Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Huit femmes et un homme meancés de lapidation

Malgré une campagne de mobilisation de leurs avocats pour leur sauver la vie, ces neuf personnes pourraient être exécutées d’un moment à l’autre par lapidation.

Les huits femmes, âgées de 27 à 43 ans, ont été condamnées à la lapidation pour prostitution, inceste ou adultère. L’homme est pour sa part un professeur de musique de 50 ans. Il a été reconnu coupable d’avoir eu des relations sexuelles illégales avec l’une de ses étudiantes. Selon les lois en vigueur dans le pays, tous ces motifs sont passibles de la peine de mort, et par lapidation.

Ce type d’exécution est particulièrement barbare. Les hommes sont enterrés jusqu’aux hanches et les femmes jusqu’au cou. Après quoi, ils sont bombardés de pierres jusqu’à ce que mort s’en suive, à moins d’avoir la « chance » qu’un des premiers projectiles vous assomme.

Pour tenter d’empêcher la mise en œuvre des verdicts, une ONG iranienne de défense des droits de l’homme vient de lancer une campagne de mobilisation. L’avocate Shadi Sadr, membre de l’association, et militante féministe, s’est dite très inquiète de la situation. Me Sadr, qui fait campagne depuis 2006 contre une telle pratique, craint que ces exécutions sommaires surviennent à tout moment. Elle estime que la procédure n’a pas été respectée et que certaines des condamnées ont plaidé coupable en totale ignorance de la signification des charges qui pesaient contre elles. Par ailleurs, l’ONG veut amender la loi pénale du pays prescrivant la mort par lapidation.

Malgré un moratoire

La dernière lapidation à mort en Iran remonte à l’an dernier, bien que l’ayatollah Mahmoud Hachemi Chahroudi, chef du système judiciaire islamique, ait décrété en 2002 un moratoire théorique sur ce type d’exécution. Elle avait suscité un tollé de protestations des organisations de défense des droits de l’homme, de l’Union européenne et des Nations unies.

En 2006, deux autres personnes auraient subi le même sort. Une information à prendre au conditionnel, n’ayant jamais été officiellement confirmée. « Nous demandons spécifiquement et clairement que ces condamnations à mort par lapidation, susceptibles d’être exécutées à tout moment, soient suspendues par l’ayatollah Chahroudi », a déclaré Me Mariam Kian-Arsi, un autre défenseur des accusés. Me Mohammad Mostafaie a, quant à lui, exhorté le Majlis (Parlement) à supprimer la lapidation à mort et les autres châtiments corporels en vigueur en Iran en vertu de la charia, la loi islamique.

Plus d’infos »

juillet 23, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 7) Répression, Iran | | Pas de commentaire

Lutte et répression à l’usine Fagor Mastercook de Wroclaw

Fagor n’est pas un lieu de travail, mais un camp de travail : Mondragon arnaque les ouvriers en Pologne. La grève est imminente.

Fagor est un grand groupe d’usines qui appartient à l’entreprise capitaliste dite « Coopérative » Mondragon. En Pologne ce groupe possède l’usine Fagor  Mastercook à Wroclaw. Actuellement, il y a de sérieux problèmes pour les ouvriers de Fagor Mastercook. Des membres du groupe de Varsovie de l’Union des Syndicalistes (ZSP) se sont rendus vendredi à une protestation devant l’usine.

L’endroit était militarisé. Vendredi, l’entreprise avait embauché 200 vigiles armés du célèbre groupe Impel pour protéger l’usine. L’usine était entourée de barricades métalliques et chaque ouvrier qui y entrait était fouillé à fond. Certains salariés ont dit que de telles mesures de sécurité et de telles fouilles étaient courantes.

Malgré ces mesures de sécurité, ou peut-être à cause d’elles, plusieurs centaines d’ouvriers se sont joints à la protestation de vendredi. Environ 300 personnes, ouvriers et soutiens extérieurs étaient présents après la fin de l’équipe du matin et environ 200 avant la prise du travail par l’équipe d’après-midi. La manifestation était organisée par le syndicat Août 80 qui cherche à négocier depuis des mois avec l’entreprise une hausse de salaires.

Les ouvriers de Fagor Mastercook ont noté de nombreux exemples de travailleurs licenciés pour appartenance syndicale ou simplement parce qu’ils approuvent leurs revendications. Au moins 20 membres d’Août 80 ont été licenciés.

Plus d’infos »

juillet 20, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, Pologne | | Pas de commentaire

Garcia ouvre le feu sur des mineurs en grève : 1 mort 5 blessés

La tension sociale a augmenté au Pérou après que la police ait ouvert le feu contre les mineurs en grève qui voulaient prendre l’entreprise.

Les conflits du travail et la tension sociale continuent au Pérou après la grève nationale de mercredi dernier. Hier, la police a attaqué à coups de feu les ouvriers d’une entreprise minière en grève depuis le 30 juin, tuant un gréviste et en blessant cinq autres. Au moins un des blessés se trouve dans un état grave état. L’affrontement entre la police et les grévistes s’est produit dans la province de Pataz, dans la région La Libertad, à 570 kilomètres au nord du Pérou, où la compagnie minière Aurifera Retama S.A. (Marsa), des capitaux péruviens. Inocencio Chiguala, un des mineurs en grève, a raconté que l’affrontement entre grévistes et policiers a commencé à 9h30 du matin “quand trois bus avec 200 policiers sont arrivés dans les environs de l’entreprise minière et ont rejoint les policiers qui gardaient l’entreprise pour nous attaquer“. Luis Castillo, président de la Fédération Minière, a dénoncé que l’affrontement s’est produit parce que les policiers ont ouvert le feu contre les grévistes. Miguel Yupanqui, 23 ans, a été tué d’un coup de feu dans le thorax. Cinq autres ouvriers ont été blessés par des coups de feu dans différentes parties du corps. La violente répression policière contre les mineurs en grève s’est produite trois jours après une grève nationale qui a été fortement ressentie à l’intérieur du pays et après laquelle le gouvernement a accusé les syndicats de “conspirer contre la démocratie” et a lancé de dures attaques et des menaces contre les organisateurs de la grève.

Marsa est l’une des principales productrices d’or du pays et ses travailleurs sont en grève depuis deux semaines exigeant qu’on leur paie un partie des profits de l’entreprise depuis 2007. Les employés de la compagnie sont répartis dans neuf entreprises sous-traitantes qui fournissent des services à Marsa, et qui refusent de remettre aux travailleurs le pourcentage des profits qui leurs correspond. C’est une pratique commune entre les entreprises minières qui opèrent au Pérou de ne pas embaucher directement leurs travailleurs, mais de le faire à travers d’entreprises tiers pour ainsi éluder le paiement de droits sociaux, comme le paiement de huit pour cent des profits qui selon la loi doivent être distribué aux travailleurs des entreprises minières. On estime que sur 100 mille mineurs qui existent dans le pays, près de 80 pour cent travaillent au noir. Selon le web de l’entreprise Marsa, celle-ci a 2000 travailleurs. Cependant, la Fédération Minière assure qu’en réalité ils sont 3900, entre les stables et ceux engagés de manière temporaire.

Plus d’infos »

juillet 14, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, Pérou | | Un commentaire

L’avocate Uçar jugée pour avoir dit « Ca suffit ! » en kurde

L’avocate Canan Uçar est actuellement jugée à cause de son discours prononcé à l’occasion du rassemblement organisé lors de la Journée Mondiale de la Femme le 8 mars à Izmir. Selon la justice, elle aurait fait de la « propagande pour organisation terroriste » en utilisant le mot «êdî bes » (ça suffit !).

Me Uçar a déclaré : « Aucun pays en ce bas monde ne peut interdire deux mots signifiant « ça suffit ! » au prétexte qu’une organisation l’utiliserait aussi. Cette interdiction ne peut être comprise ou reconnue par qui que se soit. Car cette organisation précise également « république démocratique » et maintient cette revendication. Il faudrait alors interdire également les mots « république démocratique » ? Cela est important, si l’on veut montrer au monde cette mentalité risible qui dirige aujourd’hui la République Turque. ».

Me Uçar a précisé qu’elle avait eu une réunion avec son comité de préparation, ajoutant : « Lors de cette réunion, nous avons tous conclu à l’unanimité que cette interdiction est incompréhensible et totalement inacceptable. C’est pourquoi, lors de notre rassemblement, nous avons brandi des pancartes portant les mots « ça suffit ! » en différentes langues comme l’anglais, le chinois, et le français, ridiculisant ainsi cette interdiction. Dans mon discours, j’ai seulement parlé de la décision de la Haute Cour de Van. Je n’ai rien dit d’autre. Après ce discours, l’assistance a crié le slogan : « Êdî bes ! ». Et le procureur, pensant que je suis responsable des slogans prononcés par les gens, m’accuse de propagande pour organisation terroriste ! Ce procès est indigne ! ».

Plus d’infos »

juillet 11, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 7) Répression, Turquie | | Un commentaire

Campagne pour la libération immédiate des travailleurs de l’industrie pétrolière de Las Heras

Pour la libération immédiate et le non-lieu pour l’ensemble des charges qui pèsent contre les travailleurs de l’industrie pétrolière de Las Heras !

Le 23 janvier 2006, les travailleurs pétroliers de la Patagonie argentine ont décidé et déclenché une grève générale. Ils ont occupé les accès aux gisements de Repsol YPF ainsi que ceux d’autres compagnies pétrolières.

L’assemblée des travailleurs avait approuvé une revendication conjointe émanant des personnels titulaires et des personnels des entreprises sous-traitantes dont les deux points centraux étaient :

- l’augmentation du salaire minimum non imposable en prélevant sur les profits
- l’affiliation des salariés sous traitants (pour des salaires et des conditions de travail identiques) à la convention collective des travailleurs des grandes entreprises pétrolières de la région (Repsol, Vintage, PanAmerican, etc.).

Cette dernière revendication, concentre entièrement le mot d’ordre de l’ensemble des travailleurs du pétrole « nous sommes tous pétroliers ». Elle faisait face clairement à la direction du syndicat officiel des pétroliers, qui permettait seulement l’affiliation aux travailleurs titulaires et collaborait avec les patrons pour qu’on applique aux autres la convention de la construction, sans stabilité et avec des salaires et des conditions de travail très inférieures.

La réaction de Repsol et de la chambre patronale pétrolière a été rapide et effective : ils ont exigé du gouvernement de Kirchner qu’il déclare la grève illégale, ce qui a été fait en renforçant la répression policière. Après deux semaines de lutte à laquelle s’est joint la plus grande partie de la population des travailleurs locaux, le 6 février de nombreux délégués ouvriers ont été arrêtés et emprisonnés. Ils ont été transférés dans le commissariat de la petite ville de Heras (à peine 7.000 habitants) dans le centre de la région pétrolière du Sud.

Les travailleurs du pétrole des usines proches ont manifesté avec d’autres travailleurs devant le commissariat contre cette détention. Ils ont exigé la liberation de leurs représentants. La police, armée jusqu’aux dents, a répondu en réprimant brutalement avec gaz lacrymogène et balles en caoutchouc et plomb, ce qui a fait de nombreux blessés chez les travailleurs et les habitants de la ville. Tous se sont défendus comme ils ont pu et, à la fin, ont obtenu la libération de leurs délégués.

Plus d’infos »

juin 14, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, Argentine | | Pas de commentaire

Les blogs de la colère au Moyen-Orient

A l’avant-garde du journalisme, les blogueurs du monde arabo-musulman slaloment entre les lignes pour faire la lumière sur des sujets volontairement ignorés par la presse officielle.

Une fois de plus, le téléphone a sonné pour l’inviter à «prendre un café», mot d’usage utilisé par les services de renseignement syriens lorsqu’ils convoquent un opposant. Sauf que ce 7 juillet 2007, Tariq Biassi n’est jamais rentré chez lui, dans sa maison de Tartous, au nord de Damas. Avant qu’on apprenne, le mois dernier, que le jeune blogueur a finalement été condamné à 3ans de prison. Motif invoqué: la «publication de fausses informations» et «l’affaiblissement du sentiment national». En fait, le jeune homme de 23 ans est accusé d’avoir posté un article critiquant les services de sécurité de son pays sur un forum internet.

L’histoire de Tariq n’est pas isolée. De Damas à Riyad, en passant par Le Caire, une vague de répression sans précédent est actuellement en train de s’abattre sur une nouvelle force d’opposition qui défie le pouvoir en place: les «cyberdissidents».

Armés d’un simple ordinateur, d’un téléphone portable et, parfois, d’un appareil photo numérique, cette nouvelle génération de journalistes en herbe s’est donné pour objectif de briser systématiquement le silence sur les atteintes aux droits de l’homme dans leurs pays respectifs.

«En fait, ils viennent combler le vide laissé par la presse locale, muselée par les pouvoirs en place», constate Gert Van Langendonck, rédacteur en chef de Menessat, un site internet dédié aux médias arabes. Affaires de corruption, torture, harcèlement… Aujourd’hui, rien n’échappe aux blogueurs. «En leur absence, personne ne serait capable de savoir ce qui se passe dans ces sociétés», remarque Alexandra Sandels, une journaliste suédoise, qui poursuit des recherches sur la cyber-censure au Proche-Orient.

Plus d’infos »

juin 14, 2008 Publié par xxx | 7) Répression, Egypte, Syrie, Tunisie | | Un commentaire

Ex-CCC : Et si l’affaire faisait “pschittt” ?

Pour quels motifs Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi, Ibrahim Abdallah et Constant Horsmans ont-ils été appréhendés par la justice, puis placés sous mandats d’arrêt ? Vendredi dernier, le flou le plus total entourait l’affaire, personne n’étant en mesure d’indiquer ce qu’on reprochait exactement aux quatre militants d’extrême gauche.

Les ex-Cellules communistes combattantes (CCC) se seraient-elles reformées ? Non. Pierre Carette, chef historique des CCC, n’a pas été arrêté, contrairement à son ancien comparse Bertrand Sassoye. Tout juste Carette a-t-il été interpellé, car il n’aurait pas respecté les conditions de sa libération : il lui était interdit de revoir régulièrement Sassoye, or les deux hommes se sont rencontrés à l’une ou l’autre occasion, après leur sortie de prison.

Quant à l’arrestation de Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi, Ibrahim Abdallah et Constant Horsmans, elle serait liée, d’après Le Soir, aux documents saisis en Italie lors de l’arrestation en février 2007 des membres du Parti communiste politico-militaire (PCPM) : parmi ces documents, des photographies d’identité des quatre intéressés, accompagnées de données anthropométriques, qui auraient laissé croire à la justice qu’elles étaient destinées à alimenter la confection de faux papiers.

Le second motif de l’arrestation concerne le recours par le quatuor à un système de décryptage de leurs mails et à des programmes informatiques permettant d’écraser leurs données enregistrées sur leurs disques durs.

N’empêche, un halo de mystère continue d’entourer cette affaire, ce qui repose évidemment la question du contrôle démocratique de la lutte anti-terroriste. Un autre fait pose question : comme l’a révélé Le Soir, la police fédérale a saisi chez Bertrand Sassoye, lors de son arrestation, une ” mèche explosive ” et deux fusées pyrotechniques. Cette fameuse découverete aurait fondé, pour partie, le soupçon d’un retour aux activités terroristes de l’ex-CCC. En réalité, Bertrand Sassoye aurait tout simplement commandé ces fusées pyrotechniques auprès d’un commerçant proche du parvis de Saint-Gilles, pour organiser un feu d’artifice à l’occasion du mariage d’un ami, le 17 mai dernier…

Plus d’infos »

juin 9, 2008 Publié par xxx | 7) Répression, Belgique | | Pas de commentaire

Répression sanglante au Maroc contre une manifestation de chômeurs

Après une semaine de blocage de près de 90 camions de poissons au port de Sidi Ifni, à 170 kilomètres au sud d’Agadir, par des jeunes qui protestaient contre le chômage qui les touche de plein fouet, la police marocaine est passée à l’acte samedi dernier pour les déloger de force. Equipés de matraques et de chiens, les policiers ont opté pour une méthode assez musclée pour réprimer dans le sang les jeunes chômeurs. En effet, le journal marocain Al Ahdath Al Maghribya, a rapporté dans son édition hebdomadaire que les affrontements entre policiers et jeunes manifestants se sont soldés par la mort de huit personnes, dont un policier, un grand nombre de blessés, en plus d’une centaine d’arrestations.

Selon le même journal, «à Sidi Ifni, la situation est demeurée tendue dans la ville, après l’intervention, samedi, de plus de 600 policiers, qui ont dispersé les manifestants pour rétablir l’activité du port, obligeant un grand nombre de manifestants à se replier sur les hauteurs où ils étaient poursuivis par les policiers».

D’autres affrontements ont eu lieu dans les cités Boulaalam, Lalla Meryem, Al Marssi et Kouloumina, où les policiers répondaient aux jets de pierres par des tirs de balles en caoutchouc, en poursuivant les manifestants dans les maisons et sur les terrasses.

A la cité Kouloumina, «un grand nombre de femmes ont manifesté dans un mouvement de protestation, défiant les forces de l’ordre», rapporte encore le journal. Dans la ville de Sidi Ifni, où les habitants demeurent enfermés chez eux, ne disposant pas de moyens de communication, les entrées et sorties sont interdites.

Plus d’infos »

juin 8, 2008 Publié par xxx | 7) Répression, Maroc | | Pas de commentaire

Procès DHKP-C : Cette fois, ça passe ou ça casse !

Soyons tous présents le mardi 10 juin à 9h30 au Palais de justice de Bruxelles

Un rassemblement aura lieu sur les marches du palais dès 9 heures

Ce n’est donc pas fini. Le 7 février dernier, les inculpés du procès du DHKP-C avaient bel et bien été acquittés des préventions d’appartenance à une organisation criminelle ou à un groupe terroriste par la Cour d’appel d’Anvers.

Mais le Parquet fédéral ne tarda pas à se pourvoir en cassation au motif que la Cour d’appel d’Anvers aurait mal interprété la loi antiterroriste.

Ce dernier persiste donc dans sa croisade contre des militants politiques qui, rappelons-le, hormis certains délits mineurs commis par certains pour leur sécurité (notamment la possession d’armes et de faux papiers, dans un contexte de clandestinité due à la chasse à l’homme lancée par le régime d’Ankara), délits pour lesquels ils ont été condamnés et dont ils se sont acquittés en purgeant une peine de prison, n’ont jamais eu l’intention de commettre le moindre acte de violence, ni en Belgique, ni ailleurs dans le monde.

Si les juges anversois ont eu le courage de défaire les mensonges et les machinations du Parquet fédéral, c’est sans nul doute grâce à leur perspicacité, celle des avocats de la défense mais aussi grâce à la vigilance et à la mobilisation citoyennes.

Nombreux sont les cas d’injustice qui passent comme une lettre à la poste faute d’attention de la part des démocrates de notre pays.

Plus d’infos »

juin 8, 2008 Publié par xxx | 7) Répression, Belgique | | Pas de commentaire

Répression d’une manifestation contre les rafles de sans-papiers

Montreuil (93) : Flash-ball, interpellations, blessures légères et intervention des élus… La nuit a été longue à Montreuil où une manifestation pour la libératioin d’un sans-papiers a dégénéré devant le commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Parmi les plus de 200 manifestants, huit ont été placés en garde à vue.

Une première charge de police à 19H00 sur une soixantaine de militants du «collectif anti-rafles» de Montreuil a été suivie d’autres charges jusqu’à 23H00, le groupe de manifestants se renforçant au fur et à mesure. La police a fait usage de flash-ball à plusieurs reprises.

Un policier et un manifestant interpellé ont été légèrement blessés, selon la police. La situation s’est progressivement apaisée à partir de 23H30.

Pendant plusieurs heures, la sénatrice-maire Dominique Voynet (Verts), accompagnée de plusieurs élus, écharpes tricolores sorties, s’est interposée et a réclamé la libération des personnes arrêtées. Le député Jean-Pierre Brard (PCF) était également présent.

A minuit trente, une centaine de personnes attendaient la sortie, annoncée par Mme Voynet à l’issue d’une entrevue avec le directeur de la Sécurité publique de Seine-Saint-Denis, de six personnes placées en garde à vue pour «délit d’entrave» et «refus de se disperser après sommation».

Plus d’infos »

juin 5, 2008 Publié par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, 7) Répression, France | | Pas de commentaire