Au Cambodge, les travailleuses de l’usine textile Kings Land sont en grève depuis décembre 2007 pour protester contre leurs conditions de travail et dénoncer le licenciement de militants syndicaux. Elles poursuivront le mouvement jusqu’à ce que le respect de leurs droits fondamentaux soit garanti par le directeur de l’usine.
Depuis le 17 décembre dernier, 600 des 700 ouvrières de l’usine Kings Land sont en grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail et dénoncer le licenciement de militants syndicaux. Une centaine d’ouvrières a continué le travail et la direction a recruté une cinquantaine de personnes en renfort, enfreignant ainsi la loi sur le travail qui interdit de telles pratiques.
Le syndicat démantelé
C.CAWDU, une fédération syndicale du textile active au Cambodge et partenaire d’Oxfam-Solidarité, a instauré un système de représentation syndicale au sein de Kings Land en juillet 2006. Il existait auparavant un syndicat fantoche, payé par la direction de l’usine, qui ne défendait pas les droits des travailleuses. C’est pourquoi celles-ci avaient demandé à C.CAWDU de fonder une véritable cellule syndicale au sein de l’usine. Plus de 570 ouvrières adhérèrent très rapidement au mouvement, mais des mesures de la direction destinées à contrecarrer la mise en place du syndicat suivirent sans délai. Dix-neuf représentants et membres du syndicat furent licenciés.
Aucun dialogue possible
C.CAWDU a, à plusieurs reprises, réclamé un entretien avec la direction. Pour y parvenir, l’organisation a utilisé tous les moyens légaux à sa disposition. Le directeur refusa toute rencontre. Pire encore, il utilisa son influence auprès des autorités pour faire approuver le licenciement des leaders syndicaux. Après avoir épuisé tous les moyens pour tenter d’entrer en discussion avec la direction, les ouvrières ont finalement lancé un mouvement de grève.
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mai 26, 2008
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1) Luttes de classes, Cambodge |
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Le syndicat CCAWDU (Coalition of Cambodian apparel workers’ democratic union), a mené une enquête sur le pouvoir d’achat des ouvrières, fin 2007.
Le résultat est sans appel : il est impossible de boucler une fin de mois avec un salaire moyen de 66,80 dollars par mois, obtenu en travaillant sept jours sur sept et douze heures par jour. Et pourtant le salaire mensuel minimum est seulement de 50 dollars, pour 48 heures de travail hebdomadaire. Ont été pris en compte dans ce calcul les frais de nourriture, de logement (en dortoir de 6 à 10 personnes), de transport, de santé et d’achats divers (vêtements, savon…).
Un minimum de 76,68 dollars est alors requis. Somme pourtant impossible à gagner en travaillant sans repos, douze heures par jour.
Si ce rapport met en valeur la faiblesse des revenus, qui ne permettent pas aux travailleurs de vivre décemment, il faut souligner également qu’en plus ces ouvrières versent une part de leur subsides à leur famille.
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mai 26, 2008
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6) Leur société, Cambodge |
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Les ouvriers grévistes de l’usine King Land à Phnom Penh continuent leur lutte. Après avoir demandé la réintégration de leurs collègues licenciés en juin dernier, ce sont leurs salaires qu’ils réclamaient hier. La direction ne les a pas écoutés, et c’est dans un climat de violence que leur mouvement de protestation s’est achevée.
Les violences ont repris de plus bel hier, devant l’usine de confection King Land, à Phnom Penh. Les autorités étaient présentes pour tenter de calmer 500 syndicalistes membres de Coalition of Cambodia Appareal of Worker Democrat Union (CCAWDU), en grève depuis le 11 janvier. Alors qu’ils demandaient à leur patron le paiement de leurs salaires pour la période de leur débrayage, tout a dégénéré. Le directeur n’est pas descendu les écouter. Ils ont donc bloqué les accès d’entrée au bâtiment, empêchant ainsi les voitures d’aller et venir.
La police est violemment intervenue, « en groupe de 25, demandant à ce que les syndicalistes cessent leur revendication », a précisé la Ligue cambodgienne de défense des droits de l’homme (Licadho), dans un communiqué de presse du 7 février. Ce qu’ils ont refusé. Les autorités auraient ensuite ordonné à deux voitures de démarrer, « si vite qu’elles ont heurté quatre ouvrières, les blessant aux jambes et au torse », a repris l’ONG. Six autres grévistes auraient été insultés par la police, « qui les a frappés à mains nues, et à coups de talkies-walkies », a poursuivi la Licadho. Cinq ouvriers ont dû être hospitalisés. Cambodge Soir Hebdo a tenté en vain de joindre Touch Naroth, chef de la police municipale de Phnom Penh.
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février 10, 2008
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1) Luttes de classes, 7) Répression, Cambodge |
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La grève des ouvriers de l’usine textile de la province de Kandal, jeudi 29 novembre, a dégénéré en confrontation avec les forces de l’ordre.
Trois ouvriers ont été blessés et quatre autres arrêtés, après la manifestation organisée jeudi 29 novembre à l’usine Fortune dans le district de Sa-Ang de la province de Kandal.
Les policiers de la province refusent de commenter l’affaire, mais les syndicats les accusent d’avoir violé les droits des travailleurs.
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novembre 29, 2007
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1) Luttes de classes, 7) Répression, Cambodge |
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Une association syndicale a organisé l’élection d’une représentante pour la ville de Poïpet.
Désormais, les travailleurs du poste frontière de Poïpet ont leur syndicat. Pov Srey Touch, lanceuse de bière, vient d’être élue ce mardi 4 septembre comme représentante de l’organisation IDIEA (Independent Democracy of Informel Economic Association). Les élections ont été organisées dans un restaurant, par manque de locaux plus appropriés. Une centaine de personnes a participé, issus de la masse des travailleurs pauvres de Poïpet, ainsi que des représentants des autorités locales.
« Je vais lutter contre toute forme de menace et défendre les membres de l’association et les ouvriers qui travaillent à Poïpet », a déclaré la nouvelle directrice locale.« Nous avons décidé de créer un bureau représentatif ici afin de défendre le droit des travailleurs : portefaix, mototaxis, lanceuses de bière, etc., qui sont quotidiennement la cible de policiers et de douaniers», a affirmé Vorn Pov, président de cette Association.
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septembre 7, 2007
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1) Luttes de classes, Cambodge |
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Les manifestants réclamaient la réintégration de 36 ouvriers “licenciés” selon eux dimanche tandis que la direction parle d’une “séparation pour cause de fin de chantier”.
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mai 22, 2007
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1) Luttes de classes, Cambodge |
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Les ouvriers de l’usine River Rich ont fait une démonstration spectaculaire contre leur patron vendredi, en brûlant les tee-shirts à l’effigie des commanditaires H&M, Zara et Indertex SA, pour montrer à quel point ils étaient décidés à se battre pour la réintégration de leurs représentants syndicaux.
Près de 200 ouvriers de l’usine de confection textile River Rich située dans le district de Saâng (province de Kandal) étaient rassemblés vendredi matin devant leur lieu de travail pour réclamer la réintégration de dix représentants syndicaux. A 8 heures, les pneus brûlaient aux portes de l’usine et les ouvriers brandissaient des pancartes interpellant les commanditaires des vêtements aussi bien que les autorités cambodgiennes : “Nous sommes contre H&M, Zara et Indertex SA qui violent le droit des ouvriers et la liberté syndicale”, “le gouvernement doit intervenir contre l’usine River Rich afin que les syndicalistes reprennent le travail”. Pendant que les ouvriers crient leur colère, le service de sécurité de l’usine éteint les flammes et tire quelques coups de feu en l’air. La bousculade ne tourne pas à l’affrontement, policiers et gendarmes ainsi qu’un camion de pompiers sont sur les lieux intervenir en cas de besoin.
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mai 21, 2007
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1) Luttes de classes, Cambodge |
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Des syndicalistes de la CCAWDU (Coalition of Cambodian Apparel Worker Democrat Union) s’apprêtent à brûler ce matin devant l’usine River Rich des vêtements destinés aux marques Zara, H&M et Inditex SA, pour attirer l’attention de ces multinationales sur la situation de leurs pairs limogés. A cette occasion, At Thun, le président de ce syndicat donnera une conférence de presse afin que le sort des trente syndicalistes de l’usine mis à la porte fin 2006 ne soit pas oublié, précise-t-il dans un communiqué.
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mai 18, 2007
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Le Siorc menace d’organiser une grève générale si l’Assemblée adopte jeudi la diminution du salaire pour le travail nocturne dans les usines. Il consent à une diminution, plus faible et assortie de contreparties.
A l’occasion d’une réunion dimanche matin, le Siorc a réitéré son opposition à l’amendement de l’article 144 du Code du travail visant à rabaisser le salaire du travail nocturne à 130% du travail diurne, au lieu de 200%. Cet amendement doit être examiné par l’Assemblée nationale jeudi, et le syndicat menace d’entamer une grève progressive dès le lendemain si les députés n’entendent pas “les intérêts des ouvriers”. Dès le 18 mai, les ouvriers du royaume sont appelés à travailler une heure de moins, et de diminuer leur charge de travail chaque jour d’une heure jusqu’à une grève intégrale suivie d’une grande manifestation.
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mai 14, 2007
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Sept personnes ont été blessées au cours d’un affrontement entre des grévistes et des agents de sécurité d’une usine de confection textile de la capitale cambodgienne. Les manifestants protestaient contre les heures supplémentaires imposées par la direction.
Un mouvement social démarré le 23 avril dans l’usine de confection textile L.A. de l’arrondissement phnompenhois de Russey Kéo a dégénéré jeudi en affrontement avec les agents de sécurité. Bilan : sept blessés, parmi lesquels deux gardiens de l’usine.
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mai 8, 2007
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