Solidarité Ouvrière

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La candidature d’Obama et le nouveau consensus sur l’Afghanistan

Les déclarations faites par Obama durant sa visite en Afghanistan au cours du week-end dernier viennent confirmer que sa campagne pour la présidence se fait le porte-parole d’une importante section de l’élite dirigeante américaine qui appelle à un changement dans la politique étrangère américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale. Loin de suggérer un recul du militarisme, Obama argumente en faveur d’une réduction plus rapide du nombre de soldats en Irak et d’une diminution des tensions avec l’Iran, afin de favoriser une intensification importante des opérations militaires américaines en Afghanistan, pour les étendre potentiellement au Pakistan.

Mardi, dans une longue interview avec Lara Logan de CBS, Obama a affirmé que la situation en Afghanistan était « précaire et urgente ». Les réseaux de terroristes mondiaux, a-t-il soutenu, ont trouvé « refuge » dans la région et se financent par le trafic de la drogue. « Je crois que nous avons été clairement distraits [par l’invasion de l’Irak] dans nos efforts pour traquer al-Qaïda et les talibans », a-t-il déclaré.

Obama a confié à Logan : « Il commence à y avoir un large consensus sur le fait qu’il est maintenant temps pour nous de retirer certaines de nos troupes de combat de l’Irak et de les déployer ici en Afghanistan. Et je crois que nous devons saisir cette occasion. C’est maintenant qu’il faut le faire… Si nous attendons à la prochaine administration, cela pourrait prendre un an avec que les soldats supplémentaires arrivent ici en Afghanistan. Et je crois que cela serait une erreur. Je crois que la situation est si urgente que nous devons faire quelque chose immédiatement. »

Obama a réitéré ses appels à une augmentation des forces en Afghanistan et à une plus grande intervention dans le Pakistan contre les militants anti-américains. « J’ai dit que si nous avions des renseignements suffisants contre des cibles d’importance d’al-Qaïda, et que le gouvernement pakistanais refusait de les traquer, nous devrions le faire », a-t-il déclaré. Bien qu’affirmant qu’il augmenterait l’aide au Pakistan et qu’il « l’inciterait fortement » à attaquer les camps d’insurgés avec sa propre armée, ses remarques démontrent clairement qu’il est prêt à déclencher unilatéralement des attaques de l’autre côté de la frontière.

En ce qui concerne l’Irak, le sénateur de l’Illinois a encore une fois souligné la déclaration du premier ministre Nouri al-Maliki selon laquelle le gouvernement irakien souhaitait l’inclusion d’un échéancier pour le retrait des forces américaines dans l’entente en cours de négociation pour établir son contrôle sur la présence des troupes américaines après décembre. Obama a déclaré : « C’est le moment idéal pour nous de dire : “Nous allons déplacer nos ressources. Nous allons déployer quelques brigades de plus ici en Afghanistan. Nous allons accepter d’augmenter notre aide envers le Pakistan.” »

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juillet 25, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, 6) Leur société, Afghanistan, USA | | Un commentaire

Afghanistan : Les crimes de l’impérialisme

Les attentats à la bombe sont désormais quotidiens à Kaboul. Un des derniers en date, qui a eu lieu lundi devant l’ambassade d’Inde, a causé un vrai carnage, avec 41 morts et plus de 140 blessés. L’affrontement sanglant entre les islamistes, dont font partie les taliban, et le gouvernement d’Hamid Karzaï soutenu à bout de bras par les armées étrangères présentes dans le pays, se déroule désormais au cœur même de la capitale.

En 2001, la coalition militaire internationale menée par les États-Unis renversait le gouvernement honni des taliban. Mais les conditions de vie de la population ne se sont pas améliorées pour autant, bien au contraire. Sept ans après, le pays qui était déjà détruit par des décennies de guerre est encore plus ravagé. La population n’a jamais vu les milliards de dollars promis pour la reconstruction. La misère des populations s’est encore aggravée, maintenues en exil ou obligées de fuir massivement les zones de combat, comme au mois de juin dans la région de Kandahar, où l’armée afghane et les forces de la coalition ont monté une vaste opération de ratissage. Les pauvres en sont réduits à la survie dans les décombres des faubourgs des grandes villes ou en cultivant le pavot à la campagne. La liberté promise aux Afghans, en particulier aux femmes enfermées derrière le voile de la burka, a fait long feu devant les nécessités de la guerre et le choix du gouvernement de s’appuyer sur les seigneurs de guerre traditionnels qui tiennent les vallées de ce pays montagneux.

Ainsi la présence de 70 000 hommes de troupes des forces étrangères n’a en rien amélioré la sécurité des populations. Les attentats suicides, qui touchaient auparavant surtout le sud et l’est du pays, sèment la terreur depuis deux ans même aux abords du palais gouvernemental à Kaboul. Les opérations militaires menées à grande échelle ne parviennent plus, malgré les déclarations fanfaronnes des militaires, à masquer le poids grandissant des taliban dans une grande partie du pays. Au contraire, les bombardements aériens provoquent la mort de civils par centaines chaque mois, même s’ils sont systématiquement niés par les autorités militaires. Le dernier en date a eu lieu le week-end dernier dans la province de Nangarhar. Bien que le porte-parole désigné par la coalition, le sergent Jœl Perry, ait annoncé la mort d’entre « 5 et 10 taliban lors d’une frappe aérienne » après que les militaires « se sont assurés qu’il n’y avait pas de civils à proximité », les protestations des autorités locales et le médecin qui a examiné les victimes ont démontré qu’il s’agissait de femmes et d’enfants rassemblés à l’occasion d’un mariage ! La publicité autour des multiples exactions des armées étrangères a contraint cette fois le gouvernement en place à annoncer l’ouverture d’une enquête. Les pertes du mois de juin ont été les pires pour les soldats de la coalition depuis 2001, avec plus de morts qu’en Irak.

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juillet 16, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Afghanistan | | Pas de commentaire

D’anciens soldats israéliens racontent les dérives de l’occupation à Hébron

Alangui à la terrasse d’un café branché de Tel-Aviv, vêtu d’un tee-shirt à fleurs, d’un pantalon de toile et d’une paire de sandales, Doron Efrati, 23 ans, n’a pas véritablement l’allure du bidasse sans scrupule capable de tirer du lit une famille entière de Palestiniens à la pointe de son fusil. C’est pourtant ce qu’il a fait à l’occasion de son service militaire effectué entre 2003 et 2006 en Cisjordanie. “On débarque en douce dans un quartier, on jette des pierres ou une grenade assourdissante contre la porte d’une maison et on hurle : “C’est l’armée, ouvrez !”. Ensuite, on fait sortir tout le monde dehors et on fouille de fond en comble l’intérieur. Une fois qu’on a fini, on passe à une autre maison et ainsi de suite pendant une bonne partie de la nuit. L’idée, c’est de saisir des armes ou du matériel de propagande, mais surtout de maintenir la population palestinienne dans un état de peur permanente. Comme disent les chefs, “il s’agit de manifester notre présence”.”

Dégoûté par ce qu’il a vu et vécu, Doron a décidé de parler, à l’inverse de la plupart des conscrits israéliens, qui s’empressent de partir sous les tropiques pour mieux oublier. Son témoignage figure avec une centaine d’autres dans un livret publié il y a quelques semaines par l’organisation Breaking the Silence (Rompre le silence). Depuis sa création en 2004, cette association, financée par l’Union européenne, a récolté les témoignages d’environ cinq cents anciens soldats, témoins des abus, petits ou grands, vicieux ou criminels, perpétrés par les troupes d’occupation israéliennes dans la région d’Hébron. Des exactions encouragées par le statut très particulier de cette cité qui abrite le tombeau d’Abraham et dont le centre est noyauté par 800 colons juifs, barricadés derrière un dédale de barrages militaires qui pourrit la vie des 160 000 autres habitants de la ville, tous Palestiniens.

Ça m’est souvent arrivé de prendre la relève de collègues affectés à un barrage et de découvrir que des Palestiniens y sont bloqués et menottés depuis des heures, parce qu’ils ont soi-disant manqué de respect aux soldats“, dit Iftakh Arbel, 23 ans, une autre recrue de Breaking the Silence. Des humiliations, qui à la lecture du fascicule de l’association, apparaissent comme routinières. Il y a, par exemple, ce marchand d’accessoires automobiles chez lequel des soldats viennent se servir sans payer et dont ils menacent de fermer le magasin s’il ose déposer plainte. Il y a aussi cette unité qui, un jour de désoeuvrement, décide de casser les vitres d’une mosquée pour déclencher une émeute et s’offrir une tranche d’”action”. Et puis ce “jeu” que décrit l’un des témoins, consistant à arrêter quelques passants dans la rue et à les étrangler à tour de rôle tout en surveillant sa montre. “Le gagnant est celui qui met le plus de temps à s’évanouir.”

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juin 2, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Israël, Palestine | | Pas de commentaire

La guerre contre les femmes

On dit souvent que la première victime en temps de guerre est la vérité. Mais la vérité, c’est que les femmes sont les premières victimes de guerre. L’Unicef, Fonds des Nations unies pour l’enfance, a récemment observé que la violence sexuelle se répandait généralement comme une épidémie dans les zones de conflit. Qu’il s’agisse de guerres civiles, de pogroms ou d’autres conflits armés, le corps des femmes fait bien trop souvent partie du champ de bataille. Les victimes d’atrocités sexuelles à grande échelle sont aussi bien des fillettes que des femmes âgées.

Au Darfour, la milice janjawid a kidnappé une jeune fille de 12 ans, puis l’a violée durant une semaine, lui écartant tellement les jambes qu’elle est désormais mutilée à vie. Malgré tout, la plus grande peur des victimes est de ne jamais trouver un mari. Selon la charia (loi islamique), les femmes violées sont coupables d’adultère ou de fornication. L’année dernière au Soudan, au moins deux jeunes femmes ont été condamnées à mort par lapidation. Comme l’a constaté Refugees International : « Il est plus probable que le gouvernement engage des poursuites contre ceux qui dénoncent les viols et apportent des preuves que contre ceux qui les commettent. »

Dans les conflits qui ravagent actuellement la République démocratique du Congo, on rejette presque toute la responsabilité sur les victimes de viol, qui sont répudiées par leur mari et mises au ban de la communauté. Qui plus est, il arrive souvent qu’on mutile leurs parties génitales par un coup de fusil ou qu’on les jette nues dans un feu.

Dans les cultures de mariages arrangés et où la chasteté est au cœur de la vie des femmes, la vie s’arrête pour celles qui perdent leur honneur. Les stigmates du viol sont un fardeau plus lourd à porter que l’agression même. Il n’est donc pas surprenant que la plupart de ces filles et femmes meurtries restent silencieuses.

Durant la guerre des Balkans dans les années 1990, les soldats violaient les femmes de leurs ennemis pour qu’elles portent leurs enfants. D’après l’Union européenne, 20 000 femmes ont été victimes de viol rien qu’en Bosnie. Laissées pour compte et traumatisées par ces agressions, ces femmes sont condamnées à une vie de misère.

En 1945, deux millions de femmes auraient subi les sévices sexuels exercés par l’Armée rouge – pas seulement des Allemandes, mais aussi des juives qui se cachaient, des survivantes de camps de concentration et des résistantes. Selon la journaliste allemande Ruth Andreas-Friedrich, la honte ressentie quant à « l’honneur perdu » a fait naître une « atmosphère de suicide ». En avril 1945, on compta plus de 5 000 suicides à Berlin. Maris, pères et enseignants incitèrent femmes et filles à mettre fin à leurs jours après avoir été violées par des soldats russes, car l’« honneur » était ce qui comptait le plus à leurs yeux. Pour nombre d’entre elles, les relations sexuelles hors mariage sont pires que la mort. Alors, il est d’autant plus frappant – et douloureux – que durant si longtemps, ce crime de guerre ait reçu si peu d’attention. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le droit international interdisait déjà aux soldats de commettre des viols ; malgré tout, les tribunaux de crimes de guerre de Nuremberg et de Tokyo n’ont traité qu’un petit nombre d’affaires.

Lors du génocide rwandais, où le viol systématique était la règle, les agressions sexuelles n’ont été incluses qu’incidemment – et secondairement – dans les actes d’accusation du Tribunal pénal international. Après qu’une Rwandaise eut spontanément déclaré qu’elle-même et d’autres femmes avaient été violées avant le massacre, une femme juge a poursuivi sur la lancée et révélé l’ampleur des abus sexuels à l’encontre des femmes. Le tribunal du Rwanda a été le premier de l’histoire à décrire le viol comme un acte possible de génocide.

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mai 29, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, International | | Pas de commentaire

Le mépris de l’administration pour les anciens combattants d’Irak

Les militants trotskystes américains qui éditent le bimensuel The Spark (L’Étincelle) reviennent sur la manière dont l’administration américaine se comporte avec les anciens combattants de la guerre d’Irak. Celle-ci tend à nier leurs traumatismes et les traite avec aussi peu de considération que ceux qui, avant eux, avaient été engagés dans la précédente guerre du Golfe ou la guerre du Viêt Nam.

Cinq ans après que George Bush a déclaré la « mission accomplie » en Irak, les journaux se sont remplis d’histoires racontant que la situation de l’Irak s’est améliorée. Ce n’est vrai, ni pour la population irakienne, ni pour les soldats américains en Irak, ni pour les soldats de retour dans leur famille aux États-Unis.

Près de 20 % des anciens combattants des guerres d’Irak et d’Afghanistan, de retour au pays, souffrent d’un stress post-traumatique ou d’une grave dépression. 20 % ont peut-être des lésions au cerveau à la suite d’explosions rapprochées ou de blessures à la tête. Au total, 600 000 anciens combattants souffriraient de graves handicaps. Ces chiffres ont été publiés par la Rand Corporation.

Les traumatismes physiques et mentaux engendrés par ces deux guerres expliquent pourquoi le nombre d’anciens combattants qui se suicident dépasse le nombre des soldats morts au combat.

Et les anciens combattants d’Irak et d’Afghanistan ne sont pas les seules victimes de ces deux guerres. Le taux de suicide des anciens de la guerre du Viêt Nam s’est mis à grimper lorsque les reportages sur ces nouvelles guerres ont réveillé les expériences traumatisantes des soldats engagés dans la guerre du Viêt Nam.

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mai 28, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, USA | | Pas de commentaire

Les ouvriers du transport sud-africains refusent d’acheminer des armes vers le Zimbabwe

Nous saluons et approuvons la décision de la South African Transport and Allied Workers Union de refuser que leurs travailleurs déchargent ou transportent les envois d’armes de la Chine à destination du Zimbabwe.

C’est un signe très encourageant de solidarité de la classe ouvrière et d’internationalisme et nous espérons que de telles actions empêcheront ces armes d’atteindre leur destination, l’armée zimbabwéenne. Pour autant, si les travailleurs des transports devaient échouer, et si les amis du président Robert Mugabe trouvaient le moyen de contourner leur résistance, toutes les personnes qui soutiennent le peuple zimbabwéen devraient être prêtes à prendre position, si l’action de SAWATU échouait à empêcher les armes d’être transportées vers le Zimbabwe sur le territoire sud-africain. Nous appelons tous les éléments progressistes du pays à intervenir. La classe ouvrière prend position. Stop aux envois d’armes chinoises au régime zimbabwéen !

Le 29 mars 2008, des élections présidentielles, parlementaires et locales ont eu lieu au Zimbabwe. Ceci représentait l’ultime tentative par le Mouvement pour le Changement Démocratique pour mettre fin aux 28 ans du régime du président Robert Mugabe, après l’échec des contestations menées depuis 2000. Les résultats de cette élection parlementaire montrent que le MDC a une étroite majorité mais l’annonce de ces résultats ont été bizarrement retardés, probablement pour permettre au au régime de Mugabe de réaffirmer son autorité sur les masses qui ont été brutalisées et appauvries.

Ces faits sont bien connus des forces progressistes dans le monde et de ceux qui luttent pour l’égalité et la justice sociale, politique et économique.

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mai 23, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Afrique du Sud, Zimbabwe | | Pas de commentaire

Liban : Contre la logique communautaire et les politiques néolibérales

A propos de l’escalade de violence dans les rues de Beyrouth, analyse d’attac Liban.

La violence dans les rues de Beyrouth est l’aboutissement de la violence verbale qui s’estt accumulée depuis deux ans, plus rapidement que la dette nationale. L’origine de cette violence de rue est à chercher dans les discours des chefs communautaires et des politiciens, les mêmes qui contrôlent le système politique et économique du Liban.

D’une part, l’opposition a utilisé l’appel à la grève de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) pour servir ses propres objectifs : elle a instrumentalisé les revendications des travailleurs pour exercer une pression politique sur ses adversaires du gouvernement. La direction de la Confédération s’est laissée ainsi entraîner par les desseins politiques de l’opposition. De fait, dès qu’ils ont été dans la rue, les « protestataires » ont tout oublié des revendications des travailleurs.

D’autre part, le gouvernement a appliqué sans état d’âme et dans son propre intérêt une politique allant dans le sens de la vision américaine du Nouveau Moyen-Orient [1]. Ses dirigeants ont encadré l’effondrement des structures de l’Etat, les institutions ont été paralysées, et les députés, communautaristes, ont fait du parlement une institution moribonde et sans utilité. Le gouvernement parle de majorité et de minorité comme si on était dans un régime laïc, alors qu’il a contribué à renforcer ce système communautaire qui ne représente d’aucune façon les réalités démographiques et politiques du Liban.

Attac Liban avait vu dans la grève générale une occasion unique pour tous les travailleurs du Liban de faire pression sur le gouvernement, en vue de l’augmentation du salaire minimum et de la satisfaction des besoins vitaux des citoyens du pays. De plus en plus nombreux vivent dans des conditions de pauvreté, de malnutrition et d’insécurité économique, politique et sociale, à une époque de « tsunami économique »global.

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mai 21, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, 6) Leur société, Liban | | Pas de commentaire

Guerre civile et partition de fait

Après une semaine de combats, le retour à un calme relatif au Liban se solde par un succès pour le Hezbollah, le « parti de dieu » de Hassan Nasrallah.

Le gouvernement de Fouad Siniora avait tenté de reprendre l’initiative contre lui en annonçant, le 7 mai, la mise hors-la-loi du système de télécommunications du Hezbollah et le limogeage du responsable de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, réputé proche du parti. En réponse, sa milice a pris l’offensive, bloquant l’aéroport et occupant finalement tout l’ouest de la capitale libanaise. Le 11 mai, le chef du gouvernement a dû reculer, déclarant qu’il confiait à l’armée le soin de juger de l’application ou non de ses deux décisions. L’armée ayant décidé de ne pas les appliquer, les milices du Hezbollah se sont retirées de Beyrouth-Ouest et en ont confié le contrôle à l’armée.

Depuis des mois, et en particulier depuis la guerre menée à l’été 2006 par Israël contre le Hezbollah, la situation est bloquée. Sorti renforcé par l’échec de l’offensive israélienne, le parti de Hassan Nasrallah réclame une plus grande place dans le gouvernement du pays. Les responsables du « courant du futur » de Saad Hariri et du Premier ministre Siniora, soutenus par les États-Unis, la France, les puissances occidentales et les régimes arabes pro-occidentaux, eux, s’accrochent au pouvoir, accusant Nasrallah de n’être qu’un pion dans les mains des régimes iranien et syrien. Depuis des mois, en l’absence de compromis, l’élection du président de la République est repoussée, et une partition de fait s’installe entre les zones contrôlées par les différentes milices.

La tentative du gouvernement Siniora de marquer des points contre le Hezbollah, sous la pression de ses alliés occidentaux, se solde par un échec. Cela accentue le rôle d’arbitre d’une armée qui, de peur d’éclater entre ses différentes composantes religieuses, doit ménager le Hezbollah et désavouer au moins partiellement le gouvernement en place. Celui-ci en sort affaibli, avec en même temps la démonstration que ses puissants alliés extérieurs ne sont guère en état de le soutenir. Israël, en crise, peut difficilement reprendre actuellement l’offensive contre le Hezbollah. Les États-Unis, s’ils ont affiché leur présence en faisant croiser un porte-avions au large des côtes libanaises et s’ils continuent périodiquement de menacer la Syrie et l’Iran, sont suffisamment englués en Irak et en Afghanistan pour hésiter à ouvrir encore un autre front par une intervention au Liban.

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mai 14, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Liban | | Un commentaire

La Russie et la Géorgie au bord du conflit armé au sujet de l’Abkhazie

Photo : Premier Mai 2008 à Moscou, “Travailleurs de Russie, de Géorgie et d’Abkhazie, ensemble contre la guerre !’

Les tensions se sont exacerbées entre la Russie et la Géorgie au point de déclencher un conflit armé ouvert.

Les deux pays s’accusent mutuellement d’intensifier les tensions et les préparatifs en vue d’une opération militaire, menaçant de plonger la région dans une nouvelle série de conflits sanglants. Depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, les conflits dans le Caucase ont coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes.

L’Abkhazie, un petit territoire de la partie nord-ouest de la Géorgie en bordure de la Russie et situé le long des côtes de la mer Noire, se trouve au cœur de l’actuelle confrontation. La majorité de la population d’Abkhazie détient des passeports russes.

Côté abkhaze on affirme que 1500 soldats géorgiens ont été envoyés dans la vallée de la Kodori, limitrophe de la république, et 2000 soldats dans la région de Zugdidi. Selon la Russie, pratiquement tous les jours, la Géorgie se fait livrer du matériel militaire, notamment par la Turquie.

La Géorgie accuse la Russie de tenter une « annexion rampante » de l’Abkhazie et d’y concentrer ses forces armées. Au début du mois de mai, la Russie a augmenté d’une fois et demie son contingent de ce qu’elle appelle les gardiens de la paix en Abkhazie, lesquels sont passés de 2000 à 3000 hommes. Elle justifie cette action par les préparatifs militaires entrepris par la Géorgie ainsi que le souhait du régime géorgien d’adhérer à l’OTAN.

La situation s’est sérieusement détériorée depuis qu’un drone, avion de reconnaissance sans pilote, a été abattu le 20 avril. La Géorgie insiste pour dire qu’il a été détruit par un avion de chasse MiG.29 russe, mais Moscou affirme qu’il a été abattu par l’armée abkhaze.

Quelques jours plus tard, un avion-espion géorgien identique était abattu et deux autres encore le 4 mai.

Le 27 avril, Valery Kenyaikin, un représentant du ministère russe des Affaires étrangères a mis en garde que si l’affaire prenait des proportions de conflit armé, la Russie serait prête à recourir à « des méthodes militaires » pour défendre ses citoyens.

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mai 14, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Géorgie, Russie | | Pas de commentaire

La coalition occidentale s’enlise…

Les coalisés se prévalent d’avancées remarquables dans la création, en Afghanistan, d’un environnement sécurisé, propice au progrès économique et social, à la réconciliation nationale et à l’extension progressive de l’autorité du gouvernement d’Hamid Karzaï sur l’ensemble du pays. Les 10.000 hommes demandés - début avril, au sommet de Bucarest - en renfort aux 47.000 soldats présents sur le terrain, sous la férule de l’Otan et la caution des Nations Unies, leur permettront de consolider et d’élargir encore plus ces acquis, assure-t-on. Aux dires de Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l’Otan, « depuis la chute des Talibans en 2001, l’Afghanistan effectue des progrès réguliers. Des millions d’enfants sont à présent scolarisés, l’accès aux soins de santé a été multiplié par dix, des millions de réfugiés sont rentrés chez eux. Dans les régions qui bénéficient d’une bonne gouvernance, la sécurité s’est accrue et la production de drogue est en baisse. L’économie afghane légitime reprend des forces ».

Pour nombre d’observateurs de la scène afghane, ce bilan auto-glorifiant tranche avec le vécu. Le tableau inversement dressé est plutôt sombre. Ne bénéficiant pas des faveurs d’un terrain qu’ils connaissent très mal, au contraire des Talibans qui sont dans leur élément dans les montagnes et collines de leur pays, les Américains et leurs alliés mènent leur guerre principalement à partir des airs. Au cours de ces derniers mois, alors que les Talibans reprennent vigoureusement du poil de la bête, les troupes de l’Otan font de plus en plus recours à leur puissance de frappe aérienne. Leurs bombardements font énormément de victimes au sein de la population civile.

En 2007, huit mille personnes auraient péri du fait de la violence dans ce pays. Selon des statistiques rendues publiques par des journaux et télévisions occidentaux, et corroborées par des rapports d’agences d’aide humanitaires, au moins 3767 civils ont été tués par les bombes américaines et alliées, dans la seule période du 7 octobre au 10 décembre 2007. Soit 62 victimes innocentes par jour. Plus de 450 femmes et enfants ont été tués depuis le début cette année, toujours par les frappes de la coalition d’occupation, bien plus que les morts civiles attribués aux Talibans. Et ce décompte macabre ne tiendrait pas compte des personnes décédées des suites de leurs blessures, ou encore mortes de froid ou de la faim en raison de l’interruption de leur approvisionnement en aides humanitaires, ou parce qu’elles ont dû fuir les bombardements.

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mai 11, 2008 Publié par xxx | 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Afghanistan | | Pas de commentaire