Solidarité Ouvrière

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RDC : Vie chère et tensions sociales

La hausse des prix est aujourd’hui une question qui préoccupe le monde entier. De plus en plus, les tensions augmentent dans les pays pauvres du globe, dont ceux d’Afrique, où plusieurs émeutes ont éclaté ces derniers mois. Gros plan sur la situation en République démocratique du Congo.

A Kinshasa, la grogne sociale est perceptible. Elle est caractérisée par des revendications sociales de plus en plus nombreuses : des arrêts de travail débouchant sur des grèves qui paralysent plusieurs secteurs de la vie nationale, en particulier l’enseignement et la santé. Les médecins de la ville de Goma ont dû reprendre le travail, arrêtant momentanément leur grève, à la suite du crash d’un avion le 15 avril dernier.

Même si jusqu’à présent, la grogne ne concerne que le secteur public, il n’est pas exclu que la situation affecte le secteur privé, déjà touché par des perturbations émaillées du non respect des dispositions légales en matière de législation sociale. Il s’agit précisément de l’application du SMIG tel que décidé par l’Etat après concertation avec d’autres partenaires sociaux : employeurs et syndicats.

« Plusieurs familles de Kinshasa ont du mal à manger au quotidien. Nombre d’entre elles ne font qu’un repas par jour », indique le responsable d’un quartier de la commune de Mateté (est de Kinshasa). « Nous, on ne comprend pas cette flambée brusque des prix, on ne sait pas la cause, mais on en souffre énormément », ajoute pour sa part un habitant du même quartier. La RDC a l’un des pouvoirs d’achat les plus faibles du monde, un véritable paradoxe dans ce pays aux riches ressources minières. « Où sont parties toutes ces recettes minières dont on nous parle chaque jour ? Comment n’arrive-t-on pas à payer normalement les fonctionnaires ? Que font-ils de toutes les richesses ? », s’interroge un fonctionnaire du ministère des Finances.

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mai 17, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 6) Leur société, Congo-Kinshasa (RDC) | | Pas de commentaire

Une militante des droits des femmes menacée et intimidée à Beni

La Coalition pour les droits des femmes en situation de conflit, Droits et Démocratie, Femmes autochtones du Québec, la Fédération des femmes du Québec, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), la Table de concertation sur la Région des Grands Lacs, Amnistie internationale Canada francophone, le Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale et l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI),

Font appel au gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), les autorités locales compétentes et la MONUC à assurer la protection de Julienne Lusenge, militante des droits des femmes et de la lutte contre les violences sexuelles, et à poursuivre les auteurs des menaces proférées à son encontre.

Alors qu’elle se trouvait en Europe afin de participer à une mission de plaidoyer organisée par la FIDH sur la lutte contre l’impunité et les violences sexuelles en RDC, Mme Julienne Lusenge, coordinatrice de l’association Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI) a été informée des menaces proférées à son encontre le 31 mars 2008.

Deux individus non identifiés se sont présentés au domicile de l’une de ses collaboratrices et ont exigé d’obtenir l’adresse de son domicile. Devant le refus de la collaboratrice de divulguer les informations demandées, les menaces suivantes ont été proférées : « Tu refuses de nous ouvrir la porte, sache que la manière que vous aviez quitté Bunia, c’est de cette même manière que vous quitterez Beni. En plus c’est avec tes propres mains que tu nous ouvriras la porte de Julienne ». Ces menaces font allusion au fait que Mme Lusenge, qui habitait à Bunia, a dû fuir en octobre 2002 en raison des actes de harcèlement commis à son encontre par les milices, dont elle dénonçait les agissements, et en particulier les violences faites aux femmes.

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avril 15, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Congo-Kinshasa (RDC) | | Pas de commentaire

Des milliers de femmes réclament justice et égalité

Des milliers de femmes ont défilé samedi dans les villes de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) pour exiger la fin de l’impunité pour les auteurs de violence sexuelle et des efforts accrus en faveur de la parité au sein des institutions.A Goma, capitale de la province troublée du Nord-Kivu (est), les femmes ont manifesté au stade de la ville, interpellant les autorités sur leur responsabilité dans la protection des citoyennes, a constaté un correspondant de l’AFP.

La loi sur les violences sexuelles (adoptée en 2006) n’est pas appliquée, les femmes ne sont souvent pas informées de leurs droits“, a déploré Espérance Katungu, représentante d’une association de commerçantes.

De son côté, Elodie Kisimba, de l’Association des mamans engagées pour le développement, a réclamé une lutte plus ferme “contre les crimes contre l’humanité et les viols” au Nord-Kivu, une province marquée en 2007 par de violents combats impliquant l’armée et différentes milices.

En 2007, plus de 7.000 cas de violences sexuelles ont été signalés au Nord-Kivu. Les viols ont encore augmenté par rapport à 2006, surtout dans les territoires en conflit, comme Masisi et Rutshuru (des zones où un habitant sur trois a fui son village)”, a déclaré à l’AFP Marie-Gorette Ntabugi, coordinatrice de la Commission provinciale de lutte contre les violences sexuelles.

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mars 8, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Congo-Kinshasa (RDC) | | Pas de commentaire

Grève des camioneurs en RDC

Le trafic est paralysé depuis près d’une semaine sur la principale route reliant Kinshasa à la province du Bas-Congo, dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris jeudi auprès d’un syndicat des camionneurs.

Selon ce syndicat, un mouvement de grève est observé depuis le 23 février par les camionneurs qui réclament l’amélioration de leurs conditions salariales et une assurance vie auprès de leurs employeurs.

Plusieurs dizaines de gros véhicules, assurant la liaison entre Kinshasa et le port maritime de Matadi (chef-lieu du Bas-Congo), sont stationnés au niveau de Mbanza-Ngungu et Lukala, à environ 150 km au sud-ouest de Kinshasa, où ils ont bloqué la circulation, ont affirmé à l’AFP les autorités locales.

Le tronçon routier Kinshasa-Matadi est long de plus de 360 km. Le port de Matadi est la principale voie de sortie vers l’extérieur du pays.

Les conducteurs affirment attendre un mot d’ordre de leur syndicat avant toute reprise du trafic.

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février 28, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, Congo-Kinshasa (RDC) | | Pas de commentaire

Kinshasa : Grève des vendeurs de l’avenue du Commerce

Les magasins et boutiques sont restés fermés vendredi sur l’avenue du Commerce, dans la commune de la Gombe. Les vendeurs de ces magasins appartenant particulièrement aux Indo-pakistanais ont choisi de rester dehors. Ils revendiquent l’augmentation de salaires ainsi que l’amélioration des conditions de travail, rapporte radiookapi.net.

Un des vendeurs s’exprime : « Nous grevons parce que le gouvernement ne répond pas toujours à nos revendications. Notre principale requête, c’est la hausse de salaires. Un employé est payé en moyenne 50 USD par mois, mais nous exigeons un minimum de 200 USD. Ce problème de salaires, nous en avons parlé depuis l’année dernière. Mme la ministre du Travail nous avait demandé de suivre une formation qui nous permettrait de nous outiller pour revendiquer nos droits. Nous avons alors participé à un séminaire organisé par le ministère du Travail. Mais jusqu’à ce jour, il n’y a aucune avancée par rapport à la question de salaires ».

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janvier 19, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, Congo-Kinshasa (RDC) | | Pas de commentaire

Dans l’est du Congo violence et viol vont de paire

L’agence Reuters rapporte aujourd’hui que les combats intenses entre les FARDC et les différentes milices armées ont contribué directement à l’augmentation massive des viols par tous les combattants.

Une maman congolaise de 45, Francoise Mwamasirika témoigne : ”Je venais de quitter le marché quand je suis tombée sur des FDLR sur la route. Il m’ont tout dérobé et ensuite quatre d’entre eux m’ont violée.” Encore sous le choc et presque incapable de parler Mwamasirika s’est présentée dans un hôpital de Minova au Sud-Kivu. Elle affirme qu’elle ne retournera plus jamais là-bas.

Le niveau des violences sexuelles a dramatiquement augmenté alors que des centaine de milliers de personnes ont été forcées de fuir la sécurité de leur foyer - environ 400.000 personnes ont été déplacées depuis le mois d’août 2007, lorsque le général Laurent Nkunda est revenu sur sa participation à un accord de paix, ce qui fait qu’il y a maintenant plus de 800.000 déplacés.

Le gouvernement congolais a convoqué une conférence de paix qui devrait commencer ce dimanche (6 janvier), mais très peu pensent que cela mettra fin à la violence chronique qui prévaut au Nord-Kivu.

Christophe Kimona, un chirurgien de l’hôpital Heal Africa de Goma répare les organes génitaux déchirés et endommagés des victimes de viols. « Le nombre de femmes que nous voyons ici qui ont été victimes de viol est à la hausse. Nous voyons en moyenne trois ou quatre cas de viol par jour » affirme le Dr. Kimona « ce ne sont que celles qui arrivent jusqu’à nous, nous ne savons pas combien il y en a qui ont trop honte pour venir à l’hôpital. »

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janvier 3, 2008 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Congo-Kinshasa (RDC) | | 2 commentaires

Congo : “La pire crise humanitaire au monde”

La guerre se fait sur le dos des femmes et des filles. Les  hommes aussi sont violés. Les miliciens les obligent ensuite à violer leurs propres familles. Les garçons sont violés et enrôlés de force dans les milices qui ont droit de vie et de mort sur les populations“, a raconté Mme Lusenge.

La pire crise humanitaire au monde“.

Le monde doit avoir honte de ce qui se passe au Congo. L’ONU a déployé depuis sept ans sa plus importante mission chez nous, avec 21 000 membres et plus de un milliard de dollars par an. Mais la guerre y fait toujours rage et la plus grave crise humanitaire au monde nous massacre chaque jour un peu plus”. Ainsi parlait hier Julienne Lusenge, d’une voix souvent étranglée par des sanglots, devant des représentants d’ONG dans les locaux de Droits et Démocratie, à Montréal, partenaire, avec d’autres, de son ONG congolaise.

Mme Lusenge est coordonnatrice de la SOFEPADI (Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral), à Bunia, dans la province de l’Ituri. Celle-ci et les provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu sont au coeur de guerres, pillages, viols, exactions, tortures et massacres “horribles et indescriptibles“, a-t-elle dit.

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décembre 4, 2007 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, 3) Guerres, chaos et barbarie capitaliste, Congo-Kinshasa (RDC) | | 2 commentaires

Echos des luttes de classes au Congo

La police en vue d’empêcher une marche pacifique précédant le début d’une grève illimitée que compte organisée les travailleurs et agents de la Minière de Bakwanga (MIBA), en raison des retards considérables qu’ils accusent depuis bientôt 16 mois pour les agents d’exécution, et 21 mois pour les cadres, a-t-on observé mardi.

Les éléments de la PNC/Kasaï Oriental sont déployés dans les différents sites stratégiques de la ville MIBA, depuis le mardi matin, en vue d’empêcher une marche pacifique précédant le début d’une grève illimitée que comptent organiser les travailleurs et agents de la MIBA (Minière de Bakwanga), en raison des retards considérables qu’ils accusent depuis bientôt 16 mois, pour les agents d’exécution et 21 mois pour les cadres, a-t-on observé mardi. Les policiers disent qu’ils assument leur mission statutaire de la protection des personnes et de leurs biens ainsi que la sécurisation des matériels de l’entreprise.

Du côté des travailleurs, on dénonce le silence qu’ils qualifient de coupable des autorités du pays, celui des partenaires ainsi que de l’associé minoritaire la SIBEKA, à la base de la colère de la communauté MIBA.

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novembre 30, 2007 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, Congo-Kinshasa (RDC) | | Pas de commentaire

Vers la grève le 6 novembre dans l’administration publique

Une grève se profile à l’horizon au sein de l’Administration publique au cas où l’Etat-employeur ne payerait pas, au plus tard le 5 novembre 2007, le barème dit intermédiaire convenu entre le gouvernement et les syndicats oeuvrant au sein du ministère de la Fonction publique. Cet ultimatum a été lancé hier mardi 23 octobre à la « Place Golgotha », lors de l’assemblée générale des agents et fonctionnaires de l’Etat convoquée par l’Intersyndicale nationale du secteur public.

A cette occasion, les responsables de cette structure syndicale ont souligné leur volonté de donner au gouvernement les moyens de sa politique pour payer, désormais et indistinctement, les agents et fonctionnaires de l’Etat, à savoir ceux relevant du ministère de la Fonction publique, les éléments des FARDC, ceux de la PNC, de la DGM, de l’ANR.

Actuellement, il ne se poserait pas de problème si on payait uniquement les agents avec le budget de rémunération du gouvernement. Mais, dans le cadre de la « la solidarité syndicale », l’Intersyndicale qui a réalisé des économies de l’ordre de 5.158.075.992 Fc. sur les effectifs recensés estime que le gouvernement devrait mettre la main à la poche pour payer tout ce beau monde. Il lui faudra, dès lors, débourser 5.832.736.279 francs congolais. Ces économies ont été réalisées grâce au concours des ministre et vice-ministre du Budget.

L’Intersyndicale accorde au gouvernement un délai jugé assez raisonnable pour s’exécuter. Passé ce délai, les agents et fonctionnaires de l’Etat, décréteront, à partir du lendemain, une grève de durée indéterminée.

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octobre 24, 2007 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, Congo-Kinshasa (RDC) | | Un commentaire

Fémicide au Congo

Un véritable fémicide a lieu en ce moment dans la République démocratique du Congo“, a déclaré Stephen Lewis, ancien ambassadeur du Canada à l’ONU et envoyé spécial de l’ONU pour le VIH/SIDA en Afrique, lors d’une conférence à l’Université de Montréal, le 9 octobre 2007. On assiste à une barbarie indicible sous l’œil du monde sans que personne n’intervienne. La violence est si extrême qu’il est impossible de la décrire à la radio, ajoute Aline Gobeil de Radio-Canada. Il n’y a aucun équivalent sur terre, selon Stephen Lewis. Ce qui se passe dans l’est du Congo est la continuation du génocide au Rwanda. Des miliciens hutus ont trouvé refuge au Congo, depuis 1994, attirés par ses richesses, et y perpètrent en toute impunité, à la face de l’opinion mondiale, viols, mutilations, cannibalisme.

L’année dernière, Sisyphe avait publié un article de Rory Carroll affirmant qu’en huit ans, des dizaines de milliers de Congolaises ont été violées et torturées par des militaires et des proches. Le 7 octobre dernier, le New York Times publiait un article parlant d’”épidémie de viols au Congo” ! Un médecin travaillant dans l’épicentre de cette “épidémie” déclare qu’on ne sait pas pourquoi ces viols ont lieu, mais qu’une chose est claire : “Ils ont pour but de détruire les femmes.”

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octobre 16, 2007 Publié par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Congo-Kinshasa (RDC) | | 3 commentaires