L’été, la saison des mariages forcés
Assez peu médiatisés, les mariages forcés connaissent un pic en période estivale. Selon Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial, «c’est un phénomène saisonnier qui se produit quand se profilent les vacances au pays». Par crainte, des jeunes filles fuient leur famille et se réfugient auprès des associations susceptibles de leur apporter de l’aide. Faute de statistiques sur le sujet, l’importance du phénomène est difficile à évaluer. Dans un rapport de 2003, le haut Conseil à l’intégration reprenait une estimation du groupe des femmes pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams), selon laquelle «plus de 70 000 adolescentes sont concernées en France par la question des mariages forcés». Difficile, donc, de savoir si ces unions contraintes augmentent en France. Aux Pays-Bas, il semble en tout cas que la réponse soit positive. Alarmée par le nombre croissant de jeunes filles fuyant leur domicile avant les grandes vacances, une fondation néerlandaise, la Plateforme des associations musulmanes de Rotterdam (Spior), a lancé en 2004 une campagne de prévention, élargie le 1er mars à l’ensemble de l’Europe.
Silence. En France aussi, la lutte s’organise. Cas unique, l’antenne du Planning familial de l’Hérault organise depuis quatre ans l’hébergement, au sein de familles d’accueil, des jeunes femmes menacées par des mariages forcés. Une petite quarantaine de filles en a bénéficié. En règle générale, elles ont entre 19 et 21 ans et sont binationales. La plupart ont leurs racines au Maghreb, mais les familles viennent aussi de Turquie ou du Mali. «Ce sont des accidents de vie, avance Fatima Bellaredj, la présidente du mouvement héraultais. Les jeunes filles n’ont pas connu la violence. Mais à un moment donné, le poids des traditions arrive.» Une discussion entre membres de la famille, la promesse d’une grande fête «là-bas» ou même un silence suspect… beaucoup d’indices peuvent mettre la puce à l’oreille des jeunes femmes.
Pendant l’été, il est impossible pour l’association de faire face à toutes les demandes d’aides. «Nous ne sommes que la partie visible de l’iceberg», déplore Fatima Bellaredj.
Ciudad Juarez, 4e ville du Mexique, située au Nord du pays, n’a pas bonne réputation. Voici une quinzaine d’années que la liste des victimes assassinées de cette ville historiquement violente, s’allonge inexorablement de victimes de sexe féminin. Des années 1990 à aujourd’hui, plus de 400 femmes y ont été sauvagement assassinées. La semaine dernière, une adolescente de 12 à 14 ans a été découverte par deux mères de famille au bord d’un chemin de terre dans le quartier Riberas del Braca. La jeune victime a subi des violences sexuelles avant d’être étranglée. Quelques heures plus tôt une femme d’une quarantaine d’années qui avait été violée et gravement blessée à l’arme blanche, dans une décharge publique elle est morte des suites de ses blessures. « Les assassinats de femmes, c’est la lamentable réalité et ils restent impunis » dénoncent deux Mexicaines qui enquêtent sur ces crimes, Maria Tabuenca et Julia Monarrez. Elles blâment la mollesse du gouvernement fédéral et régional à élucider ces crimes.
Malgré une campagne de mobilisation de leurs avocats pour leur sauver la vie, ces neuf personnes pourraient être exécutées d’un moment à l’autre par lapidation.
Dans son nouveau rapport publié ce 16 juillet 2008, Amnesty International a exhorté les autorités vénézuéliennes à faire montre de leur volonté politique et à fournir les ressources requises afin que la nouvelle loi sur la violence contre les femmes soit réellement appliquée.
Prise de position d’IKWRO (Iranian and Kurdish Women Rights Organisation / Organisation pour les Droits des Femmes Iraniennes et Kurdes) et de la Campagne Internationale Contre les Crimes d’Honneur (ICAHK).
Lorsqu’Urweh Zreiqat, un présentateur de télévision, demandait, dans un de ses talk-show, à un groupe d’étudiants de l’université de définir l’honneur, la plupart ont dit qu’il était lié à l’éthique, à l’honnêteté, à la dignité, à la réputation et à la loyauté.
L’avocate Canan Uçar est actuellement jugée à cause de son discours prononcé à l’occasion du rassemblement organisé lors de la Journée Mondiale de la Femme le 8 mars à Izmir. Selon la justice, elle aurait fait de la « propagande pour organisation terroriste » en utilisant le mot «êdî bes » (ça suffit !).
Les violences conjugales sur les femmes majeures dénoncées en 2007 représentaient un quart du total de violences volontaires constatées en France, et elles semblent plus fréquentes en région parisienne, dans le nord, le sud et outre-mer, écrit l’Observatoire national de la délinquance (OND) dans une étude publiée mardi.
Alors que chaque jour nous montre la réalité de la barbarie capitaliste, ce site a pour objet de suivre l’actualité du point de vue de la classe ouvrière. En effet, alors que le capitalisme ne nous offre que toujours plus de guerre, de chaos, de misère et d’atrocités, nous pensons que seule l’organisation des travailleuses et des travailleurs est capable d’offrir un autre futur à l’humanité.

