Solidarité Ouvrière

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Après six semaines de grève, des sans-papiers du Bourget durcissent le ton

Des sans-papiers d’une entreprise de nettoyage du bâtiment occupée depuis six semaines au Bourget (Seine-Saint-Denis) par une trentaine d’africains réclamant leur régularisation ont dénoncé vendredi, devant un chantier parisien, les “négriers des temps modernes” qui les emploient, a constaté une journaliste de l’AFP.

Soutenus par la CGT, les sans-papiers ont décidé de “mettre la pression” sur leur employeur Alfa Services par des actions plus visibles sur des chantiers où leur société intervient, selon eux comme “sous-traitant de sous-traitant“.

Après avoir distribué jeudi des tracts devant les futurs locaux de l’état-major de la police de Seine-Saint-Denis à Bobigny, ils ont fait de même vendredi matin devant une résidence de logements neufs en construction (groupe Vinci) dans le 13e arrondissement.

Depuis le 16 juin, ces sans-papiers réclament des promesses d’embauche pour 14 ouvriers licenciés en mai pour cause de faux-papiers, une augmentation de salaire de 5% et de meilleures conditions de travail.

A une trentaine, encore salariés ou licenciés, ils campent depuis cette date dans la courette du pavillon abritant le siège, désormais déserté, d’Alfa Services. Selon les sans-papiers, Alfa Services employait avant le conflit 45 personnes, “dont au moins 36 sans-papiers” sénégalais et maliens.

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juillet 25, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

Des femmes roms stérilisées de force en Europe

Des femmes ont dû subir cette violence. C’était le plus souvent lors d’une intervention chirurgicale. Rien ne leur permettait de deviner la nature de l’opération qui se préparait.

Dans des hôpitaux de Slovaquie, de Hongrie et de République Tchèque des médecins les ont privées à jamais de la possibilité de porter un enfant, de donner la vie. Des femmes européennes interdites de reproduction, parce qu’appartenant au peuple rom.

Ces actes ont été commis entre les années 70 et 2002. Les interventions semblent s’être déroulées dans des conditions d’hygiène acceptables. L’acceptable n’y a d’autre place.

En 1941 les méthodes de stérilisation forcée étaient appelées “expériences“. Mais elles se pratiquaient sur des femmes de la même minorité : des femmes Roms, rassemblées dans les camps de Ravensbrück et d’Auschwitz. Elles que la monstruosité nazie nommait « femmes tziganes indignes de reproduire ».

Durant les années 70 et celles qui suivirent, ces mots ont-ils été réécrits ? Il est probable que non. Pas exactement les mêmes. Mais ceux qui ont souhaité priver ces femmes de nouvelles descendances étaient-ils si différents ?

Décider qui est digne ou non de porter un enfant, cela se nomme comment ?

Le vocabulaire a évolué. Il reflète moins l’évolution d’une pensée que celle d’une prudente hypocrisie. Les autorités concernées préfèrent à « stérilisation forcée » les mots « consententement non informé » ou « absence de consentement éclairé ».

Sous un éclairage plus évident : la plupart des jeunes femmes ont signé des papiers lors de leur admission à l’hôpital. Obligation banale dans cette situation. Mais elles ignoraient la signification de leur geste. Un langage peu familier, plusieurs imprimés, pourquoi se seraient-elles méfiées ? Toutes savaient-elles lire ?

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juillet 25, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Hongrie, Slovaquie, Tchéquie | | Un commentaire

Série d’humiliations contre les Marocains à Sebta et Melillia

Selon le quotidien Arabophone Assabah, la police Espagnole des frontières a multiplié ces dernières semaines ses agressions envers les citoyens Marocains qu’ils soient MRE ou résidant au Maroc. La goutte d’eau fut l’arrestation du parlementaire Marocain Yahya Yahya qui a d’ailleurs faillit provoquer un grave incident diplomatique entre les deux pays voisins !

Le Royaume du Maroc a adressé un communiqué assez corsé émanant du ministère des affaires étrangères qui proteste contre ces agissements. Protestations toujours, de nombreuses manifestations ont été organisées par des Marocains allants jusqu’à bloquer pendant plus de 9 heures, les points de passage entre le Maroc et les enclaves du nord occupées par l’Espagne.

Il faut noter que divers organismes des droits de l’homme à Tétouan avaient émis un rapport après que plusieurs plaintes aient été déposées par des femmes Marocaines victimes selon elles de violences physiques et verbales de la part de la police des frontières Espagnole. Elles ont été aussi privées de leurs passeports.

Chaque jour, trois Marocains en moyenne sont victimes de violences policières aux postes frontières avec l’Espagne. Mais rares sont les fois où la presse espagnole relate ces incidents. Il faut néanmoins préciser que les humiliations vécus par nos compatriotes aux frontières de Sebta et Melillia sont très peu traitées par la presse marocaine.

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juillet 22, 2008 Publié par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Espagne, Maroc | | Pas de commentaire

Les sans-papiers s’invitent dans le parc du patron

Le temps d’une journée, une partie des grévistes de Nanterre sont venus à Allonnes (Maine-et-Loire) pour demander à leur patron que les salaires soient versés et que 9 de leurs camarades soient aussi régularisés.
En grève depuis le 20 mai à Nanterre, des ouvriers africains ont pique-niqué, hier, dans le parc Maupassant, près de Saumur. Ils sont venus dans un jardin à la française, là-bas ils trient des gravats.

« Zola rend visite à Maupassant. » Le mot émane des militants du comité de soutien aux grévistes sans papiers de l’entreprise BMS (Buisson Multi Services), à Nanterre (Hauts-de-Seine). Ces ouvriers, la plupart d’origine malienne, occupent leur lieu de travail depuis le 20 mai (1). Ils campent sur le site de cette entreprise de démolition, un dépôt à ciel ouvert où sont triés les déchets des chantiers parisiens.

À Allonnes, dans le Saumurois, hier midi, une trentaine des 46 grévistes ont débarqué en car, au Parc Maupassant de Bois-Savary. Un jardin à la française, créé de toutes pièces il y a quelques années, par le couple Buisson. Claude, le mari, est leur patron chez BMS. Les bras chargés de caisses de tomates et de pain, les travailleurs sont entrés par la haute grille restée ouverte.

Le déclic de ce pique-nique saumurois ? C’est un reportage de TF1 sur ce parc, qui appartient à Catherine Buisson. « Il y a un choc des contrastes entre leurs conditions de travail et la beauté de ce site », souligne Dominique Kalinski, secrétaire de l’union locale de la CGT à Nanterre.

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juillet 18, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

Antibes : Des travailleurs sans papiers réclament leur régularisation

Dans les Alpes-Maritimes, quelque 4 000 étrangers travailleraient de façon pérenne, mais sans papiers et clandestinement alors qu’ils réclament leur régularisation, selon la CGT. Une « hypocrisie » que quelques-uns d’entre eux ont dénoncée hier sur le marché d’Antibes.

Certains d’entre eux travaillent depuis 20 ans sur la Côte en CDI (1). Mais ils sont toujours étrangers et en situation irrégulière. Beaucoup n’osent pas se montrer, de peur de perdre leur emploi ou d’être expulsés. Mais quelques-uns d’entre eux étaient hier sur le marché du parking Lacan pour faire signer aux Antibois une pétition demandant leur régularisation.

Soutenus par la CGT, 227 travailleurs étrangers sans papiers du département des Alpes-Maritimes ont déposé un dossier en préfecture le 27 juin dernier. « Depuis, pas de réponse. Je n’ai pas eu de récépissé », regrette M’Ba, un Sénégalais qui travaille en CDI dans la restauration à Nice depuis deux ans.

Précieux, le récépissé « permet de circuler et de travailler durant trois mois, le temps que le dossier soit traité par l’administration », explique Patrick Sotty, un des dirigeants de l’Union départementale CGT, responsable des trois collectifs de sans-papiers du département.

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juillet 18, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

Travailleurs sans papiers : La lutte continue

Trois mois après le début des grèves de salariés réclamant leur régularisation, une quarantaine d’entreprises sont toujours occupées en Ile-de-France. La CGT, qui organise ces mouvements, annonce 600 régularisations, pour le moment, sur les 1 500 dossiers déposés.

Dans des entreprises les grévistes ont obtenu satisfaction et des protocoles de fin de conflit ont été signés entre la CGT et les employeurs, comme dans les restaurants La Gare et Les Maréchaux dans le XVIe arrondissement de Paris, ou pour 45 ouvriers de l’entreprise Bayard Presse et Quebecor à Pontault-Combault en Seine-et-Marne.

Si des travailleurs régularisés ou en cours de l’être reprennent le travail, d’autres sans-papiers engagent de nouvelles grèves. C’est le cas de onze salariés de l’Hippopotamus-Aquaboulevard dans le XVe ou de 16 salariés de l’entreprise de construction GAPI Intérim dans le XIIe.

Dans la plupart des entreprises, les occupations se poursuivent depuis deux ou trois mois. Les préfectures ne régularisant qu’une partie des grévistes, elles se heurtent à la solidarité collective pour la régularisation de tous les grévistes.

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juillet 17, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

La liberté d’aimer la personne de son choix est plus que jamais en péril

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives.

Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “ Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Je m’associe aux “ Amoureux au ban public ” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familliale.

Signez l’appel sur http://amoureuxauban.net/

Premières organisations signataires : La Cimade, Emmaus, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, RESF, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature,..

Quelques cas récents :

Deux conjoints de françaises, futurs parents d’enfants français au centre de rétention de Lyon.

Il s’appelle Chemseddine Benkara. Il a été placé en rétention à Lyon le 8 juillet 2008. Il s’appelle Osman Karadeniz. Il a été placé en rétention à Lyon le 7 juillet 2008.

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juillet 16, 2008 Publié par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

Une centaine de sans-papiers entament une grève de la soif

Une centaine de sans-papiers occupant un bâtiment de l’ULB ont décidé d’entamer une grève de la soif dès le début du Kern qui se tient dimanche, indique l’Union de défense des personnes sans papiers (UDEP) dans un communiqué.

Nous les sans-papiers, nous sentant une fois de plus floués et humiliés par la ministre Turtelboom et ignorés du gouvernement, avons décidés d’entamer une grève de la soif puisque seule la mise à mort de nos vies permet de lui arracher une parole vers nous“, précise le communiqué.

Si à l’issue du Kern dimanche, aucune perspective réelle pour sortir de la clandestinité ne devait se présenter, ils mettront en oeuvre leur décision de mener cette action jusqu’au bout, souligne l’UDEP. Après avoir engrangé un accord sur le plan socio-économique 2009-2011 samedi soir, le Comité ministériel se réunissait en effet dimanche matin sur le dossier de l’asile et de l’immigration.

L’UDEP se rendra avec les syndicats CSC et FGTB à l’avenue des Arts ce dimanche pour exiger que le gouvernement fédéral mette “enfin à exécution les engagements qu’il a souscrit dans le cadre de la régularisation des personnes sans-papiers ou qu’à défaut il prenne des mesures pour régulariser les grévistes“.

RTL Infos, 13 juillet 2008

juillet 13, 2008 Publié par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Belgique | | Pas de commentaire

Sans-papiers: Après deux mois de grève, 41 entreprises toujours occupées

Deux mois après le début d’un mouvement sans précédent de grève de salariés sans papiers franciliens, qui a abouti à 400 régularisations, les occupations continuent dans 41 entreprises, loin des cas médiatiques des restaurants des Champs-Elysées et de Neuilly.

Depuis le 15 avril, environ 400 grévistes ont reçu un récépissé de régularisation, préalable à la fabrication d’un titre de séjour, sur 1.500 dossiers déposés dans cinq préfectures d’Ile-de-France, a déclaré vendredi à l’AFP Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, à l’origine du mouvement avec l’association Droits Devant!!.

Le mouvement, qui a connu deux vagues successives le 15 avril puis le 20 mai, a été porté par des actions médiatisées, souvent couronnées de succès, au restaurant de l’Ile-de-la-Jatte à Neuilly-sur-Seine, au Bistro Romain des Champs-Elysées ou au restaurant de l’Ile à Issy-les-Moulineaux.

Au total, 41 entreprises de la région parisienne sont actuellement occupées, dans la restauration, mais aussi le nettoyage, le bâtiment, les services à la personne ou le jardinage.

Si à la Préfecture, j’avais dit Ile de la Jatte, ce serait réglé depuis longtemps“, ironise Aziz Hassoun, responsable d’exploitation et gestionnaire au quotidien de l’entreprise de nettoyage DMMS, installée au troisième étage d’un immeuble anonyme du XXe arrondissement de Paris.

Aucun signe visible d’occupation depuis la rue, si ce n’est quelques autocollants CGT sur la façade. Pourtant, depuis 25 jours, une cinquantaine de salariés sans papiers se relaient jour et nuit pour occuper, avec l’accord de leur employeur, une salle de l’entreprise.

51 dossiers de régularisation de salariés -qui reconnaissent avoir été recrutés avec des papiers légaux de parents ou d’amis “puisque ni les entreprises, ni les préfectures ne peuvent contrôler les photos“- ont été déposés.

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juin 15, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

Gonesse : Fin de la grève des sans-papiers de Sofrabrick

Val d’oise (95) : Le mouvement durait depuis le 14 mai. Un mois après avoir cessé le travail, les salariés sans-papiers de la société Sofrabrick ont repris leur activité aujourd’hui après que la préfecture du Val d’Oise ait promis de les recevoir avant la fin de la semaine prochaine.

Les travailleurs sans papiers en grève depuis près d’un mois ont mis fin à leur mouvement suite à la signature d’un protocole, initié par la CGT et rédigé par un médiateur nommé il y a quinze jours, et à la convocation en préfecture du Val d’Oise pour la régularisation de leur situation administrative.

Selon Le Parisien, 16 sans-papiers ont déjà un reçu un récépissé valable trois mois qui doit déboucher sur une carte de séjour. Les vingt-cinq restants devraient être reçus à la préfecture par petits groupes jeudi.

Cette grève qui s’était transformée en occupation d’usine est donc terminée. Les signes de ce mois agité gommés, le travail a pu reprendre aujourd’hui.

VO News, 12 juin 2008

juin 12, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire