Plusieurs milliers de mineurs en Afrique du Sud observaient mercredi un arrêt de travail d’une journée, perturbant fortement la production nationale d’or, pour protester contre l’augmentation des produits de première nécessité, ont indiqué syndicats et patronats.
« Nous voulons faire passer le message que les pauvres sont partie intégrante de cette société qui place l’électricité, la nourriture et tout le reste hors de leur portée », a indiqué le secrétaire général du Syndicat national des mineurs (NUM), Frans Baleni.
Ce mouvement, qui touche trois des neuf provinces sud-africaines, a été lancé par la puissante Confédération des syndicats sud-africains (Cosatu) dans le cadre d’une montée en puissance jusqu’à une grève nationale, prévue le 6 août, contre l’augmentation des prix de l’alimentation et de l’électricité en Afrique du Sud, où l’inflation s’élève à environ 11%.
Les Afriques, 26 juillet 2008
juillet 26, 2008
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1) Luttes de classes, Afrique du Sud |
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Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi dans le quartier des affaires de Johannesburg pour réclamer l’arrêt des violences xénophobes qui ont fait une cinquantaine de morts et déplacé des milliers de clandestins originaires des pays voisins d’Afrique australe dans les townships d’Afrique du Sud.
Les manifestants, brandissant des pancartes affirmant “La xénophobie nuit, comme l’apartheid” et “Nous nous élevons contre la xénophobie“, ont paralysé la circulation automobile dans le centre de la capitale financière.
Dans le quartier d’Hillbrow ou vivent de nombreux immigrés africains, la population a applaudi le défilé organisé par les syndicats.
Les cités noires de la périphérie de Johannesburg sont calmes, d’après la police qui signale que des magasins ont été pillés et incendiés tard vendredi soir à la périphérie du Cap.
Le gouvernement du président Thabo Mbeki est critiqué par la lenteur de sa réaction à ces violences, les plus graves depuis celles qui ont mis fin à l’apartheid il y a quatorze ans, ainsi que pour ne pas avoir suffisamment combattu la pauvreté, terreau de ces violences xénophobes.
L’Express, 24 mai 2008
mai 24, 2008
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5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Afrique du Sud |
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Nous saluons et approuvons la décision de la South African Transport and Allied Workers Union de refuser que leurs travailleurs déchargent ou transportent les envois d’armes de la Chine à destination du Zimbabwe.
C’est un signe très encourageant de solidarité de la classe ouvrière et d’internationalisme et nous espérons que de telles actions empêcheront ces armes d’atteindre leur destination, l’armée zimbabwéenne. Pour autant, si les travailleurs des transports devaient échouer, et si les amis du président Robert Mugabe trouvaient le moyen de contourner leur résistance, toutes les personnes qui soutiennent le peuple zimbabwéen devraient être prêtes à prendre position, si l’action de SAWATU échouait à empêcher les armes d’être transportées vers le Zimbabwe sur le territoire sud-africain. Nous appelons tous les éléments progressistes du pays à intervenir. La classe ouvrière prend position. Stop aux envois d’armes chinoises au régime zimbabwéen !
Le 29 mars 2008, des élections présidentielles, parlementaires et locales ont eu lieu au Zimbabwe. Ceci représentait l’ultime tentative par le Mouvement pour le Changement Démocratique pour mettre fin aux 28 ans du régime du président Robert Mugabe, après l’échec des contestations menées depuis 2000. Les résultats de cette élection parlementaire montrent que le MDC a une étroite majorité mais l’annonce de ces résultats ont été bizarrement retardés, probablement pour permettre au au régime de Mugabe de réaffirmer son autorité sur les masses qui ont été brutalisées et appauvries.
Ces faits sont bien connus des forces progressistes dans le monde et de ceux qui luttent pour l’égalité et la justice sociale, politique et économique.
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mai 23, 2008
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1) Luttes de classes, 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Afrique du Sud, Zimbabwe |
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Dès que la nuit tombe, armés de lances, de bâtons, de couteaux, parfois même d’armes à feu, des groupes se dispersent dans les bidonvilles de Johannesburg. Ils frappent aux portes, demandent l’identité de l’occupant. Il suffit d’un accent prononcé, d’une mauvaise maîtrise des langues locales pour que l’étranger ne puisse plus se cacher. Les portes alors sont défoncées, les occupants battus, parfois tués, des femmes violées.
Le scénario de cette chasse à l’homme est le même depuis une semaine dans plusieurs quartiers dans et autour de Johannesburg. Il a déjà fait près d’une vingtaine de morts, dont douze pour ce seul week-end, et plus de 3 000 sans-abri, réfugiés dans des commissariats, des centres communautaires ou des églises.
Les premiers incidents sérieux ont eu lieu à Alexandra, cité de misère au pied des buildings du quartier des affaires de Johannesburg. Des cabanes de fortune, faites d’amas de tôles, de caisses de bois, de plastique, s’étalent en pente douce, à perte de vue.
La cible : les étrangers, accusés de quasiment tous les maux du township. Ils seraient responsables du chômage, prendraient le travail des autochtones, seraient des gangsters, s’approprieraient indûment les logements sociaux construits par l’Etat : une litanie de reproches lancée par une population qui n’en peut plus de vivre dans la misère.
Deux personnes ont été tuées à Alexandra. Des centaines d’étrangers se sont réfugiés dans la cour du commissariat. La Croix-Rouge et Médecins sans frontières leur sont venus en aide.
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mai 19, 2008
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5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Afrique du Sud |
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Ce mardi 18 mars 2008, Amnesty International a révélé l’ampleur des répercussions du VIH et du sida sur les femmes pauvres vivant en milieu rural en Afrique du Sud, dans un rapport circonstancié sur les immenses difficultés auxquelles ces femmes sont confrontées au coeur de la grave épidémie de VIH qui mine le pays.
Fondé sur des entretiens avec des femmes séropositives vivant dans des zones rurales, ce rapport dénonce l’oppression dont sont victimes les Sud-Africaines en milieu rural dans leur relation avec leur compagnon et au sein de leur village, parce qu’elles sont femmes, séropositives et en situation de marginalisation économique.
« Les femmes vivant dans des zones rurales en Afrique du Sud sont touchées de manière disproportionnée par la pauvreté et le chômage, a déclaré Mary Rayner, chercheuse d’Amnesty International sur l’Afrique du Sud.
« Elles ne cessent d’être en butte à des comportements et pratiques discriminatoires - notamment de la part de leurs compagnons - et vivent dans un environnement fortement empreint de violence liée au genre, dont des violences sexuelles. »
Malgré les améliorations progressives de la prise en charge de l’épidémie du VIH par le gouvernement et l’adoption d’un plan sur cinq ans largement plébiscité, 5,5 millions de Sud-Africains sont séropositifs - chiffre parmi les plus élevés au monde - et 55 p. cent sont des femmes. En Afrique du Sud, les femmes de moins de vingt-cinq ans sont trois à quatre fois plus infectées par le VIH que les hommes de la même tranche d’âge.
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mars 18, 2008
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2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Afrique du Sud |
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L’augmentation des frais d’inscription et la privatisation planifiée du logement étudiant ont suscité des protestations importantes à l’université du Witwatersrand à Johannesburg, début octobre.Suite à une série de mobilisations nocturnes dans les résidences universitaires, des centaines d’étudiants - surtout africains et de la classe ouvrière - se sont rassemblés le 3 octobre au matin pour protester contre la politique de l’administration. Frustrés par les conférences universitaires officielles, qui les empêchent de peser sur les décisions, les étudiants, en nombre grandissant, se sont rendus au campus pour les perturber.
À midi, la tension monte, et l’administration demande aux conférenciers de signaler les protestataires. Les protestations continuent le lendemain et les universitaires progressistes, rassemblés dans le Concerned Staff Committee (CSC), ainsi que des ouvriers de Wits, rejoignent les étudiants. L’après-midi, les forces de l’ordre chargent les manifestants et en arrêtent plusieurs. La lutte continue cependant les jours suivants, en dépit des médias, qui présentent les manifestants comme des vandales et des provocateurs.
Le soutien des universitaires est très chaleureusement accueilli par les étudiants et permet de souligner que les problèmes auxquels ils font face sont une partie de la question plus globale de l’enseignement supérieur. Ce qui arrive à Wits est un élément de la politique néolibérale du gouvernement d’ANC postapartheid, qui est soutenu par la classe dirigeante locale et renforcé par le GATS (General Agreement on Trade in Services, signé par le gouvernement ANC) et l’OMC. À l’université publique, cela se traduit par des coupes budgétaires et la volonté de transformer les facs en « universités du marché et du profit ». Wits, par exemple, a vu son budget chuter d’un tiers vers la fin des années 1990 : dans les années 1980, environ 80 % des fonds venaient de l’État, contre 39 % aujourd’hui. Le plan Wits 2001 Adopté en 1999, ce plan a conduit au licenciement de 600 travailleurs - un quart du personnel -, l’externalisation des emplois dans l’approvisionnement, le nettoyage et la maintenance ainsi que la « rationalisation» des enseignements. Et comme le profit et le pouvoir sont toujours liés, il n’est pas surprenant que la restructuration ait été accompagnée d’une centralisation rapide des pouvoirs.
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mars 6, 2008
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1) Luttes de classes, 6) Leur société, Afrique du Sud |
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L’année 2007 a marqué la première hausse du nombre d’accidents du travail mortels dans les mines sud-africaines depuis six ans. Selon un premier bilan provisoire tiré par Thabo Dube, l’inspecteur en chef des mines du pays, 211 ouvriers ont péri, contre 199 en 2006.
Les mines de platine ont enregistré la plus forte hausse du nombre d’accidents mortels avec un bond annuel de l’ordre de 50 %. La gravité de la situation a fait de la sécurité dans les mines un thème national.
Le 4 décembre, le puissant syndicat des mineurs d’Afrique du Sud a lancé la première grève de l’histoire du pays sur ce thème.
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janvier 11, 2008
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6) Leur société, Afrique du Sud |
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2010 est une année importante pour l’industrie mondialisée de la prostitution. C’est l’année des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver et de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Dans les deux cas, les autorités envisagent la légalisation de la prostitution afin de ne pas criminaliser les amateurs de sport et les athlètes attendus en grand nombre, qui auront dès lors accès en toute impunité au corps et au sexe des femmes.
Afrique du Sud
En Afrique du Sud, la prostitution pourrait être libéralisée le temps de la Coupe du monde de football pour permettre aux nombreux supporteurs de vivre pleinement la fête du soccer sans tomber sous le coup de la loi. Selon le chef de la police nationale, Jackie Selebi, cette libéralisation permettrait d’éviter les arrestations massives de supporteurs contrevenants. L’Afrique du Sud attend plus d’un million de touristes pendant la Coupe du monde 2010. Pour le chef de la police, lors du Mondial de 2006, «en Allemagne, ils l’ont contrôlée [la prostitution]. Ils ont constaté l’existence de ce phénomène, qu’on soit d’accord ou non».
En Allemagne, à l’occasion de la Coupe du monde de 2006, des associations et des politiciens ont lancé une campagne sur la prostitution «forcée» liée à la traite («Ab pfiff» ou «Coup de sifflet final»). Joseph Blatter, le président de la FIFA, a exhorté les partisans à ne recourir qu’«aux services des volontaires».
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décembre 24, 2007
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2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Afrique du Sud, Allemagne, Canada |
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Les mineurs sud-africains sont en colère et dénoncent des conditions de travail très dangereuses. Ils devraient s’exprimer au congrès de l’ANC.
Deux cent deux : c’est le nombre de travailleurs morts dans les mines sud-africaines depuis le début de l’année. Face à cette hécatombe, des centaines de milliers de mineurs ont fait grève le 3 décembre et ont exigé de meilleures conditions de sécurité dans les mines du pays. Cette première grève nationale des mineurs depuis vingt ans a été très suivie selon le patronat, qui a dû arrêter la production sur certains sites.
Le premier groupe minier du pays, AngloGold, a rapporté qu’une « large majorité » de ses ouvriers étaient restés chez eux. Environ 67 % des salariés de Goldfields et plus des deux tiers d’Implats, qui produit du platine, ont fait de même.
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décembre 15, 2007
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1) Luttes de classes, Afrique du Sud |
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Selon les syndicats, environ 240.000 mineurs participent mardi à une grève d’une journée en Afrique du sud. Ils exigent de meilleures conditions de sécurité dans les 700 mines du pays, où près de 200 mineurs ont perdu la vie l’an dernier.
Le plus grand syndicat minier, NUMSA, menace d’élargir le mouvement si aucune réponse n’est donnée à ces exigences.
Le week-end dernier, trois mineurs sont morts dans trois différentes mines du pays.
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décembre 4, 2007
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1) Luttes de classes, Afrique du Sud |
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