, Cisjordanie : Toutes les femmes de la famille disent que Wafa Wahdan était superbe.
Mais sa belle sœur ajoute qu’elles ont remarqué de petites choses. Elle avait changé la façon de s’habiller ces dernières années pour un style moins conservateur et elle sortait parfois se promener sans dire où elle allait.
Il y a quelques semaines, le corps de la jeune mère de quatre enfants a été retrouvé dans une décharge à l’est de la ville. La police a arrêté deux de ses cousins pour avoir séquestré et assassiné avec une arme à feu Wafa Wahdan, commettant ainsi le troisième « crime d’honneur » du mois dernier à Qalqilya.
Le meurtre brutal de Wafa Wahdan a touché son mari et sa famille proche qui disent que les rumeurs selon lesquelles Wafa aurait eu une relation sont fausses. Mais véridiques ou non, la suspicion seule peut être suffisante pour qu’une femme soit tuée par des membres éloignés de la famille afin de « laver » l’honneur de la famille lorsqu’on parle d’une relation illicite.
Selon les organisations locales, de tels meurtres sont en augmentation dans les territoires palestiniens, jusqu’à près de 50 cette année, et pour beaucoup ici la responsabilité de cette situation vient de l’absence de vrais lois et d’ordre, ce qui pousse des individus à mettre en place leur propre version de la justice. Après la violente prise de pouvoir du Hamas dans la Bande de Gaza en juin, l’image de l’autorité palestinienne est plus faible que jamais, ce qui rend encore plus difficile de combattre les pouvoirs locaux.
Le gouvernement doit immédiatement choisir : protéger la vie d’une jeune femme ou être complice d’un « crime d’honneur » ?
R.M Qab, 19 ans, risque d’être prochainement tuée par son frère, qui promis publiquement qu’il l’assassinerait au nom de « l’honneur ». R.M est une des deux femmes dont Nesasy a récemment parlé.Depuis, nous avons fait de notre mieux pour sauver les vies de ces deux femmes, même si le gouvernement a ignoré leur situation à tel point que l’on peut parler de tolérance de sa part pour les crimes d’honneur.
La semaine dernière, bien des choses ont changé. Une des deux jeunes femmes a finalement pu épouser l’homme qu’elle aimait et qu’elle voulait, et elle a été relâchée de détention pour le rejoindre dans un endroit inconnu.
Mais la deuxième jeune femme est toujours détenue, et maintenant que la famille a retiré sa frauduleuse plainte contre elle pour vol, elle devrait être libérée par la loi.
Le problème c’est que bien que le frère ait publiquement annoncé qu’il la tuera pour « restaurer l’honneur de la famille », le tribunal prévoit de la libérer pour la remettre directement à sa famille. En d’autres mots, le tribunal l’enverrait alors à une mort certaine !
Le juge chargé de l’affaire doit faire face à un difficile dilemme. D’un côté il y a la famille avec ses traditions solidement ancrées et les membres de la communauté locale qui font tous pression pour que RM soit envoyée dans sa famille afin que le frère puisse commettre le meurtre qu’il a promis. De l’autre, ses positions morales et son sentiment de l’éthique lui interdisent de mettre en danger la vie d’une citoyenne. Il sait tout à fait que toute garantie que la famille pourrait donner quant à la sécurité de la fille ne serait qu’un chiffon de papier. Il sait tout à fait qu’elle sera assassinée. Jusqu’à présent, il n’a pas encore clairement décidé ce qu’il fera.
Le juge pensait libérer RM, mais il a aussi compris que ce serait la livrer à sa famille qui a promis qu’aucun mal ne lui sera fait.
Ce serait alors très dangereux. Lors de précédents « crimes d’honneur » des familles avaient déjà donné de telles (fausses) garanties quant à la sécurité de leurs filles. Et cela ne les a jamais empêché de les tuer lors de leur libération, comme ce fut par exemple le cas pour la jeune Ezzo, âgée de 15 ans.
Charleroi : Marche en mémoire de Sadia
Le lundi 22 octobre dernier, notre compagne de classe et amie, Sadia SHEIKH, Belge d’origine pakistanaise, a été sauvagement abattue pour avoir refusé le mari pakistanais qu’on voulait lui imposer.
Pour lui rendre hommage et pour dénoncer cette barbarie, nous organisons une marche silencieuse le mercredi 14 novembre 2007 de 10h00 à 12h00.
Nous effectuerons le trajet suivant :
Départ de l’UT (Square Hiernaux, 2 – 6000 Charleroi). Nous traverserons le rond point du « Marsupilami » et passerons devant le stade de football. Nous redescendrons enfin vers le Palais de Justice devant lequel nous marquerons un arrêt. Nous continuerons alors vers la Ville Basse et traverserons le Boulevard Tirou pour ensuite remonter vers l’école via la rue de la Montagne et les Beaux Arts.
Appel des femmes iraniennes aux féministes de tous les pays
Le gouvernement d’Iran arrête et exécute des féministes qui dénoncent les lois islamiques misogynes
Les dernières nouvelles en provenance d’Iran confirment la répression continue des militantes féministes et des femmes qui ne respectent pas les normes misogynes de la République islamique d’Iran. L’appel à protestation lancé en mai reste d’actualité. Nous vous remercions de bien vouloir continuer à le diffuser dans vos réseaux.
Novembre 2007
Delaram Ali, étudiante active au sein des mouvements estudiantins et militante de la campagne « Un million de signatures pour l’abrogation des lois discriminatoires envers les femmes », a été condamnée en appel par le tribunal islamique à deux ans et six mois de prison ferme pour avoir participé en 2005 à une manifestation de protestation contre les discriminations vécues par les femmes en Iran.
Octobre 2007
Ronak Safar Zadeh, graphiste et militante kurde de la campagne « Un million de signatures pour l’abrogation des lois discriminatoires envers les femmes » a été arrêtée les agents des renseignements qui ont procédé à la fouille du domicile familial. Ses parents avec qui elle vivait, n’ont aujourd’hui aucune information quant au sort réservé à leur fille.
Gaza Ville, 7 mars : Le monde reconnaît la souffrance de Mahasen Darduna ; sa souffrance vient d’Israël. Mais de nombreuses autres palestiniennes connaissent une souffrance que le monde ne voit pas, parce que l’enfer leur est infligées par des palestiniens.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

