L’image de Dubaï, vitrine d’une certaine modernité et d’un relatif despotisme éclairé dans le monde arabe, est en train de voler en éclats. Un tribunal de l’émirat vient de condamner 45 ouvriers asiatiques à six mois de prison ferme et à leur expulsion du pays au seul motif qu’ils avaient incité les travailleurs du bâtiment à se mettre en grève. Celle-ci avait rassemblé, en octobre, quelque 4.000 ouvriers, ce qui est sans précédent dans le golfe Persique.
Esclavage.
Lors de ce mouvement, certains grévistes avaient bloqué la principale artère menant à la zone franche de Jebel Ali (sud-ouest de Dubaï) et commis quelques actes de vandalisme, dont des jets de pierre contre des voitures. Même si les prévenus ont nié tout acte de violence, le tribunal s’est montré sans pitié, faisant valoir que grèves et manifestations étaient interdites. Le seul fait de revendiquer de meilleurs salaires est proscrit, ceux-ci étant une fois pour toutes fixés lors de la signature du contrat.
En punissant sévèrement les ouvriers grévistes, les autorités émiriennes ont, semble-t-il, voulu frapper fort pour enrayer de futurs mouvements sociaux. Ceux-ci commencent à se développer dans le Golfe. Dans la monarchie voisine de Bahreïn, 1.300 ouvriers du bâtiment se sont aussi mis en grève - ce qui n’est pas interdit dans certains secteurs - pendant une semaine. Ils viennent d’y mettre fin, après avoir obtenu une augmentation.
Dans les six Etats composant le Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn, l’Etat des Emirats arabes unis, Qatar et Oman), on estime la main-d’œuvre étrangère à plus 13 millions de personnes. La plupart des immigrés vivent dans une situation de quasi-esclavage, se voyant privés de leurs passeports par leurs sponsors dès leur arrivée dans le pays hôte, condamnés à travailler jusqu’à sept jours sur sept et résidant dans des dortoirs sordides, parfois sans air conditionné. D’où un taux mortalité très élevé, notamment à cause de la chaleur particulièrement forte une grande partie de l’année. Les conditions de travail sont qualifiées de «moins qu’humaines» par l’association Human Rights Watch (HRW).
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mars 7, 2008
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1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, 7) Répression, Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis |
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La baisse constante du dollar a joué un rôle clé dans les récentes grèves à Bahreïn d’ouvriers indiens, qui supportaient jusqu’alors leur sort en silence, estime-t-on dans ce petit royaume du Golfe.
Au cours des deux dernières semaines, des centaines d’ouvriers de trois entreprises, en quasi-totalité indiens, ont fait grève pour des revendications salariales.
Le plus important de ces conflits a pris fin samedi, lorsque environ 1.300 ouvriers participant à la construction de “Dourrat Al-Bahrain” (en arabe, la Perle de Bahreïn), l’un des plus importants projets immobiliers du pays, ont repris le travail après avoir obtenu une augmentation de salaire de 15 dinars bahreïnis (40 dollars).
A l’origine, les grévistes, qui avaient cessé le travail le 9 février, exigeaient que leurs salaires passent de 57 dinars (151 dollars) à 100 dinars (265 dollars) pour les ouvriers non qualifiés et de 69 dinars (183 dollars) à 120 dinars (319 dollars) pour les travailleurs qualifiés.
Selon l’ambassade d’Inde à Manama, quelque 270.000 ressortissants indiens, en grande majorité des ouvriers peu ou pas qualifiés, travaillent à Bahreïn, un petit royaume dont la population totale est d’environ 700.000 habitants.
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février 18, 2008
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1) Luttes de classes, Bahreïn |
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Le ministre bahreïni du Travail, Majid Al-Alawi, a annoncé lundi avoir formé une commission pour statuer sur une grève observée depuis samedi par 1.300 ouvriers asiatiques pour des revendications salariales, la jugeant “illégale“.Dans un communiqué cité par l’agence officielle BNA, M. Alawi précise que la commission, présidée par un haut responsable de son ministère, est chargée de “résoudre les problèmes de la main d’oeuvre étrangère” et de “mettre fin à la grève” en cours.
Les quelque 1.300 ouvriers grévistes, en majorité originaires du sous-continent indien, sont employés par l’entreprise immobilière GP Zachariades, chargée de la construction de “Dourrat Al-Bahrain”, l’un des grands projets immobiliers de l’émirat, selon un représentant de leur employeur.
Ils réclament une augmentation de salaire, a indiqué ce représentant.
La grève est “illégale” car elle est motivée par “une demande des ouvriers d’une augmentation des salaires, ce qui contrevient aux contrats de travail en cours, qu’ils ont conclus avec leur société“, a dit le ministre, cité par BNA.
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février 12, 2008
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1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Bahreïn |
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Près de 1.300 ouvriers, la plupart originaires du sous-continent indien, observent depuis samedi une grève à Bahreïn pour réclamer une augmentation de salaire, a indiqué dimanche à l’AFP un responsable de la compagnie qui les emploie.
Les ouvriers sont employés par l’entreprise immobilière GP Zachariades, chargée de la construction de “Dourrat Al-Bahrain”, l’un des projets immobilier les plus importants dans le royaume de Bahreïn.
“Des tentatives sont en cours de la part du ministère du Travail pour convaincre ces quelque 1.300 ouvriers d’arrêter la grève“, a déclaré le responsable, Abdelwahed Omrane.
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février 10, 2008
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1) Luttes de classes, Bahreïn |
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Aujourd’hui, Ismaïl Sheik n’ira pas travailler. “Je suis malade”, explique ce jeune homme de 23 ans originaire du Bangladesh. Assis sur un coin de lit superposé dans sa chambre de 7 m2 où il vit entassé avec cinq autres ouvriers, Ismaïl se repose. Il n’ira donc pas pointer chez Prometal, l’usine qui “répare les portes” sur les chantiers de Dubaï. Il restera à Sonapur, un quartier excentré de cette capitale du Golfe, d’un calme presque pesant au milieu de la journée quand les ouvriers qui y vivent sont partis creuser, construire, bétonner, maçonner…
Il y a deux mois, c’était pourtant la rébellion à Sonapur. Fait sans précédent, une grève avait éclaté. Des dizaines de milliers d’ouvriers de la société de construction Arabtec, venus d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, réclamaient la hausse du salaire de base : 900 dirhams (279 euros) au lieu de 400, des billets aller et retour deux fois par an pour rendre visite à leur famille et le remboursement des médicaments.
Deux mois plus tard, le problème est étouffé, mais pas résolu. “Ceux qui ont fait grève ont été renvoyés chez eux”, explique un salarié qui préfère garder l’anonymat. A Dubaï, les méthodes sont expéditives. “Les décisions reposent sur trois personnes tout au plus. C’est l’avantage de la monarchie absolue”, relate avec ironie un Français, résident depuis quatre ans.
“Dans les journaux, le gouvernement a dit que les salaires augmenteraient de 20 % mais nous n’avons rien vu. En tout, nous avons touché 100 dirhams de plus pour la nourriture”, résume un ouvrier.
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janvier 22, 2008
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6) Leur société, Bahreïn, Emirats Arabes Unis |
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« Félicitations pour les héros ! C’est un jour historique ! » : les habitants de Malkiya, village de pêcheurs chiites, jubilaient après la décision du roi du Bahreïn, cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, de leur donner raison aux dépens d’un de ses propres cousins.
Le conflit entre ce membre de la famille royale, une dynastie sunnite, et la population de Malkiya, au sud de Manama, portait sur des droits de pêche et l’impossibilité pour les pêcheurs d’accéder aux eaux du Golfe. Après plus de deux ans de lutte, ils ont obtenu gain de cause lundi auprès du roi, une décision célébrée avec euphorie par les villageois.
Mardi matin, ils étaient plusieurs dizaines de « Malkaouis » rassemblés sur la côte – pour certains munis de caméras ou de téléphones portables – tandis que des ouvriers s’activaient à enlever le reste de nasses obstruant l’accès à la mer. « N’eût été la pression des habitants, ces nasses n’auraient jamais été enlevées », affirmait à l’AFP l’un des jeunes villageois. « Nous espérons que le problème est enfin résolu. La plage doit rester ouverte pour tous. C’est la propriété de tous », renchérissait Hassan Ahmad Ali, un pêcheur âgé de 55 ans.
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août 23, 2007
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6) Leur société, Bahreïn |
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Dans un nouveau rapport, la CSI pointe du doigt des problèmes liés à l’organisation syndicale, au droit de grève, à la discrimination et au travail forcé au Bahreïn, un État du Golfe. Le rapport a été rendu public aujourd’hui de manière à coïncider avec l’examen, par l’OMC, des politiques commerciales du Bahreïn qui a lieu les 18 et 20 juillet.
Le Bahreïn n’a ratifié aucune des deux conventions fondamentales de l’OIT relatives aux droits syndicaux. Même si quelques progrès ont été accomplis depuis 2002, les travailleurs migrants, qui constituent environ 60 % de la main-d’œuvre, ne disposent d’aucune protection légale contre le licenciement s’ils adhèrent à un syndicat, ce qui explique qu’en pratique, ils sont rarement syndiqués. Il est toujours interdit aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public de s’organiser et l’inscription d’au moins six syndicats des services publics est constamment refusée.
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août 7, 2007
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